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GOUVERNEMENT DE PAIX OU DE DICTATURE? (PARTIE 2)
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maria
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MessagePosté le: Sam 27 Sep - 00:48 (2014)    Sujet du message: L'IRAQ DEMANDE L'AIDE DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE POUR NEUTRALISER LA MENACE DE L'EIIL Répondre en citant

L'IRAQ DEMANDE L'AIDE DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE POUR NEUTRALISER LA MENACE DE L'EIIL


Le Président de l’Iraq, Fouad Massoum. Photo ONU/Amanda Voisard

26 septembre 2014 – Dans son discours à l'Assemblée générale des Nations Unies, le Président de l'Iraq, Mohammed Fouad Massoum, s'est félicité vendredi du succès de la création d'un gouvernement d'union nationale en Iraq, qui est une réaction du peuple iraquien face au danger représenté par l'État islamique d'Iraq et du Levant (EIIL).

M. Massoum a rappelé que ce groupe occupe une partie du territoire iraquien, commettant de nombreuses atrocités contre la population, et ciblant des individus et des communautés sur la base de leur appartenance ethnique et religieuse.

« Cette organisation terroriste a d'énormes actifs financiers », a affirmé le Président iraquien en ajoutant que la communauté internationale devrait s'atteler à mettre fin à l'exploitation illégale et au trafic des hydrocarbures auquel se livre l'EIIL. M. Massoum a souligné aussi que ce soi-disant califat attire de nombreux combattants venant de l'étranger, y compris de pays occidentaux.

Le Président iraquien a salué les appuis militaires apportés à son pays par les « pays amis de l'Iraq », ce qui aura permis aux forces gouvernementales de reprendre du terrain sur l'EIIL.

Le Président Massoum a par ailleurs dit que l'EIIL est un groupe qui a une influence transfrontalière et internationale, d'où le besoin, de former un front international uni contre ce groupe.

« Éliminer le terrorisme en Iraq sera un pas important vers la paix dans le monde », a-t-il souligné en expliquant que le temps était venu de voir toutes les promesses et engagements pris au cours des rencontres internationales sur l'Iraq être traduits en réalité.

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=33409#.VCXsnCc0iSo


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MessagePosté le: Sam 27 Sep - 00:48 (2014)    Sujet du message: Publicité

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maria
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MessagePosté le: Sam 27 Sep - 00:54 (2014)    Sujet du message: CÔTE D'IVOIRE : L'AFRIQUE EST DANS UNE ERE DE PROGRES QUI DEMEURE TRIBUTAIRE DE SON ENVIRONNEMENT SECURITAIRE Répondre en citant

CÔTE D'IVOIRE : L'AFRIQUE EST DANS UNE ERE DE PROGRES QUI DEMEURE TRIBUTAIRE DE SON ENVIRONNEMENT SECURITAIRE


Le Président de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara. Photo ONU/Amanda Voisard

26 septembre 2014 – Le Président de la Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, s'est félicité vendredi, devant l'Assemblée générale des Nations Unies, du fait que l'Afrique est « entrée dans une ère de progrès et de développement », tout en soulignant que le progrès du continent « demeure tributaire de son environnement sécuritaire ».

M. Ouattara a salué le succès relatif des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) à un an de leur échéance de 2015. « Les principaux objectifs ont été atteints ou sont en voie de l'être à l'échelle mondiale », a-t-il dit, même si « des efforts considérables seront nécessaires afin que des régions comme l'Afrique subsaharienne y parviennent à leur tour ».

Il a noté que l'adoption du Programme de développement durable pour l'après-2015 interviendrait « dans un contexte économique favorable pour l'Afrique », devenue « l'une des régions les plus attractives pour les investisseurs internationaux, avec un taux de croissance annuel de son PIB de 4,5% en moyenne au cours des 15 dernières années ».

Mais il s'est inquiété de la question sécuritaire. « La propagation sans précédent du terrorisme depuis la Corne de l'Afrique jusqu'à la bande sahélo-saharienne, l'explosion de la piraterie maritime, de divers trafics criminels et, plus récemment, la résurgence de pandémies telles que la fièvre hémorragique Ebola (…) fragilisent le continent africain et risquent de lui faire perdre une décennie de progrès humains et de croissance économique », a-t-il averti.

Qualifiant de « salutaire » la mobilisation internationale actuelle contre le terrorisme et l'extrémisme, M. Ouattara a relevé qu'elle « gagnerait cependant à être étendue à l'Afrique afin de détruire durablement les mouvements terroristes actifs aux portes de l'Europe ».

Le chef de l'Etat ivoirien a remercié les partenaires bilatéraux et multilatéraux de l'Afrique : France, Etats-Unis, Nations Unies, Union européenne, Union africaine, avec une mention particulière pour le Président français François Hollande « pour le rôle déterminant qu'a joué la France dans le règlement des crises au Mali, en Guinée-Bissau et en Centrafrique ; de même que pour l'organisation du sommet de l'Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique et la récente conférence des chefs d'Etat sur la question de Boko Haram au Nigéria. »

Il a également remercié particulièrement les Etats-Unis pour leur aide « au renforcement des capacités africaines de lutte contre le terrorisme », ainsi que pour leurs efforts pour aider l'Afrique de l'Ouest à venir à bout de la fièvre Ebola.

« Il n'en demeure pas moins qu'au Sahel et contre Boko Haram, les grandes puissances et les Nations Unies doivent aller plus loin dans leur soutien au continent et faire preuve de la même détermination que celle démontrée par la France contre les terroristes au nord du Mali », a affirmé M. Ouattara.

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=33398#.VCXteyc0iSo



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MessagePosté le: Sam 27 Sep - 00:58 (2014)    Sujet du message: LA REPUBLIQUE DU CONGO RECLAME DAVANTAGE DE SOUTIEN INTERNATIONAL POUR REGLER LES PROBLEMES DE SECURITE Répondre en citant

LA REPUBLIQUE DU CONGO RECLAME DAVANTAGE DE SOUTIEN INTERNATIONAL POUR REGLER LES PROBLEMES DE SECURITE


Le Président de la République du Congo, Sassou Nguesso. Photo ONU/Cia Pak

26 septembre 2014 – Lors de son discours à l'Assemblée générale des Nations Unes, le Président de la République du Congo, Denis Sassou-N'Guesso, a souligné vendredi que l'humanité vit dans la hantise des tensions et conflits qui prolifèrent, du terrorisme, des épidémies, qui accablent les sociétés, singulièrement les plus pauvres, ainsi que des inégalités persistantes entre les États et à l'intérieur des États, et des changements climatiques, qui menacent la planète.

« Le monde a besoin de PAIX et de SECURITE en Afrique, singulièrement en Libye et dans la région sahélo-sahélienne, au Soudan du Sud, en Afrique centrale et dans la région des Grands Lacs », a déclaré le Président de la République du Congo.

« L'Afrique a besoin du concours accru de la communauté internationale pour que la Somalie sorte définitivement de l'abîme, que le Mali recouvre son intégrité et son unité, que la République démocratique du Congo, qui connaît une accalmie certaine, ne replonge plus dans les violences qui l'ont meurtrie pendant de si longues années », a plaidé M. Sassou N'Guesso.

Pour le chef de l'État congolais, la communauté internationale doit redoubler d'efforts pour assurer qu'en République centrafricaine les évolutions encourageantes enregistrées ces dernières semaines, avec l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville le 23 juillet dernier et le transfert d'autorité, le 15 septembre, entre la mission africaine de la MISCA et les forces onusiennes de la MINUSCA, soient consolidées pour permettre au peuple centrafricain de sortir de la crise.

« L'Afrique a en outre besoin de l'appui de la communauté internationale pour juguler la piraterie maritime qui se développe dans le Golfe de Guinée et pour réduire le terrorisme qui s'étend du Sahel vers le Sud du continent et tisse de nombreuses ramifications locales », a affirmé M. Sassou-N'Guesso.

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=33399#.VCXvAic0iSo


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MessagePosté le: Sam 27 Sep - 01:04 (2014)    Sujet du message: LE CANADA EXALTE SA CONTRIBUTION A LA PROMOTION DES VALEURS DE L'ONU Répondre en citant

LE CANADA EXALTE SA CONTRIBUTION A LA PROMOTION DES VALEURS DE L'ONU


Le Premier ministre du Canada, Stephen Harper. Photo ONU/Kim Haughton

26 septembre 2014 – Le Premier ministre du Canada, Stephen Harper, a déclaré jeudi, devant l'Assemblée générale de l'ONU, que son pays avait une forte tradition d'action au service de l'humanité et de la promotion des valeurs des Nations Unies.

Il a précisé que le Canada avait toujours été prêt à coopérer avec d'autres pays civilisés pour combattre les affronts à la dignité humaine et les attaques contre l'ordre international et continuerait à épauler ses alliés au sein de la communauté internationale pour faire face aux graves défis d'aujourd'hui.

Mais tous ces efforts seraient vains, a mis en garde M. Harper, « si nous ne pouvons pas offrir aux peuples des alternatives en vue d'une vie meilleure ». Le commerce et la fourniture efficace d'aide sont devenus le symbole du rôle du Canada dans le monde, a-t-il dit.

La Canada, a-t-il insisté, est une parfaite illustration du fait que les échanges commerciaux ont transformé « de petites nations en grandes nations » et créé de nouvelles possibilités pour leurs habitants.

Abordant le calendrier du développement pour l'après-2015, M. Harper a estimé que la santé maternelle et infantile devait de nouveau être considérée comme une priorité. A cet égard, il a salué l'initiative « Chaque femme, chaque enfant » du Secrétaire général, Ban Ki-moon, en ce qu'elle ouvre la voie vers une importante réduction de la mortalité infantile due à des causes facilement évitables.

News Tracker: autres dépêches sur la question

A Toronto, Ban appelle à redoubler d'efforts pour améliorer la santé des mères et des enfants

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=33395#.VCXwaSc0iSo

Information sur le programme "Chaque femme, chaque enfant"
http://www.who.int/woman_child_accountability/ierg/reports/2012/iERG_ExecSum_FR_Lowres.pdf 


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MessagePosté le: Sam 27 Sep - 01:16 (2014)    Sujet du message: AT UN ASSEMBLY, EUROPEAN LEADERS FOCUS ON CRISES IN UKRAINE AND MIDDLE EAST Répondre en citant

AT UN ASSEMBLY, EUROPEAN LEADERS FOCUS ON CRISES IN UKRAINE AND MIDDLE EAST

VIDEO : http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=48877#.VCXy1ic0iSo



Dalia Grybauskaite, President of the Republic of Lithuania, addresses the general debate of the sixty-ninth session of the General Assembly. UN Photo/Amanda Voisard

26 September 2014 – Taking the podium of the United Nations General Assembly on the third day of its annual high-level Debate today, European leaders called for an end to the crisis within their own continent, with Lithuanian President Dalia Grybauskaitÿ decrying Russia’s violation of Ukraine’s sovereignty.

“It is our duty to support peace, sovereignty and territorial integrity of Ukraine. The threat arising to Ukraine must be urgently tackled,” she told leaders from the world body’s 193 members, noting that 100 States supported Ukraine in the General Assembly and condemned Russia’s occupation of Crimea, a vote that shows “we are still protecting the core values.”

She called on the UN together with North Atlantic Treaty Organization (NATO), the European Union, other regional organisations and their member states to “fulfil their duty” and do everything possible to stop armed conflicts, redrawing the borders of sovereign states and creating one frozen conflict after another.

Ms. Grybauskaitÿ called on Member States to adhere to core UN values, whether in dealing with Ukraine or terrorism in the Middle East. “Our common task as a group of nations is to maintain undivided security - we have to put all our efforts to stop ISIS (The Islamic State in Iraq and Syria) and al-Qaeda, to keep peace and security in Middle East, but the same efforts should be directed to manage the geopolitical challenges in Eastern Europe,” she said.

“In avoidance of an even grimmer future, I invite you to stop deception, lies, manipulation and ignorance from entering our territories and violating our values. We have to go back to the core principle of the United Nations of keeping peace throughout the world.”

Prime Minister Xavier Bettel of Luxembourg noted that the crisis in Ukraine has turned step by step into a conflict. “This conflict unfortunately shows that the times when we thought peace on the European continent had become self-evident are over,” he said. “This conflict has already cost the lives of more than 3,000 people. It must end and it must end now. Dialogue and diplomacy are of the essence.”


Xavier Bettel, Prime Minister of Luxembourg, addresses the General Assembly. UN Photo/Amanda Voisard

He also called for a “bold and ambitious” global agenda for sustainable development after 2015, binding commitments to reduce greenhouse gas emissions to address climate change, an end to the Syrian civil war with its toll of some 200,000 dead and indiscriminate attacks against civilian populations, schools and hospitals, and firm action against war crimes and crimes against humanity by terrorist groups, first among them the Islamic State in Iraq and the Levant (ISIL).

Maltese Prime Minister Joseph Muscat also called for UN action to end the “ghastly war” in Syria. “I call on the Security Council to assume its responsibilities under the Charter and to act urgently and decisively to bring an end to the bloodshed,” he declared.


Joseph Muscat, Prime Minister of Malta, addresses the General Assembly. UN Photo/Amanda Voisard

He likewise called for “meaningful negotiations” to end the Israeli-Palestinian conflict. “Too many innocent civilians have died; too many children have been buried,” he noted. “We need statesmanship from the politicians on both sides.”

At the same time he demanded that more attention be paid to the plight of illegal immigrants in the Mediterranean. “Again I call on the international community to help us stop the great human tragedies that come with risky crossings,” he said, noting that desperate men, women and children are risking their lives crossing conflict ridden zones and hostile deserts and taking to the seas without realizing the dangers awaiting them.

Slovenian President Borut Pahor warned that if the UN does not reform the Security Council and its other bodies, it risks being side-lined. “It is our historical duty to modernize the United Nations,” he said.


Borut Pahor, President of the Republic of Slovenia, addresses the general debate of the sixty-ninth session of the General Assembly. UN Photo/Amanda Voisard

He noted that the existing architecture of the Organization, and above all the Security Council, is “failing it its fundamental role.” The deadlock in the Security Council is used as an excuse to resolve conflicts through force and without a UN mandate.

“If this trend continues, it may lead to the breakdown of the contemporary political and security architecture,” Mr. Pahor declared, noting that given the upcoming 70th anniversary of the UN, and the global terrorist threat emerging in the broader Middle East and North Africa, such reform is urgently needed now.


News Tracker: past stories on this issue

Europe’s leaders at UN Assembly focus on Ukraine crisis, ISIL militants

http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=48877#.VCXy1ic0iSo


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MessagePosté le: Sam 27 Sep - 01:56 (2014)    Sujet du message: IN UN ADDRESS, EL SALVADOR LEADER URGES JOINT ACTION ON ISSUE OF UNACCOMPANIED MIGRANT CHILDREN Répondre en citant

IN UN ADDRESS, EL SALVADOR LEADER URGES JOINT ACTION ON ISSUE OF UNACCOMPANIED MIGRANT CHILDREN

VIDEO : http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=48883#.VCX8Gic0iSo


Salvador Sánchez Cerén, President of El Salvador, addresses the general debate of the sixty-ninth session of the General Assembly. UN Photo/Amanda Voisard

26 September 2014 – Addressing the General Assembly this morning El Salvador’s President, Salvador Sánchez Cerén called on the international community to support Central American countries to overcome the crisis generated by the increased flow of unaccompanied migrant children travelling to the United States.

“El Salvador makes every effort to improve the quality of life of the population and to build the conditions that allows us to strengthen values, family unity, create opportunities for new generations, and raise awareness about the risks of irregular migration,” said President Sánchez Cerén.

It is important to work with communities of origin of migrant population, to generate better conditions, increase the investment in education, health, safety, and jobs. All this must be done with a perspective of a joint responsibility between countries of origin, transit, and destination.

“It is necessary the UN system, especially the General Assembly, assume an increasing role on the migration issue and recognize human mobility as a relevant factor in the work of the organization,” he said.

On a national level, El Salvador had reduced extreme poverty to 13.6 percent; allocated 14.8 percent of our GDP to social spending; and raised primary education coverage to 93.7 percent while reducing illiteracy by more than five percent. Mr. Sánchez Cerén said that any future development agenda must include issues like migration, climate change, food security, education, and health.

Since Wednesday, speakers have taken to the podium in the UN’s renovated General Assembly Hall to address the 193 Member State on the theme of “Delivering on and Implementing a Transformative Post-2015 Development Agenda” as well as urgent crises ranging from the ongoing conflicts in Syria, Iraq, Ukraine and South Sudan.

http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=48883#.VCX8Gic0iSo


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MessagePosté le: Mar 30 Sep - 01:22 (2014)    Sujet du message: LA SYRIE APPELLE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE A S'UNIR DANS LA LUTTE CONTRE L'EIIL Répondre en citant

LA SYRIE APPELLE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE A S'UNIR DANS LA LUTTE CONTRE L'EIIL

ENGLISH :Victims of ISIL brutality 'waiting on us to act', Syrian leader tells UN Assembly

VIDEO : http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=48940#.VCnp_Sc0h8E

http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=48940#.VCnp_Sc0h8E



Le Ministre des affaires étrangères de la Syrie, Walid Al-Mouallem. Photo ONU/Cia Pak

29 septembre 2014 – Lors de son discours à l'Assemblée générale des Nations Unies, le Ministre des affaires étrangères de la Syrie, Walid Al-Mouallem, a déclaré lundi que son pays est engagé dans une lutte contre l'Etat islamique d'Iraq et du Levant (EIIL), « l'organisation terroriste la plus dangereuse du monde » et il a appelé la communauté internationale à soutenir cette lutte puisque la menace n'est pas limitée à la Syrie et à l'Iraq.

« Le moment est venu pour que nous reconnaissions tous que l'EIIL, le Front Al-Nosrah et les autres organisations affiliées à Al-Qaeda, ne sont pas limités par les frontières de la Syrie et de l'Iraq, mais cherchent à se répandre partout, à commencer par l'Europe et l'Amérique », a déclaré M. Mouallem.

Le Ministre syrien a condamné ce qu'il estime être une politique de deux poids deux mesures du gouvernement des États-Unis, qui affirme vouloir combattre le terrorisme, tout en continuant à armer et financer les groupes qu'il juge modérés.

« Cela sert uniquement à renforcer la violence et le terrorisme, à multiplier le nombre de victimes et à prolonger la crise syrienne en détruisant les bases d'une solution politique. Ce comportement crée un terrain fertile pour les groupes terroristes qui commettent des crimes indicibles sur le territoire syrien », a souligné M. Mouallem.

Le Ministre des affaires étrangères a rappelé que l'EIIL avait bénéficié d'un soutien financier et matériel avant de partir à la conquête d'une partie des territoires syrien et iraquien. « Nous devons faire pression sur les pays qui offrent un soutien à ces organisations terroristes. Ces pays sont bien connus », a-t-il indiqué.

Quant à la recherche d'une solution du conflit qui dure depuis 2011 en Syrie, le Ministre des affaires étrangères a affirmé que le gouvernement avait accepté de participer à la conférence de paix de Genève II, mais selon lui, la délégation en face, censée représenter l'opposition n'avait aucune légitimité puisqu'elle ne représentait personne en Syrie.

« La délégation n'a ni influence, ni assise populaire, ni légitimité en Syrie. Elle prétendait négocier avec le gouvernement syrien alors qu'elle était aux ordres de ses maitres occidentaux », a décrié M. Mouallem, en ajoutant que le gouvernement souhaite trouver une solution politique dans le cadre d'un dialogue national avec l'opposition ancrée au sein de la population syrienne.

Le Ministre syrien s'est ensuite félicité du succès de l'opération d'élimination de l'arsenal des armes chimiques menée par la Mission conjointe de l'ONU et de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

« La Syrie a pleinement respecté ses obligations et engagements résultant de son accession à la Convention sur les armes biologiques, malgré une situation difficile », a-t-il rappelé en affirmant la nécessité d'établir une zone sans armes nucléaires et autres armes de destruction massive dans la région du Moyen-Orient.

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=33430#.VCno-Cc0h8E


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MessagePosté le: Mar 30 Sep - 01:30 (2014)    Sujet du message: LA GUINEE-BISSAU RECLAME LE SOUTIEN DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE Répondre en citant

LA GUINEE-BISSAU RECLAME LE SOUTIEN DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE


Le Premier ministre de la Guinée-Bissau, Domingos Simoes Pereira. Photo ONU/Cia Pak

29 septembre 2014 – Dans un discours à l'Assemblée générale des Nations Unies, le Premier ministre de la Guinée-Bissau, Domingos Simoes Pereira, a appelé lundi la communauté internationale à soutenir son pays dont les institutions sont fragiles et les ressources financières limitées.

« S'il est vrai que le processus actuel de stabilisation politique et de normalisation des institutions démocratiques en Guinée-Bissau dépend d'un effort national majeur, il aura également besoin d'un soutien sans équivoque et urgent de nos partenaires régionaux et internationaux », a dit le Premier ministre.

« La Guinée-Bissau est un Etat dans une situation post-conflit avec des institutions fragiles et des ressources financière limitées, souffrant des sévères conséquences politiques, économiques, environnementales et sociales de notre crise. Par conséquent, notre pays est confronté à une situation complexe et difficile et demande à la communauté internationale une assistance, qui sera essentielle pour stabiliser notre pays dans cette période post-électorale », a-t-il ajouté.

Son gouvernement a développé un programme en trois volets, avec un programme d'urgence destiné à assurer la sécurité alimentaire et la stabilité sociale à travers notamment le soutien à la production agricole, un programme dit 'contingent', dont l'objectif est d'assurer la transparence dans tous les contrats de concession et d'exploitation des ressources naturelles, et un programme de développement à moyen terme.

Le programme de développement à moyen terme « sera soumis à nos partenaires internationaux lors d'une conférence de bailleurs de fonds qui se tiendra plus tard cette année ou au début de l'année prochaine, et pour laquelle nous demandons le soutien essentiel de l'Organisation des Nations Unies et de tous les partenaires bilatéraux et multilatéraux », a dit le Premier ministre.

« Nous commençons maintenant à relever le défi de la reconstruction d'une nouvelle Guinée-Bissau, pleinement conscient de tous les problèmes », a-t-il ajouté.

Domingos Simoes Pereira a demandé la réactivation du Groupe de contact international sur la Guinée-Bissau sous l'égide de l'ONU, pour surveiller la situation dans son pays et appuyer la mobilisation de l'aide internationale.

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=33429#.VCnqmyc0h8E


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MessagePosté le: Mar 30 Sep - 01:34 (2014)    Sujet du message: LE LIBERIA SOULIGNE AVOIR BESOIN DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE POUR SURMONTER L'EPIDEMIE D'EBOLA Répondre en citant

LE LIBERIA SOULIGNE AVOIR BESOIN DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE POUR SURMONTER L'EPIDEMIE D'EBOLA


Le hall de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York. Photo ONU/Mark Garten

29 septembre 2014 – Le Ministre des affaires étrangères du Libéria, Augustine Kpehe Ngafuan, a indiqué lundi dans un discours devant l'Assemblée générale des Nations Unies, que l'épidémie de l'Ebola qui affecte son pays, a freiné la croissance économique et la mise en œuvre de pratiquement tous les piliers de l'Agenda pour la transformation du Libéria.

« Pour faire face à ce fléau, le gouvernement du Libéria a lancé diverses mesures, en décrétant notamment une situation d'urgence, en fermant les écoles et en lançant des campagnes de prévention afin de répondre aux problèmes causés par le déni et par les pratiques culturelles et traditionnelles qui créent un terreau fertile pour la propagation de la maladie », a expliqué M. Ngafuan en ajoutant que son pays consacre une part importante de ses maigres ressources à la lutte contre Ebola.

« En dépit de tous ces efforts et de ceux de nos partenaires, Ebola a devancé de loin tous nos efforts collectifs », a-t-il ajouté en rappelant que la maladie a fait plus de 1.800 morts et que près de 3.500 personnes dans le pays ont été infectées. En outre, les femmes, qui représente la majorité des soignantes, ont été frappées de manière disproportionnée par la maladie. Alors que l'épidémie s'étend, elle laisse derrière elle des orphelins traumatisés et le nombre de professionnels de la santé, qui était déjà limité, s'est encore réduit avec la mort de 89 des leurs.

M. Ngafuan a expliqué que la panique qui s'est emparée des travailleurs de santé lorsqu'ils ont vu leurs collègues mourir a provoqué la fermeture de nombreux centres de santé dans le pays. Qui plus est, le pays n'a plus de ressources adéquates, ni le temps ou le personnel pour faire face aux maladies quotidiennes comme le paludisme, la fièvre typhoïde et la rougeole. De plus en plus de femmes meurent en couche.

« En bref, notre de système de santé publique qui s'était complètement effondré pendant les années de conflit et qui était en train d'être reconstruit progressivement, a été démantelé sous le poids de ce virus mortel », a indiqué le Ministre libérien.

Le Ministre des affaires étrangères a aussi indiqué que sur le plan économique, la maladie a provoqué une baisse de 3,4% de la croissance économique qui est passé de 5,9% à 2,5% en 2014.

« Selon certains experts, Ebola pourrait provoquer une baisse de 12% en 2015. De nombreux secteurs productifs du pays, notamment la production alimentaire, l'extraction minière et les transports, ont enregistré des baisses notables. Les entreprises ont revu les activités à la baisse, provoquant le départ de nombreux expatriés et le budget fiscal pour l'année 2014-2015 a été revu de 20% à la baisse », s'est alarmé M. Ngafuan.

« La capacité du Liberia à fournir des services sociaux de base et à continuer de financer des projets de développement clefs a été sévèrement limitée », a-t-il ajouté en expliquant que la suspension des vols et les autres restrictions imposées au Libéria, ont entravé la réponse humanitaire et aggravé les effets économiques adverses de cette crise sanitaire.

M. Ngafuana a souligné que la présence durable de la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL) sera essentielle pour aider son pays à opérer une sortie de crise sans heurts et à reprendre la mise en œuvre de son agenda pour le développement.

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=33436#.VCnrvic0h8E


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MessagePosté le: Mar 30 Sep - 01:40 (2014)    Sujet du message: ISRAËL OFFRE AUX PAYS ARABES D'OEUVRER ENSEMBLE CONTRE L'EIIL ET L'IRAN Répondre en citant

ISRAËL OFFRE AUX PAYS ARABES D'OEUVRER ENSEMBLE CONTRE L'EIIL ET L'IRAN

ENGLISH :In Assembly speech, Israel’s Netanyahu warns against ‘militant Islam’; denounces UN rights council

VIDEO : http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=48948#.VCntfyc0h8E

http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=48948#.VCntfyc0h8E


Le Premier ministre d’Israël, Benjamin Netanyahu. Photo ONU/Amanda Voisard

29 septembre 2014 – Le Premier ministre d'Israël, Benjamin Netanyahu, a dénoncé lundi, à la tribune de l'ONU, « l'Islam militant » et les ambitions nucléaires de l'Iran mais a aussi affirmé que son pays avait « une occasion historique » de travailler avec les pays arabes pour faire face à ces dangers et parvenir à la paix avec les Palestiniens.

« Nos espoirs et les espoirs du monde pour la paix sont en danger parce que partout où nous portons le regard, l'Islam militant est en marche », a dit M. Netanyahu. « Typiquement, ses premières victimes sont d'autres musulmans mais il n'épargne personne ». « Pour protéger la paix dans le monde, nous devons éradiquer ce cancer avant qu'il ne soit trop tard », a-t-il encore dit.

Se félicitant des efforts menés par les Etats-Unis pour contrer la progression du groupe extrémiste armé l'Etat islamique d'Iraq et du Levant (EIIL), le Premier ministre israélien a établi une analogie entre l'EIIL et le groupe Hamas contre lequel Israël a mené une offensive de 50 jours pendant l'été dans la bande de Gaza, affirmant que l'EIIL et le Hamas sont « les branches du même arbre vénéneux » et qu'ils « partagent la même croyance fanatique qu'ils veulent imposer bien au-delà du territoire qu'ils contrôlent. »

M. Netanyahu a mis en garde contre le danger qui résulterait de l'acquisition d'armes de destruction massive par des représentants de l'Islam militant. « Il y a un endroit où cela pourrait se produire prochainement : l'Etat islamique d'Iran », a-t-il dit. Il a appelé l'Assemblée générale de l'ONU à « ne pas se laisser abuser par l'offensive de charme manipulatrice de l'Iran » qui, selon lui, « ne vise qu'un seul but : la levée des sanctions et le retrait des obstacles sur le chemin de la bombe pour l'Iran ».

« Il n'y a qu'une voie à suivre pour faire face à cette menace : les capacités nucléaires militaires de l'Iran doivent être totalement démantelées », a-t-il insisté. « Que l'on ne s'y trompe pas, l'EIIL doit être défait. Mais défaire l'EIIL et laisser l'Iran devenir une puissance au seuil de l'arme nucléaire, c'est gagner une bataille mais perdre la guerre ».

M. Netanyahu a estimé que la situation actuelle au Moyen-Orient pourrait paradoxalement offrir une occasion d'œuvrer pour la paix.

« Je crois que nous avons une occasion historique », a-t-il lancé. « Après avoir pendant des décennies considéré Israël comme leur ennemi, d'importants Etats du monde arabe reconnaissent de plus en plus que nous, comme eux faisons face aux mêmes dangers : essentiellement un Iran doté de l'arme nucléaire et des mouvements islamistes militants gagnant du terrain dans le monde sunnite ».

« Notre défi est de s'appuyer sur ces intérêts communs pour créer un partenariat productif, qui permettrait de construire un Moyen-Orient plus sûr, plus pacifique et plus prospère. Ensemble, nous pouvons renforcer la sécurité régionale ; Nous pouvons réaliser des projets dans les domaines de l'eau, de l'agriculture, des transports, de la santé, de l'énergie », a-t-il dit.

« Beaucoup ont longtemps pensé que la conclusion d'une paix entre Israël et les Palestiniens pourrait faciliter un rapprochement plus large entre Israël et le monde arabe. Mais ces jours-ci, je crois que cela pourrait être l'inverse : à savoir qu'un large rapprochement entre Israël et le monde arabe pourrait faciliter une paix israélo-palestinienne », a-t-il ajouté.

« Par conséquent, pour aboutir à cette paix, nous devons regarder non seulement vers Jérusalem et Ramallah, mais aussi vers Le Caire, Amman, Abou Dhabi, Riyadh et ailleurs. Je crois que la paix peut être trouvée avec une implication active des pays arabes, ceux qui sont prêts à fournir un indispensable soutien politique, matériel et autre. Je suis prêt à faire un compromis historique", a-t-il affirmé.
« Je crois qu'avec une approche nouvelle de la part de nos voisins, nous pouvons faire avancer la cause de la paix malgré les difficultés auxquelles nous faisons face », a insisté M. Netanyahu.

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=33434#.VCns0yc0h8E


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MessagePosté le: Mar 30 Sep - 01:44 (2014)    Sujet du message: HOLY SEE CALLS AT GENERAL ASSEMBLY FOR ‘RENEWED’ UN TO USE ‘LICIT FORCE’ AGAINST TERROR Répondre en citant

HOLY SEE CALLS AT GENERAL ASSEMBLY FOR ‘RENEWED’ UN TO USE ‘LICIT FORCE’ AGAINST TERROR

VIDEO : http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=48936#.VCnuHic0h8E


Secretary of State Cardinal Pietro Parolin of the Holy See addresses the General Assembly. UN Photo/Cia Pak

29 September 2014 – In the face of terrorist attacks on Christians and other minorities in the Middle East, and other lethal crises, Pope Francis’ representative at the General Assembly’s high-level annual meeting today called for a reinvigorated United Nations capable of deploying the necessary multilateral force to defeat the scourge.

“My delegation wishes to recall that it is both licit and urgent to stop aggression through multilateral action and a proportionate use of force,” Cardinal Pietro Parolin, the Holy See’s Secretary of State told world leaders as the Assembly’s 69th General Debate entered its second week, calling for a “renewed United Nations that undertakes to foster and preserve peace.”

Stressing the "the responsibility to protect,” the principle adopted at the 2005 UN World Summit embodying action to stem atrocity crimes and protect civilians when a State itself is unwilling or unable to do so, he decried recent actual or potential Security Council vetoes and the indifference of some that has prevented the necessary response.

“It is disappointing, that up to now, the international community has been characterized by contradictory voices and even by silence with regard to the conflicts in Syria, the Middle East and Ukraine. It is paramount that there be a unity of action for the common good, avoiding the cross-fire of vetoes,” the cardinal declared.

“Here with you today, I cannot fail to mention the many Christians and ethnic minorities who in recent months have endured atrocious persecution and suffering in Iraq and Syria. Their blood demands of us all an unwavering commitment to respect and promote the dignity of every single person as willed and created by God.”

He noted the trans-national nature of terrorism as in the case of the Islamic State in Iraq and the Levant (ISIL), called for religious and inter-cultural dialogue and decried the “reductionism” of equating criminal terrorism with a clash of civilizations, which “playing on existing fears and prejudices only leads to reactions of a xenophobic nature that, paradoxically, then serve to reinforce the very sentiments at the heart of terrorism itself.”

Cardinal Parolin also stressed that while the "responsibility to protect" refers to extreme abuse of human rights, legal provisions must be made to protect people against other forms of aggression, such as a financial system governed only by speculation and maximization of profit, or one in which individual persons are regarded as disposable items in a culture of waste.

“It follows, therefore, that the UN and its member states have an urgent and grave responsibility for the poor and excluded, mindful always that social and economic justice is an essential condition for peace,” he declared.

http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=48936#.VCnuHic0h8E



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MessagePosté le: Mar 30 Sep - 01:58 (2014)    Sujet du message: ONU : S'ATTAQUER AUX CAUSES PROFONDES DU TERRORISME Répondre en citant

ONU : S'ATTAQUER AUX CAUSES PROFONDES DU TERRORISME


Intervention du card. Parolin

Rome, 25 septembre 2014 (Zenit.org) Anne Kurian 

Pour le Saint-Siège, « la communauté internationale doit s'attaquer aux causes profondes qui nourrissent le terrorisme international », en travaillant à « l'intégration sociale des communautés à risque de radicalisation ».

Le cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin est intervenu devant le Conseil de sécurité de l'ONU, le 24 septembre 2014 à New-York, dans le cadre du débat « Menaces à la paix et à la sécurité internationales causées par des actes terroristes ».

Déplorant une « escalade de la terreur » à cause du « terrorisme alimenté par un extrémisme violent dans certaines régions du monde », il a souligné que ce défi exigeait « l'engagement de toutes les nations et de tous les hommes de bonne volonté ».

Il est de la responsabilité de la communauté internationale de « protéger les personnes menacées par la violence et les agressions directes contre leur dignité humaine » car le terrorisme « représente une menace pour l'humanité », a-t-il ajouté.

Citant le pape saint Jean-Paul II, le cardinal a cependant rappelé que « le droit de défendre les pays et les peuples ne fournit pas de licence pour répondre à la violence par la violence » : il doit être exercé « dans le respect des limites morales et légales » et en choisissant les moyens adaptés.

En outre, « le coupable doit être correctement identifié, car la responsabilité pénale est toujours personnelle et ne peut être étendue à la nation, à un groupe ethnique ou à la religion à qui appartiennent les terroristes ».

Pour le Saint-Siège, « la coopération internationale doit également s'attaquer aux causes profondes qui nourrissent le terrorisme international ». Il diagnostique notamment « une forte composante socio-culturelle » : « les jeunes de l'étranger qui rejoignent les rangs des organisations terroristes sont souvent issus de familles d'immigrants pauvres, déçus par ce qu'ils ressentent comme une situation d'exclusion et par un manque d'intégration des valeurs de certaines sociétés ».

Il s'agit donc de « collaborer avec la société civile pour résoudre les problèmes des communautés les plus à risque de radicalisation et de parvenir à leur intégration sociale satisfaisante ».

Les croyants « ont la grave responsabilité de condamner ceux qui cherchent à instrumentaliser la foi pour justifier la violence », a ajouté le cardinal Parolin en citant le pape  : « Que personne ne pense pouvoir se faire de Dieu un bouclier lorsqu’il projette et accomplit des actes de violence et de mépris ! Que personne ne prenne prétexte de la religion pour accomplir ses propres actions contraires à la dignité de l’homme et à ses droits fondamentaux, en premier lieu celui à la vie et à la liberté religieuse de tous ! » (Voyage apostolique en Albanie, 21 septembre 2014).

(25 septembre 2014) © Innovative Media Inc.

http://www.zenit.org/fr/articles/onu-s-attaquer-aux-causes-profondes-du-ter…



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MessagePosté le: Mer 1 Oct - 00:31 (2014)    Sujet du message: CAMERON DECLARES WAR ON 9/11 + 7/7 TRUTHERS + LINKS THEM TO TERRORISTS (ISLAMIC STATE) Répondre en citant

CAMERON DECLARES WAR ON 9/11 + 7/7 TRUTHERS + LINKS THEM TO TERRORISTS (ISLAMIC STATE)



VIDEO : https://www.youtube.com/watch?v=rcsEkcs-trs


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MessagePosté le: Mer 1 Oct - 00:34 (2014)    Sujet du message: COALITION AGAINST ISIL "COMING TOGETHER:" US Répondre en citant

COALITION AGAINST ISIL "COMING TOGETHER:" US

30 Sep 2014


Samantha Power. UN Photo/Kim Haughton

The allied coalition against the Islamic militant group, ISIL, is "coming together" in the words of the US Ambassador to the UN.

Samantha Power said five Arab countries had participated in air strikes with the US against terrorist targets in Syria.

ISIL has become infamous around the world for the beheadings of western civilians and other summary executions in the region.

Speaking after a meeting of the UN Security Council on Tuesday Ambassador Power said the coalition against the militant group was strengthening.

"On Iraq, I just learned that the United Kingdom participated in its first strikes today. I also think we've seen that the Netherlands is itself flying F16s alongside the coalition in Iraq. I think Denmark intends to do the same but has to have a parliamentary debate first, so everyday you see new contributions."

The Security Council was earlier briefed by the UN humanitarian chief, Valerie Amos who said that 160,000 people had fled to neighbouring countries from Syria following attacks by ISIL.

She warned of tens of thousands more refugees if the group continued to take territory.

Daniel Dickinson, United Nations.

http://www.unmultimedia.org/radio/english/2014/09/coalition-against-isil-co…



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MessagePosté le: Mer 1 Oct - 00:36 (2014)    Sujet du message: UN ASSEMBLY DEBATE COVERS A RANGE OF PRESSING CONCERNS : FROM DEVELOPMENT TO EBOLA TO UKRAINE Répondre en citant

UN ASSEMBLY DEBATE COVERS A RANGE OF PRESSING CONCERNS : FROM DEVELOPMENT TO EBOLA TO UKRAINE


A wide view of the General Assembly Hall. UN Photo/Amanda Voisard

30 September 2014 – The theme of this year’s annual high-level meeting of the United Nations General Assembly was the post-2015 agenda of global sustainable development but it was by no means the only subject of the speeches as kings, presidents and prime ministers mounted the podium to speak on behalf of 193 Member States and two Observer delegations.

From countering climate change – which received equally high billing thanks to Secretary-General Ban Ki-moon’s decision to hold a summit of leaders on the crisis on the eve of opening the Assembly’s 69th General Debate – to combating terrorism, to addressing regional issues of interest to particular States, such as the Ukraine crisis, and the Syrian and Israeli-Palestinian conflicts, the topics this year ran the gamut of dilemmas facing the world.

“The General Debate is indeed the world’s premier political global stage. It serves as a unique opportunity to recall the intrinsic value of our mutual engagement in the work of this Organization,” Assembly President Sam Kutesa said in his closing address this afternoon.

Virtually all leaders referred to the post-2015 development agenda, the fight against poverty, climate change and terrorism, with those States considered among the more powerful tending to dwell on political issues. Nearly all highlighted the terrorist threat from the Islamic State in Iraq and the Levant (ISIL).

While flagged as a pressing issue by nearly all speakers, Ebola, the deadly epidemic sweeping West Africa, was a particular concern for African leaders, who appealed for global help in combating the scourge, but it was also referenced by most speakers. The outbreak was also the subject of a ministerial-level meeting convened by the Secretary-General last Thursday.

Climate change, also a major subject for virtually all Members, received particular attention, and pleas for help, from the least developed countries and small island States who face the prospect of bearing the brunt of global warming as rising sea levels threaten to swamp them out of existence, or lingering droughts and massive floods endanger further their already imperilled economic base.

The richer and more powerful countries all mentioned the need for a more equitable distribution of wealth in the new sustainable development agenda, but it was these poorer States who brought home the message with their pleas for a multifaceted global approach to eliminate poverty and its attendant and interrelated impact on health, education and development in their aspirations to rise to middle-level economies.

In all, of 117 Heads of State and Government, three Vice-Presidents, eight Deputy Prime Ministers, 56 Ministers as well as delegation chairpersons, took the podium in the freshly-renovated Assembly hall.

“The General Debate continues to serve as an opportunity for the international community to come together under one roof to explore the world’s current state of affairs,” Mr. Kutesa said in his closing remarks. “It is a one-of-a-kind opportunity for Member States to share with a worldwide audience their accomplishments, ambitions, hopes and fears.”

http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=48968#.VCsucCc0h8E


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MessagePosté le: Mer 1 Oct - 00:37 (2014)    Sujet du message: ANNUAL GATHERING OF WORLD LEADERS ENDS AT THE UNITED NATIONS Répondre en citant

ANNUAL GATHERING OF WORLD LEADERS ENDS AT THE UNITED NATIONS

General Assembly 2014 - Show all


The General Assembly, comprised of all 193 Members of the United Nations, provides a unique forum for multilateral discussion of the full spectrum of international issues covered by the Charter. This page allows you to browse all news related to the different addresses to the General Assembly. You can filter by date using the filters hereunder.

http://www.un.org/apps/news/infocus/ga69/index.asp
 
Assemblée Générale 2014 - Tous les discours


L'Assemblée générale, composée de l'ensemble des 193 membres des Nations Unies, fournit un forum unique pour une discussion multilatérale de l'ensemble des questions internationales abordées dans la Charte. Cette page permet de parcourir toutes les nouvelles liées aux différentes interventions lors de l'Assemblée Générale. Vous pouvez effectuer une recherche par date en utilisant les filtres ci-dessous

http://www.un.org/apps/newsFr/infocus/ga69/index.asp


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30 Sep 2014


Sam Kutesa (centre). UN Photo/Mark Garten

The annual gathering of world leaders at the United Nations has drawn to a close in New York.

The general debate which takes place each year at the start of a new session of the General Assembly is a chance for the international community to come together to explore the world's current state of affairs.

Sam Kutesa, the President of the 69th session, says the six days of debate provide an unparalleled occasion for discussion.

"It is a one-of-a-kind opportunity for Member States to share with a worldwide audience their accomplishments, ambitions, hopes and fears. The General Debate is indeed the world's premier political global stage. It serves as a unique opportunity to recall the intrinsic value of our mutual engagement in the work of this Organization."

One hundred and seventeen heads of state and government spoke in this year's debate.

They tackled a wide range of issues including the outbreak of the deadly Ebola virus, the rise of militant religious extremism, climate change and the elaboration of the post-2015 agenda.

Daniel Dickinson. United Nations.

http://www.unmultimedia.org/radio/english/2014/09/annual-gathering-of-world-leaders-ends-at-the-united-nations/#.VCsvLCc0iSo


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MessagePosté le: Mer 1 Oct - 00:57 (2014)    Sujet du message: GOUVERNEMENT DE PAIX OU DE DICTATURE? (PARTIE 2) Répondre en citant



COMMENTAIRE DE MARIA SUR CETTE 69e SESSION DES NATIONS-UNIES


Je vous ai présenté quelques-uns des discours de la 69e session des Nations-Unies. Comme vous avez pu le constater, une même unité de la part de tous nos gouvernants envers la Communauté Internationale : leur sauveur et notre tyran qui vient à nous déguiser en bon berger. Le règne Saturnien va de l'avant, le mensonge et l'injustice sont maîtres dans tous les discours que nous avons entendu. Une même unité d'esprit d'égarement pour combattre le terrorisme globalement, utilisant ISIS comme raison, mais qui dans la réalité se retournera contre nous tous. Le discours du Vatican est assez clair. Et nous avons vu comment via la législature, les gouvernements ont radicalement changé le bien en mal, en l'imposant aux nations. Nous voyons bien, selon la définition du terrorisme international et américaine qui sont les cibles directes de ce terrorisme : vous et moi.

C'est le ton pour cette nouvelle Inquisition globale menée par le dernier Empire Romain, la Sainte Eglise Catholique : lutter contre le terrorisme. Et comme nous savons que ISIS, Boko Haram et tous les sous-groupes ont été créés par le gouvernement américain et entrainez par leurs propres militaires, il est donc évident qu'ISIS n'est que le prétexte pour lancer cette 3e guerre mondiale. Nous avons également vu le vice-président John Kerry faire alliance avec 10 grands de pays arabes. Pendant longtemps, nous avons cru que ses 10 nations étaient les 10 bio-régions du Club de Rome, mais ce n'était pas le cas. Même s'ils sont intimement impliqués dans tout le processus global, ce n'était pas ceux que nous pensions. Ce sont ses 10 pays arabes qui s'unissent avec la bête pour soi-disant combattre ISIS. Voilà ce qu'est Apocalypse 13.

Un nouveau monde émerge. Un monde tyrannique, barbare,
d'une grande violence, comme l'humanité n'en a point connu. Un monde sans compassion, un monde d'une grande immoralité, sans justice et sans amour. Chaque jour, nous voyons leurs plans se mettre en place. Par de beaux discours on endort les peuples, alors que de l'autre côté ils détruisent tout ce qu'ils touchent. Le socialisme-communisme reprend vie, comme à d'autres époques, mais avec des technologies si impressionnantes et destructrices que cela fait peur, quand nous y regardons de près tout ce qui est disponible pour nous faire plier le genou et nous exterminer tous, s'il était possible. Les armes biologiques utilisées contre nous tous, dont ils ont une panoplie diverse afin de briser notre ADN et notre système immunitaire et nous rendre malade pour nous faire périr, sont-ils des signes de PAIX? Oui, c'est la PAIX, mais la PAIX de Lucifer.

Cette PAIX dont on nous parle tant est contraire à toutes leurs actions qui nous emprisonnent chaque jour un peu plus, montrant ainsi leurs mensonges qui nous parlent par leurs actes. 

Nous voyons la grande noirceur avancer radicalement dans tous les pays. Le sataniste sort du placard et ne se cache même plus pour montrer au monde son vrai visage. Les esprits impurs répandus sur la surface de la Terre nous montre le vrai visage de cette grande noirceur qui prend place.

 Satan sait qu'il a peu de temps à sa disposition et fera le plus de dommage possible avant d'être enchaîné pour 1000 ans. Tous ses esclaves qui lui ont juré fidélité, devront passer devant l'Eternel des Armées, lorsqu'Il reviendra sur la montagne de Sion. Dieu, leur montrera à tous leurs péchés cachés, leur perversion, leur idôlatrie, etc. Il leur montrera également tout ce qu'ils ne pourront jamais avoir pour avoir osé profané son Nom et pris plaisir à détruire tout ce qui Lui appartient. Le grand Créateur, leur montrera le lieu béni dont ils ne pourront jamais jouir. Finalement leur montrera le lieu où ils seront envoyés : le jugement sera pour eux tous, dans le feu de l'enfer pour l'éternité, où ils seront punis, torturés par ceux-là même en qui ils ont mis leur confiance. Ils recevront le juste jugement pour avoir profané la Gloire de l'Eternel.

Préparons nos coeurs et nos esprits car la lutte sera des plus terribles et personne n'y échappera. Le grand génocide est déjà commencé et son venin va se répandre dans tous les pays. Il est venu le temps pour tous, de chercher protection sous l'aile de l'Eternel. Il est venu le temps d'arrêter de vivre dans le péché et il est venu le temps de chercher à marcher en conformité avec les lois INALIENABLES que Dieu a donné à tous les humains. C'est à cause de cela que ce monde va si mal et que nous en sommes rendus là.

Si vous continuez à marcher dans la voie des méchants, vous périrez tous et irez rejoindre cette horde de démons qui n'attend que vous dans les profondeurs de l'enfer, pour vous faire vivre à tout jamais, ce que jamais votre esprit n'aurait pensé vivre et subir.

Aujourd'hui est le jour du salut, ne tardez pas à entrer dans le repos du Seigneur. La Communauté Internationale est un club de satanistes, une mafia internationale qui ne travaillent que pour votre/notre destruction. Si vous mettez votre salut entre leurs mains, vous aurez mérité ce qui viendra sur vous et vos biens-aimés. Si vous ou moi avons à mourir pour notre foi, c'est avec l'espérance que le Messie nous ressuscitera un jour, et nous fera participez à Sa gloire et à son ministère futur. C'est aussi avec l'espérance que cet homme de PAIX marchera au milieu de nous et qu'une ère de vrai JUSTICE et de PAIX sera alors sur toutes les nations.

Jésus-Christ, Yeschoua, est le seul Dieu, le seul Sauveur, et le seul Libérateur. Venez à Lui, pendant qu'il en est encore temps. Bientôt, nous ne pourrons plus diffuser aussi librement. L'heure approche où tous nous serons muselés. Déjà, nous voyons avec les lois du cyberterrorisme, qu'un vent de changement prend place pour nous faire taire. Que l'Eternel soit notre bannière et nous conduise là, où Il le voudra et qu'Il nous protège contre ses démons qui vont tout faire pour nous faire taire. La liberté d'expression est sous attaque, sauf pour ceux qui promouvoient les valeurs perverses des Nations-Unies.

Ma bannière, c'est Christ, Christ ressuscité, et seulement Lui!

Maria


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MessagePosté le: Dim 5 Oct - 01:29 (2014)    Sujet du message: TERRORISME : PROMOUVOIR LE DIALOGUE ET DEVELOPPER LE DROIT INTERNATIONAL Répondre en citant




 


TERRORISME : PROMOUVOIR LE DIALOGUE ET DEVELOPPER LE DROIT INTERNATIONAL 


Intervention du card. Parolin à l'ONU

Rome, 2 octobre 2014 (Zenit.org) Anne Kurian 


Le Saint-Siège appelle la communauté internationale à lutter contre le terrorisme à travers deux voies : la « promotion du dialogue et de la compréhension entre cultures » et « de nouveaux développements du droit international ».

Le cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin est intervenu à la 69ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le 29 septembre 2014 à New York.

Il a souligné « un phénomène entièrement nouveau » dans « la situation dramatique de l’Irak et de la Syrie » : « l’existence d’une organisation terroriste qui menace tous les États, jurant de les détruire pour les remplacer par un gouvernement pseudo-religieux mondial ».

« Ces actions blessent des groupes ethniques entiers, des populations et des cultures anciennes » et elles faussent « la religion elle-même », a-t-il ajouté, faisant observer que « ce nouveau phénomène a réussi à attirer de partout dans le monde des jeunes qui sont souvent déçus par l’indifférence générale et par le manque de valeurs dans les sociétés riches ».

Le Saint-Siège appelle la communauté internationale « à promouvoir une réponse unifiée », proposant deux voies : la « promotion du dialogue et de la compréhension entre cultures » et « de nouveaux développements du droit international ».

Le dialogue religieux et interculturel est en effet nécessaire, pour ne pas tomber dans « le réductionnisme qui consiste à interpréter les situations en termes de choc de civilisations, jouant sur les peurs et les préjugés existants », et finalement « renforçant les sentiments mêmes qui sont au cœur du terrorisme ».

Ce dialogue interculturel est « le fruit de toutes les composantes de la société civile travaillant ensemble », a précisé le cardinal : « les États ne sont pas les principaux acteurs responsables du dialogue culturel et interreligieux », même s'ils se doivent de le favoriser.

En effet, « la PAIX est le résultat de la JUSTICE à tous les niveaux et de la responsabilité partagée des individus, des institutions civiles et des gouvernements », tous appelés à « se comprendre mutuellement et estimer la culture de l’autre ».

Mais l’ouverture culturelle ne suffit pas, a poursuivi le cardinal : il faut aussi « la voie importante du droit international », en mettant l’accent sur la « responsabilité de protéger » face à un terrorisme qui « ignore l’existence de l’ordre international tout entier » et « rejette tous les systèmes juridiques existants, tentant d’avoir un contrôle complet des personnes ».

Devant ce phénomène « transnational », le droit international « offre la seule voie viable », a estimé le Saint-Siège : « aucun État seul ne peut contenir » ce terrorisme qui vise « à faire la guerre à la communauté internationale ».

« Les forces conjuguées d’un certain nombre d’États seront nécessaires pour assurer la défense des citoyens non armés » : « puisqu’il n’y a pas de norme juridique qui justifie des actions policières unilatérales [de la part d’un État] au-delà de ses frontières, il ne fait pas de doute que ce domaine de compétence revient au Conseil de sécurité ».

Ainsi « les normes pour la prévention de la guerre et pour l’intervention du Conseil de sécurité sont également applicables, sur divers motifs, dans le cas d’une guerre provoqué par un acteur non étatique », a ajouté le cardinal.

Avec une traduction de Constance Roques

( 2 octobre 2014) © Innovative Media Inc.

http://www.zenit.org/fr/articles/terrorisme-promouvoir-le-dialogue-et-devel…



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MessagePosté le: Dim 5 Oct - 02:13 (2014)    Sujet du message: CARDINAL PAROLIN'S ADDRESS TO 69th SESSION OF UN GENERAL ASSEMBLY Répondre en citant

CARDINAL PAROLIN'S ADDRESS TO 69th SESSION OF UN GENERAL ASSEMBLY

Much longer than the one the UN present us.

"The promotion of a culture of peace calls for renewed efforts in favour of dialogue, cultural appreciation and cooperation, while respecting the variety of sensibilities."

New York, September 30, 2014 (Zenit.org

Here below is the address of Cardinal Pietro Parolin, Vatican Secretary of State, at the 69th Session of the General Assembly of the United Nations (New York, Monday 29 September 2014).

***

Mr President,

In extending to you the Holy See’s congratulations on your election to the presidency of the sixty-ninth Session of the General Assembly, I wish to convey the cordial greetings of His Holiness Pope Francis to you and to all the participating delegations. He assures you of his closeness and prayers for the work of this session of the General Assembly, with the hope that it will be carried out in an atmosphere of productive collaboration, working for a more fraternal and united world by identifying ways to resolve the serious problems which beset the whole human family today.

In continuity with his predecessors, Pope Francis recently reiterated the Holy See’s esteem and appreciation for the United Nations as an indispensable means of building an authentic family of peoples. The Holy See values the efforts of this distinguished institution "to ensure world peace, respect for human dignity, the protection of persons, especially the poorest and most vulnerable, and harmonious economic and social development" (Address to the Secretary General of the United Nations and the UN System Chief Executives Board for Coordination, 9 May 2014). Along these lines and on numerous occasions, His Holiness has encouraged men and women of good will to place their talents effectively at the service of all by working together, in tandem with the political community and each sector of civil society (cf. Letter to the World Economic Forum, 17 January 2014).

Though mindful of the human person’s gifts and abilities, Pope Francis observes that today there is the danger of widespread indifference. As much as this indifference concerns the field of politics, it also affects economic and social sectors, "since an important part of humanity does not share in the benefits of progress and is in fact relegated to the status of second-class citizens" (Address of Pope Francis to the Secretary General of the United Nations and the UN System Chief Executives Board for Coordination, 9 May 2014). At times, such apathy is synonymous with irresponsibility. This is the case today, when a union of States, which was created with the fundamental goal of saving generations from the horror of war that brings untold sorrow to humanity (cf. Preamble of the Charter of the United Nations, 1), remains passive in the face of hostilities suffered by defenceless populations.

I recall the words of His Holiness addressed to the Secretary General at the beginning of August: "It is with a heavy and anguished heart that I have been following the dramatic events in northern Iraq", thinking of "the tears, the suffering and the heartfelt cries of despair of Christians and other religious minorities of [that] beloved land". In that same letter the Pope renewed his urgent appeal to the international community to "take action to end the humanitarian tragedy now underway". He further encouraged "all the competent organs of the United Nations, in particular those responsible for security, peace, humanitarian law and assistance to refugees, to continue their efforts in accordance with the Preamble and relevant Articles of the United Nations Charter" (Letter of the Holy Father to the Secretary General of the United Nations Organization concerning the situation in Northern Iraq, 9 August 2014).

Today I am compelled to repeat the heartfelt appeal of His Holiness and to propose to the General Assembly, as well as to the other competent organs of the United Nations, that this body deepen its understanding of the difficult and complex moment that we are now living.

With the dramatic situation in northern Iraq and some parts of Syria, we are seeing a totally new phenomenon: the existence of a terrorist organization which threatens all States, vowing to dissolve them and to replace them with a pseudo-religious world government. Unfortunately, as the Holy Father recently said, even today there are those who would presume to wield power by coercing consciences and taking lives, persecuting and murdering in the name of God (cf. L’Osservatore Romano, 3 May 2014). These actions bring injury to entire ethnic groups, populations and ancient cultures. It must be remembered that such violence is born out of a disregard for God and falsifies "religion itself, since religion aims instead at reconciling men and women with God, at illuminating and purifying consciences, and at making it clear that each human being is the image of the Creator" (Benedict XVI,Address to the Members of the Diplomatic Corps Accredited to the Holy See, 7 January 2013).

In a world of global communications, this new phenomenon has found followers in numerous places, and has succeeded in attracting from around the world young people who are often disillusioned by a widespread indifference and a dearth of values in wealthier societies. This challenge, in all its tragic aspects, should compel the international community to promote a unified response, based on solid juridical criteria and a collective willingness to cooperate for the common good. To this end, the Holy See considers it useful to focus attention on two major areas. The first is to address the cultural and political origins of contemporary challenges, acknowledging the need for innovative strategies to confront these international problems in which cultural factors play a fundamental role. The second area for consideration is a further study of the effectiveness of international law today, namely its successful implementation by those mechanisms used by the United Nations to prevent war, stop aggressors, protect populations and help victims.

Following the attacks of 11 September 2001, when the world woke up to the reality of a new form of terrorism, some media and "think tanks" oversimplified that tragic moment by interpreting all subsequent and problematic situations in terms of a clash of civilizations. This view ignored longstanding and profound experiences of good relations between cultures, ethnic groups and religions, and interpreted through this lens other complex situations such as the Middle Eastern question and those civil conflicts presently occurring elsewhere. Likewise, there have been attempts to find so-called legal remedies to counter and prevent the surge of this new form of terrorism. At times, unilateral solutions have been favoured over those grounded in international law. The methods adopted, likewise, have not always respected the established order or particular cultural circumstances of peoples who often found themselves unwillingly at the centre of this new form of global conflict. These mistakes, and the fact that they were at least tacitly approved, should lead us to a serious and profound examination of conscience. The challenges that these new forms of terrorism pose should not make us succumb to exaggerated views and cultural extrapolations. The reductionism of interpreting situations in terms of a clash of civilizations, playing on existing fears and prejudices, only leads to reactions of a xenophobic nature that, paradoxically, then serve to reinforce the very sentiments at the heart of terrorism itself. The challenges we face ought to spur a renewed call for religious and intercultural dialogue and for new developments in international law, to promote just and courageous peace initiatives.

What, then, are the paths open to us? First and foremost, there is the path of promoting dialogue and understanding among cultures which is already implicitly contained in the Preamble and First Article of the Charter of the United Nations. This path must become an ever more explicit objective of the international community and of governments if we are truly committed to peace in the world. At the same time we must recall that it is not the role of international organizations or states to invent culture, nor is it possible to do so. Similarly, it is not the place of governments to establish themselves as spokespersons of cultures, nor are they the primary actors responsible for cultural and interreligious dialogue. The natural growth and enrichment of culture is, instead, the fruit of all components of civil society working together. International organizations and states do have the task of promoting and supporting, in a decisive way, and with the necessary financial means, those initiatives and movements which promote dialogue and understanding among cultures, religions and peoples. Peace, after all, is not the fruit of a balance of powers, but rather the result of justice at every level, and most importantly, the shared responsibility of individuals, civil institutions and governments. In effect, this means understanding one other and valuing the other’s culture and circumstances. It also entails having concern for each other by sharing spiritual and cultural patrimonies and offering opportunities for human enrichment.

And yet, we do not face the challenges of terrorism and violence with cultural openness alone. The important path of international law is also available to us. The situation today requires a more incisive understanding of this law, giving particular attention to the "responsibility to protect". In fact, one of the characteristics of the recent terrorist phenomenon is that it disregards the existence of the state and, in fact, the entire international order. Terrorism aims not only to bring change to governments, to damage economic structures or simply to commit common crimes. It seeks to directly control areas within one or various states, to impose its own laws, which are distinct and opposed to those of the sovereign State. It also undermines and rejects all existing juridical systems, attempting to impose dominion over consciences and complete control over persons.

The global nature of this phenomenon, which knows no borders, is precisely why the framework of international law offers the only viable way of dealing with this urgent challenge. This reality requires a renewed United Nations that undertakes to foster and preserve peace. At present, the active and passive participants of such a system are all the states, which place themselves under the authority of the Security Council and who are committed not to engage in acts of war without the approval of the same Council. Within this framework, military action carried out by one state in response to another state is possible only in the event of self-defence when under direct armed attack and only up until such time as the Security Council successfully takes the necessary steps to restore international peace and security (cf. Charter of the United Nations, Art. 51). New forms of terrorism engage in military actions on a vast scale. They are not able to be contained by any one state and explicitly intend to wage war against the international Community. In this sense we are dealing with criminal behaviour that is not envisaged by the juridical configuration of the United Nations Charter. This notwithstanding, it must be recognized that the norms in place for the prevention of war and the intervention of the Security Council are equally applicable, on varying grounds, in the case of a war provoked by a "non-State actor".

In the first place, this is because the fundamental objective of the Charter is to avoid the scourge of war for future generations. The juridical structure of the Security Council, for all its limits and defects, was established for this very reason. Moreover, Article 39 of the Charter of the United Nations assigns the Security Council the task of determining threats or aggressions to international peace, without specifying the type of actors carrying out the threats or aggressions. Finally, the states themselves, by virtue of membership to the UN, have renounced any use of force which is inconsistent with the purposes of the United Nations (cf. Charter of the United Nations, Art.2, 4).

Given that the new forms of terrorism are "transnational", they no longer fall under the competence of the security forces of any one state: the territories of several states are involved. Thus the combined forces of a number of nations will be required to guarantee the defence of unarmed citizens. Since there is no juridical norm which justifies unilateral policing actions beyond one’s own borders, there is no doubt that the area of competence lies with the Security Council. This is because, without the consent and supervision of the state in which the use of force is exercised, such force would result in regional or international instability, and therefore enter within the scenarios foreseen by the Charter of the United Nations.

My Delegation wishes to recall that it is both licit and urgent to stop aggression through multilateral action and a proportionate use of force. As a representative body of a worldwide religious community embracing different nations, cultures and ethnicities, the Holy See earnestly hopes that the international community will assume responsibility in considering the best means to stop all aggression and avoid the perpetration of new and even graver injustices. The present situation, therefore, though indeed quite serious, is an occasion for the member states of the United Nations Organization to honour the very spirit of the Charter of the United Nations by speaking out on the tragic conflicts which are tearing apart entire peoples and nations. It is disappointing, that up to now, the international community has been characterized by contradictory voices and even by silence with regard to the conflicts in Syria, the Middle East and Ukraine. It is paramount that there be a unity of action for the common good, avoiding the cross-fire of vetoes. As His Holiness wrote to the Secretary General on 9 August last, "the most basic understanding of human dignity compels the international community, particularly through the norms and mechanisms of international law, to do all that it can to stop and to prevent further systematic violence against ethnic and religious minorities".

While the concept of "the responsibility to protect" is implicit in the constitutional principles of the Charter of the United Nations and of Humanitarian Law, it does not specifically favour a recourse to arms. It asserts, rather, the responsibility of the entire international community, in a spirit of solidarity, to confront heinous crimes such as genocide, ethnic cleansing and religiously motivated persecution. Here with you today, I cannot fail to mention the many Christians and ethnic minorities who in recent months have endured atrocious persecution and suffering in Iraq and Syria. Their blood demands of us all an unwavering commitment to respect and promote the dignity of every single person as willed and created by God. This means also respect for religious freedom, which the Holy See considers a fundamental right, since no one can be forced "to act against his or her conscience", and everyone "has the duty and consequently the right to seek the truth in religious matters" (Second Vatican Council, Dignitatis Humanae, 3).

In summary, the promotion of a culture of peace calls for renewed efforts in favour of dialogue, cultural appreciation and cooperation, while respecting the variety ofsensibilities. What is needed is a far-sighted political approach that does not rigidly impose a priori political models which undervalue the sensibilities of individual peoples. Ultimately, there must be a genuine willingness to apply thoroughly the current mechanisms of law, while at the same time remaining open to the implications of this crucial moment. This will ensure a multilateral approach that will better serve human dignity, and protect and advance integral human development throughout the world. Such a willingness, when concretely expressed in new juridical formulations, will certainly bring fresh vitality to the United Nations. It will also help resolve serious conflicts, be they active or dormant, which still affect some parts of Europe, Africa and Asia, and whose ultimate resolution requires the commitment of all.

Mr President,

With Resolution A/68/6 of the 68th Session of the General Assembly, it was decided that this present Session would discuss the Post-2015 Development Agenda, to be then formally adopted in the 70th Session in September 2015. You yourself, Mr President, aptly chose the main theme of this present Session: Delivering and Implementing a Transformative Post-2015 Development Agenda.

During your recent meeting with all the Chief Executives of Agencies, Funds and Programs of the United Nations (cf. Address to the Secretary General of the United Nations and the UN System Chief Executives Board for Coordination, 9 May 2014), His Holiness requested that future objectives for sustainable development be formulated "with generosity and courage, so that they can have a real impact on the structural causes of poverty and hunger, attain more substantial results in protecting the environment, ensure dignified and productive labour for all, and provide an appropriate protection for the family, which is an essential element in sustainable human and social development. Specifically, this involves challenging all forms of injustice and resisting the ‘economy of exclusion’, the ‘throwaway culture’ and the ‘culture of death’". Pope Francis encouraged the Chief Executives to promote "a true, worldwide ethical mobilization which, beyond all differences of religious or political convictions, will spread and put into practice a shared ideal of fraternity and solidarity, especially with regard to the poorest and those most excluded" (ibid).

In this regard, the Holy See welcomes the 17 "Sustainable Development Goals" proposed by the Working Group (Open Working Group for Sustainable Goals), which seek to address the structural causes of poverty by promoting dignified labour for everyone. Equally, the Holy See appreciates that the goals and targets, for most part, do not echo wealthy populations’ fears regarding population growth in poorer countries. It also welcomes the fact that the goals and targets do not impose on poorer states lifestyles which are typically associated with advanced economies and which tend to show a disregard for human dignity. Furthermore, with regard to the Post-2015 Development Agenda, the incorporation of the results of the OWG [[i]Open Working Group for Sustainable Goals[/i]], alongside the indications given in the Report of the Intergovernmental Committee of Experts on Sustainable Development Financing and those arising out of the interagency consultation, would seem indispensable for the realization of the Sustainable Development Goals and the Post-2015 Development Agenda.

Nevertheless, and notwithstanding the efforts of the United Nations and of many people of good will, the number of the poor and excluded is increasing not only in developing nations but also in developed ones. The "Responsibility to protect", as stated earlier, refers to extreme aggressions against human rights, cases of serious contempt of humanitarian law or grave natural catastrophes. In a similar way there is a need to make legal provision for protecting people against other forms of aggression, which are less evident but just as serious and real. For example, a financial system governed only by speculation and the maximization of profits, or one in which individual persons are regarded as disposable items in a culture of waste, could be tantamount, in certain circumstances, to an offence against human dignity. It follows, therefore, that the UN and its member states have an urgent and grave responsibility for the poor and excluded, mindful always that social and economic justice is an essential condition for peace.

Mr President,

Each day of the 69th Session of the General Assembly, and indeed of the next four Sessions, up until November 2018, will bear the sad and painful memory of the futile and inhumane tragedy of the First World War (a senseless slaughter, as Pope Benedict XV referred to it), with its millions of victims and untold destruction. Marking the centenary of the start of the conflict, His Holiness Pope Francis expressed his desire that "the mistakes of the past are not repeated, that the lessons of history are acknowledged, and that the causes for peace may always prevail through patient and courageous dialogue" (Angelus, 27 July 2014). On that occasion, the thoughts of His Holiness focused particularly on three areas of crisis: the Middle East, Iraq and Ukraine. He urged all Christians and people of faith to pray to the Lord to "grant to these peoples and to the Leaders of those regions the wisdom and strength needed to move forward with determination on the path toward peace, to address every dispute with the tenacity of dialogue and negotiation and with the power of reconciliation. May the common good and respect for every person, rather than specific interests, be at the centre of every decision. Let us remember that in war all is lost and in peace nothing" (ibid).

Mr President,

In making my own the sentiments of the Holy Father, I fervently hope that they may be shared by all present here. I offer to each of you my best wishes for your work, while trusting that this Session will spare no effort to put to an end the clamour of weapons that marks existing conflicts and that it will continue to foster the development of the entire human race, and in particular, the poorest among us.

Thank you, Mr President.

[01527-02.01] [Original text: English]

(September 30, 2014) © Innovative Media Inc.

http://www.zenit.org/en/articles/cardinal-parolin-s-address-to-69th-session…


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maria
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MessagePosté le: Jeu 9 Oct - 02:48 (2014)    Sujet du message: DID THE UN JUST PASS THE GLOBAL PATRIOT ACT? | THINK TANK Répondre en citant



DID THE UN JUST PASS THE GLOBAL PATRIOT ACT? | THINK TANK


  1 oct. 2014

Abby Martin speaks with RT Correspondent Marina Portnaya, about a new UN resolution that is being compared to the US Patriot Act, going over how the text could allow countries to increase surveillance under the name of counter terrorism, as well as giving states new tools to crack down on dissent by simply labeling activists ‘terrorists’.



VIDEO : https://www.youtube.com/watch?v=WUmuUIHz_Uc&app=desktop


Dernière édition par maria le Jeu 9 Oct - 23:54 (2014); édité 1 fois
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maria
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MessagePosté le: Jeu 9 Oct - 23:53 (2014)    Sujet du message: SECURITY COUNCIL UNANIMOUSLY ADOPTS RESOLUTION CONDEMNING VIOLENT EXTREMISM, UNDERSCORING NEED TO PREVENT TRAVEL, SUPPORT FOR FOREIGN TERRORIST FIGHTERS Répondre en citant



"But of the times and the seasons, brethren, ye have no need that I write unto you.
For yourselves know perfectly that the day of the Lord so cometh as a thief in the night.
For when they shall say, Peace and safety; then sudden destruction cometh upon them, as travail upon a woman with child; and they shall not escape.
But ye, brethren, are not in darkness, that that day should overtake you as a thief.
Ye are all the children of light, and the children of the day: we are not of the night, nor of darkness."
1 Thessalonians 5


24 September 2014


SC/11580




SECURITY COUNCIL UNANIMOUSLY ADOPTS RESOLUTION CONDEMNING VIOLENT EXTREMISM, UNDERSCORING NEED TO PREVENT TRAVEL, SUPPORT FOR FOREIGN TERRORIST FIGHTERS
http://www.un.org/press/en/2014/sc11580.doc.htm

Meetings Coverage

Security Council
7272nd Meeting (PM)
 
At a summit presided over by United States President Barack Obama, opened by United Nations Secretary-General Ban Ki-moon and addressed by scores of national leaders, the Security Council this afternoon called on all States to cooperate urgently on preventing the international flow of terrorist fighters to and from conflict zones.

Through resolution 2178 (2014), adopted unanimously during a meeting that heard from over 50 speakers, the Council condemned violent extremism and decided that Member States shall, consistent with international law, prevent the “recruiting, organizing, transporting or equipping of individuals who travel to a State other than their States of residence or nationality for the purpose of the perpetration, planning of, or participation in terrorist acts”.

Expressing concern over the establishment of international terrorist networks, the Council underscored the “particular and urgent need” to prevent the travel and support for foreign terrorist fighters associated with the Islamic State in Iraq and the Levant (ISIL), Al-Nusra Front (ANL) and other affiliates or splinter groups of Al-Qaida.

In that context, the Council, through the resolution, decided that all States shall ensure that their legal systems provide for the prosecution, as serious criminal offences, of travel for terrorism or related training, as well as the financing or facilitation of such activities.

Member States, it also decided, shall prevent entry or transit through their territories of any individual about whom that State had credible information of their terrorist-related intentions, without prejudice to transit necessary for the furtherance of judicial processes.  It called on States to require airlines to provide passenger lists for that purpose.

Outlining further measures for international cooperation to counter international terrorism and prevent the growth of violent extremism, it expressed readiness to designate additional individuals for sanctions listings, and directed the United Nations counter-terrorism subsidiary bodies to devote special focus to foreign terrorist fighters, assessing the threat they posed and reporting on principal gaps in Member States’ abilities to suppress their travel.

“The world is witnessing a dramatic evolution in the nature of the terrorist threat,” Secretary-General Ban said following the adoption.  He noted that in the past year thousands of civilians — the vast majority of them Muslims — had been killed, maimed, sexually abused and displaced by terrorists, from Afghanistan to Somalia to Nigeria, from Iraq to Libya to Mali.

More than 13,000 foreign terrorist fighters from more than 80 Member States had joined ISIL and the Al-Nusra Front as a consequence of the conflict in Syria, he said, citing the estimate of the United Nations Al-Qaeda-Taliban Monitoring Team.  Such terrorism must be defeated, but in a way that avoided further radicalization and civilian deaths.  That should be done through a multilateral, multifaceted strategy beyond the immediate security approach.  “Over the long term, the biggest threat to terrorists in not the power of missiles — it is the politics of inclusion,” he said.

Following the Secretary-General’s statement, national leaders took the floor, representing Council members and other Member States to welcome the adoption of the resolution, most pledging to cooperate in a global effort to prevent a flow of fighters to ISIL and other extremist groups.

Mr. Obama welcomed the international, high-level interest and consensus on the issue.  He added that international cooperation had already increased, with foreign fighters arrested, plots disrupted and lives saved but more capacity was needed to tackle the problem and prevent fighters from reaching Syria and slipping back over its borders.  Reformed former fighters should speak out against groups like ISIL that he said betrayed Islam.

The Prime Minister of Iraq expressed gratitude to all those who assisted his country but emphasized that more was needed, as Iraq was the front line against terrorism, with ISIL having slaughtered minorities and other civilians and driven hundreds of thousands from their homes.  He stressed that it was not an Iraqi organization, but created through foreign funding, ideologies of hate, oil smuggling networks and foreign recruitment networks, in addition to including former Ba’ath party members.

While most speakers acknowledged that a military and security approach to the international spread of terrorism was necessary in the short term, they stressed the need for a comprehensive approach that addressed marginalization, long-standing conflicts and other factors that helped attract individuals to extremism.

The Foreign Minister of the Russian Federation stressed the need for consistency in fighting all terrorist groups, and said that it was important to avoid empowering them through international interventions.  Syria’s representative, criticizing those who had supported armed groups in his country, stated that there were no good terrorists or bad terrorists.

Advocating a rethinking of international counter-terrorism strategy due to the fact that the problem was getting not better but worse, Argentina’s President said that above all it was critical to ensure adherence to human rights standards in fighting the scourge and not fuel further cycles of violence, in order to avoid “feeding the monster” of terrorism.

Also speaking today were the Heads of State or Government of Nigeria, France, Chad, Lithuania, Rwanda, Jordan, Chile, Republic of Korea, United Kingdom, Australia, Luxembourg, Turkey, Qatar, Bulgaria, Kenya, the former Yugoslav Republic of Macedonia, Canada, Netherlands, Morocco, Norway, Trinidad and Tobago and Belgium.

Represented at the ministerial level were China, Serbia, Pakistan, Algeria, Senegal, Latvia, Denmark, Albania, Estonia, Kazakhstan and New Zealand.
Also speaking were representatives of Singapore, United Arab Emirates, India, Spain, Malaysia, Sri Lanka and Egypt.

The President of the European Council also spoke, as did the Secretary of State of the Holy See.

The meeting began at 3:10 p.m. and ended at 7:20 p.m.

Resolution

The full text of resolution 2178 (2014) reads as follows:

The Security Council,

Reaffirming that terrorism in all forms and manifestations constitutes one of the most serious threats to international peace and security and that any acts of terrorism are criminal and unjustifiable regardless of their motivations, whenever and by whomsoever committed, and remaining determined to contribute further to enhancing the effectiveness of the overall effort to fight this scourge on a global level,

Noting with concern that the terrorism threat has become more diffuse, with an increase, in various regions of the world, of terrorist acts including those motivated by intolerance or extremism, and expressing its determination to combat this threat,

Bearing in mind the need to address the conditions conducive to the spread of terrorism, and affirming Member States’ determination to continue to do all they can to resolve conflict and to deny terrorist groups the ability to put down roots and establish safe havens to address better the growing threat posed by terrorism,

Emphasizing that terrorism cannot and should not be associated with any religion, nationality or civilization,

Recognizing that international cooperation and any measures taken by Member States to prevent and combat terrorism must comply fully with the Charter of the United Nations,

Reaffirming its respect for the sovereignty, territorial integrity and political independence of all States in accordance with the Charter,

Reaffirming that Member States must ensure that any measures taken to counter terrorism comply with all their obligations under international law, in particular international human rights law, international refugee law, and international humanitarian law, underscoring that respect for human rights, fundamental freedoms and the rule of law are complementary and mutually reinforcing with effective counter-terrorism measures, and are an essential part of a successful counter-terrorism effort and notes the importance of respect for the rule of law so as to effectively prevent and combat terrorism, and noting that failure to comply with these and other international obligations, including under the Charter of the United Nations, is one of the factors contributing to increased radicalization and fosters a sense of impunity,

Expressing grave concern over the acute and growing threat posed by foreign terrorist fighters, namely individuals who travel to a State other than their States of residence or nationality for the purpose of the perpetration, planning, or preparation of, or participation in, terrorist acts or the providing or receiving of terrorist training, including in connection with armed conflict, and resolving to address this threat,

Expressing grave concern about those who attempt to travel to become foreign terrorist fighters,

Concerned that foreign terrorist fighters increase the intensity, duration and intractability of conflicts, and also may pose a serious threat to their States of origin, the States they transit and the States to which they travel, as well as States neighbouring zones of armed conflict in which foreign terrorist fighters are active and that are affected by serious security burdens, and noting that the threat of foreign terrorist fighters may affect all regions and Member States, even those far from conflict zones, and expressing grave concern that foreign terrorist fighters are using their extremist ideology to promote terrorism,

Expressing concern that international networks have been established by terrorists and terrorist entities among States of origin, transit and destination through which foreign terrorist fighters and the resources to support them have been channelled back and forth,

Expressing particular concern that foreign terrorist fighters are being recruited by and are joining entities such as the Islamic State in Iraq and the Levant (ISIL), the Al-Nusrah Front (ANF) and other cells, affiliates, splinter groups or derivatives of Al-Qaida, as designated by the Committee established pursuant to resolutions 1267 (1999) and 1989 (2011), recognizing that the foreign terrorist fighter threat includes, among others, individuals supporting acts or activities of Al-Qaida and its cells, affiliates, splinter groups, and derivative entities, including by recruiting for or otherwise supporting acts or activities of such entities, and stressing the urgent need to address this particular threat,

Recognizing that addressing the threat posed by foreign terrorist fighters requires comprehensively addressing underlying factors, including by preventing radicalization to terrorism, stemming recruitment, inhibiting foreign terrorist fighter travel, disrupting financial support to foreign terrorist fighters, countering violent extremism, which can be conducive to terrorism, countering incitement to terrorist acts motivated by extremism or intolerance, promoting political and religious tolerance, economic development and social cohesion and inclusiveness, ending and resolving armed conflicts, and facilitating reintegration and rehabilitation,

Recognizing also that terrorism will not be defeated by military force, law enforcement measures, and intelligence operations alone, and underlining the need to address the conditions conducive to the spread of terrorism, as outlined in Pillar I of the United Nations Global Counter-Terrorism Strategy (A/RES/60/288),

Expressing concern over the increased use by terrorists and their supporters of communications technology for the purpose of radicalizing to terrorism, recruiting and inciting others to commit terrorist acts, including through the internet, and financing and facilitating the travel and subsequent activities of foreign terrorist fighters, and underlining the need for Member States to act cooperatively to prevent terrorists from exploiting technology, communications and resources to incite support for terrorist acts, while respecting human rights and fundamental freedoms and in compliance with other obligations under international law,

Noting with appreciation the activities undertaken in the area of capacity building by United Nations entities, in particular entities of the Counter-Terrorism Implementation Task Force (CTITF), including the United Nations Office of Drugs and Crime (UNODC) and the United Nations Centre for Counter-Terrorism (UNCCT), and also the efforts of the Counter Terrorism Committee Executive Directorate (CTED) to facilitate technical assistance, specifically by promoting engagement between providers of capacity-building assistance and recipients, in coordination with other relevant international, regional and subregional organizations, to assist Member States, upon their request, in implementation of the United Nations Global Counter-Terrorism Strategy,

Noting recent developments and initiatives at the international, regional and subregional levels to prevent and suppress international terrorism, and noting the work of the Global Counterterrorism Forum (GCTF), in particular its recent adoption of a comprehensive set of good practices to address the foreign terrorist fighter phenomenon, and its publication of several other framework documents and good practices, including in the areas of countering violent extremism, criminal justice, prisons, kidnapping for ransom, providing support to victims of terrorism, and community-oriented policing, to assist interested States with the practical implementation of the United Nations counter-terrorism legal and policy framework and to complement the work of the relevant United Nations counter-terrorism entities in these areas,

Noting with appreciation the efforts of INTERPOL to address the threat posed by foreign terrorist fighters, including through global law enforcement information sharing enabled by the use of its secure communications network, databases, and system of advisory notices, procedures to track stolen, forged identity papers and travel documents, and INTERPOL’s counter-terrorism fora and foreign terrorist fighter programme,

Having regard to and highlighting the situation of individuals of more than one nationality who travel to their states of nationality for the purpose of the perpetration, planning, preparation of, or participation in, terrorist acts or the providing or receiving of terrorist training, and urging States to take action, as appropriate, in compliance with their obligations under their domestic law and international law, including international human rights law,
Calling upon States to ensure, in conformity with international law, in particular international human rights law and international refugee law, that refugee status is not abused by the perpetrators, organizers or facilitators of terrorist acts, including by foreign terrorist fighters,

Reaffirming its call upon all States to become party to the international counter-terrorism conventions and protocols as soon as possible, whether or not they are a party to regional conventions on the matter, and to fully implement their obligations under those to which they are a party,

Noting the continued threat to international peace and security posed by terrorism, and affirming the need to combat by all means, in accordance with the Charter of the United Nations, threats to international peace and security caused by terrorist acts, including those perpetrated by foreign terrorist fighters,

Acting under Chapter VII of the Charter of the United Nations,

“1.   Condemns the violent extremism, which can be conducive to terrorism, sectarian violence, and the commission of terrorist acts by foreign terrorist fighters, and demands that all foreign terrorist fighters disarm and cease all terrorist acts and participation in armed conflict;

“2.   Reaffirms that all States shall prevent the movement of terrorists or terrorist groups by effective border controls and controls on issuance of identity papers and travel documents, and through measures for preventing counterfeiting, forgery or fraudulent use of identity papers and travel documents, underscores, in this regard, the importance of addressing, in accordance with their relevant international obligations, the threat posed by foreign terrorist fighters, and encourages Member States to employ evidence-based traveller risk assessment and screening procedures including collection and analysis of travel data, without resorting to profiling based on stereotypes founded on grounds of discrimination prohibited by international law;

“3.   Urges Member States, in accordance with domestic and international law, to intensify and accelerate the exchange of operational information regarding actions or movements of terrorists or terrorist networks, including foreign terrorist fighters, especially with their States of residence or nationality, through bilateral or multilateral mechanisms, in particular the United Nations;

“4.   Calls upon all Member States, in accordance with their obligations under international law, to cooperate in efforts to address the threat posed by foreign terrorist fighters, including by preventing the radicalization to terrorism and recruitment of foreign terrorist fighters, including children, preventing foreign terrorist fighters from crossing their borders, disrupting and preventing financial support to foreign terrorist fighters, and developing and implementing prosecution, rehabilitation and reintegration strategies for returning foreign terrorist fighters;

“5.   Decides that Member States shall, consistent with international human rights law, international refugee law, and international humanitarian law, prevent and suppress the recruiting, organizing, transporting or equipping of individuals who travel to a State other than their States of residence or nationality for the purpose of the perpetration, planning, or preparation of, or participation in, terrorist acts or the providing or receiving of terrorist training, and the financing of their travel and of their activities;

“6.   Recalls its decision, in resolution 1373 (2001), that all Member States shall ensure that any person who participates in the financing, planning, preparation or perpetration of terrorist acts or in supporting terrorist acts is brought to justice, and decides that all States shall ensure that their domestic laws and regulations establish serious criminal offenses sufficient to provide the ability to prosecute and to penalize in a manner duly reflecting the seriousness of the offense:

(a)   their nationals who travel or attempt to travel to a State other than their States of residence or nationality, and other individuals who travel or attempt to travel from their territories to a State other than their States of residence or nationality, for the purpose of the perpetration, planning, or preparation of, or participation in, terrorist acts, or the providing or receiving of terrorist training;

(b)   the wilful provision or collection, by any means, directly or indirectly, of funds by their nationals or in their territories with the intention that the funds should be used, or in the knowledge that they are to be used, in order to finance the travel of individuals who travel to a State other than their States of residence or nationality for the purpose of the perpetration, planning, or preparation of, or participation in, terrorist acts or the providing or receiving of terrorist training; and,

(c)   the wilful organization, or other facilitation, including acts of recruitment, by their nationals or in their territories, of the travel of individuals who travel to a State other than their States of residence or nationality for the purpose of the perpetration, planning, or preparation of, or participation in, terrorist acts or the providing or receiving of terrorist training;

“7.   Expresses its strong determination to consider listing pursuant to resolution 2161 (2014) individuals, groups, undertakings and entities associated with Al-Qaida who are financing, arming, planning, or recruiting for them, or otherwise supporting their acts or activities, including through information and communications technologies, such as the internet, social media, or any other means;

“8.   Decides that, without prejudice to entry or transit necessary in the furtherance of a judicial process, including in furtherance of such a process related to arrest or detention of a foreign terrorist fighter, Member States shall prevent the entry into or transit through their territories of any individual about whom that State has credible information that provides reasonable grounds to believe that he or she is seeking entry into or transit through their territory for the purpose of participating in the acts described in paragraph 6, including any acts or activities indicating that an individual, group, undertaking or entity is associated with Al-Qaida, as set out in paragraph 2 of resolution 2161 (2014), provided that nothing in this paragraph shall oblige any State to deny entry or require the departure from its territories of its own nationals or permanent residents;

“9.   Calls upon Member States to require that airlines operating in their territories provide advance passenger information to the appropriate national authorities in order to detect the departure from their territories, or attempted entry into or transit through their territories, by means of civil aircraft, of individuals designated by the Committee established pursuant to resolutions 1267 (1999) and 1989 (2011) (“the Committee”), and further calls upon Member States to report any such departure from their territories, or such attempted entry into or transit through their territories, of such individuals to the Committee, as well as sharing this information with the State of residence or nationality, as appropriate and in accordance with domestic law and international obligations;

“10.  Stresses the urgent need to implement fully and immediately this resolution with respect to foreign terrorist fighters, underscores the particular and urgent need to implement this resolution with respect to those foreign terrorist fighters who are associated with ISIL, ANF and other cells, affiliates, splinter groups or derivatives of Al-Qaida, as designated by the Committee, and expresses its readiness to consider designating, under resolution 2161 (2014), individuals associated with Al-Qaida who commit the acts specified in paragraph 6 above;
International Cooperation

“11.  Calls upon Member States to improve international, regional, and sub‑regional cooperation, if appropriate through bilateral agreements, to prevent the travel of foreign terrorist fighters from or through their territories, including through increased sharing of information for the purpose of identifying foreign terrorist fighters, the sharing and adoption of best practices, and improved understanding of the patterns of travel by foreign terrorist fighters, and for Member States to act cooperatively when taking national measures to prevent terrorists from exploiting technology, communications and resources to incite support for terrorist acts, while respecting human rights and fundamental freedoms and in compliance with other obligations under international law;

“12.  Recalls its decision in resolution 1373 (2001) that Member States shall afford one another the greatest measure of assistance in connection with criminal investigations or proceedings relating to the financing or support of terrorist acts, including assistance in obtaining evidence in their possession necessary for the proceedings, and underlines the importance of fulfilling this obligation with respect to such investigations or proceedings involving foreign terrorist fighters;

“13.  Encourages Interpol to intensify its efforts with respect to the foreign terrorist fighter threat and to recommend or put in place additional resources to support and encourage national, regional and international measures to monitor and prevent the transit of foreign terrorist fighters, such as expanding the use of INTERPOL Special Notices to include foreign terrorist fighters;
“14.  Calls upon States to help build the capacity of States to address the threat posed by foreign terrorist fighters, including to prevent and interdict foreign terrorist fighter travel across land and maritime borders, in particular the States neighbouring zones of armed conflict where there are foreign terrorist fighters, and welcomes and encourages bilateral assistance by Member States to help build such national capacity;

Countering Violent Extremism in Order to Prevent Terrorism

“15.  Underscores that countering violent extremism, which can be conducive to terrorism, including preventing radicalization, recruitment, and mobilization of individuals into terrorist groups and becoming foreign terrorist fighters is an essential element of addressing the threat to international peace and security posed by foreign terrorist fighters, and calls upon Member States to enhance efforts to counter this kind of violent extremism;

“16.  Encourages Member States to engage relevant local communities and non-governmental actors in developing strategies to counter the violent extremist narrative that can incite terrorist acts, address the conditions conducive to the spread of violent extremism, which can be conducive to terrorism, including by empowering youth, families, women, religious, cultural and education leaders, and all other concerned groups of civil society and adopt tailored approaches to countering recruitment to this kind of violent extremism and promoting social inclusion and cohesion;

“17.  Recalls its decision in paragraph 14 of resolution 2161 (2014) with respect to improvised explosive devices (IEDs) and individuals, groups, undertakings and entities associated with Al-Qaida, and urges Member States, in this context, to act cooperatively when taking national measures to prevent terrorists from exploiting technology, communications and resources, including audio and video, to incite support for terrorist acts, while respecting human rights and fundamental freedoms and in compliance with other obligations under international law;

“18.  Calls upon Member States to cooperate and consistently support each other’s efforts to counter violent extremism, which can be conducive to terrorism, including through capacity building, coordination of plans and efforts, and sharing lessons learned;

“19.  Emphasizes in this regard the importance of Member States’ efforts to develop non-violent alternative avenues for conflict prevention and resolution by affected individuals and local communities to decrease the risk of radicalization to terrorism, and of efforts to promote peaceful alternatives to violent narratives espoused by foreign terrorist fighters, and underscores the role education can play in countering terrorist narratives;

United Nations Engagement on the Foreign Terrorist Fighter Threat

“20.  Notes that foreign terrorist fighters and those who finance or otherwise facilitate their travel and subsequent activities may be eligible for inclusion on the Al-Qaida Sanctions List maintained by the Committee pursuant to resolutions 1267 (1999) and 1989 (2011) where they participate in the financing, planning, facilitating, preparing, or perpetrating of acts or activities by, in conjunction with, under the name of, on behalf of, or in support of, Al-Qaida, supplying, selling or transferring arms and related materiel to, or recruiting for, or otherwise supporting acts or activities of Al-Qaida or any cell, affiliate, splinter group or derivative thereof, and calls upon States to propose such foreign terrorist fighters and those who facilitate or finance their travel and subsequent activities for possible designation;

“21.  Directs the Committee established pursuant to resolution 1267 (1999) and 1989 (2011) and the Analytical Support and Sanctions Monitoring Team, in close cooperation with all relevant United Nations counter-terrorism bodies, in particular CTED, to devote special focus to the threat posed by foreign terrorist fighters recruited by or joining ISIL, ANF and all groups, undertakings and entities associated with Al-Qaida;

“22.  Encourages the Analytical Support and Sanctions Monitoring Team to coordinate its efforts to monitor and respond to the threat posed by foreign terrorist fighters with other United Nations counter-terrorism bodies, in particular the CTITF;

“23.  Requests the Analytical Support and Sanctions Monitoring Team, in close cooperation with other United Nations counter-terrorism bodies, to report to the Committee established pursuant to resolutions 1267 (1999) and 1989 (2011) within 180 days, and provide a preliminary oral update to the Committee within 60 days, on the threat posed by foreign terrorist fighters recruited by or joining ISIL, ANF and all groups, undertakings and entities associated with Al-Qaida, including:

(a)   a comprehensive assessment of the threat posed by these foreign terrorist fighters, including their facilitators, the most affected regions and trends in radicalization to terrorism, facilitation, recruitment, demographics, and financing; and

(b)   recommendations for actions that can be taken to enhance the response to the threat posed by these foreign terrorist fighters;

“24.  Requests the Counter-Terrorism Committee, within its existing mandate and with the support of CTED, to identify principal gaps in Member States’ capacities to implement Security Council resolutions 1373 (2001) and 1624 (2005) that may hinder States’ abilities to stem the flow of foreign terrorist fighters, as well as to identify good practices to stem the flow of foreign terrorist fighters in the implementation of resolutions 1373 (2001) and 1624 (2005), and to facilitate technical assistance, specifically by promoting engagement between providers of capacity-building assistance and recipients, especially those in the most affected regions, including through the development, upon their request, of comprehensive counter-terrorism strategies that encompass countering violent radicalization and the flow of foreign terrorist fighters, recalling the roles of other relevant actors, for example the Global Counterterrorism Forum;

“25.  Underlines that the increasing threat posed by foreign terrorist fighters is part of the emerging issues, trends and developments related to resolutions 1373 (2001) and 1624 (2005), that, in paragraph 5 of resolution 2129 (2013), the Security Council directed CTED to identify, and therefore merits close attention by the Counter-Terrorism Committee, consistent with its mandate;

“26.  Requests the Committee established pursuant to resolutions 1267 (1999) and 1989 (2011) and the Counter-Terrorism Committee to update the Security Council on their respective efforts pursuant to this resolution;

“27.  Decides to remain seized of the matter.”

Opening Remarks

BAN KI-MOON, Secretary-General of the United Nations, said, “The world is witnessing a dramatic evolution in the nature of the terrorist threat.”  In the past year thousands of civilians had been killed, maimed and displaced — the vast majority of them Muslims — from Afghanistan to Somalia to Nigeria, from Iraq to Libya to Mali.  The groups ruthlessly hijacked religion to control territory and resources, brutalize women and girls and slaughter minorities.

The United Nations Al-Qaeda-Taliban Monitoring Team, he said, estimated that more than 13,000 foreign terrorist fighters from more than 80 Member States had joined the Islamic State in Iraq and the Levant (ISIL) and the Al Nusra Front as a consequence of the conflict in Syria.  A creative and comprehensive political strategy was needed there to stem that flow.  Terrorism must be defeated in a way that avoids further radicalization and civilian deaths.

Immediate security issues must be addressed, he said, but added that eliminating terrorism required a multilateral, multifaceted approach that also tackled the underlying conditions that provided fertile soil for extremism.  Inclusive, just societies that engender education, jobs and opportunity are not conducive to such extremism.  “Over the long term, the biggest threat to terrorists in not the power of missiles — it is the politics of inclusion.”
He welcomed the Council resolution and its call for strengthening the United Nations Global Counter-Terrorism Strategy.  Through the Counter-Terrorism Centre, the Organization was already working with Member States to develop and implement strategies to combat the flow of foreign terrorist fighters.  He cautioned that all such strategies must be consistent with international law and the values and principles of the United Nations.

Statements

BARACK OBAMA, President of the United States, said it was only the sixth time in 70 years that the Security Council had met at such a level and it did so to address the most urgent threats to peace and security.  The international community was brought together to address the unprecedented flow of foreign fighters to conflicts in the Horn of Africa, Afghanistan, Yemen, Libya and, more recently, to Iraq and Syria.  Around 15,000 people had joined terrorist groups in the region, mainly Al-Nusra Front and ISIL.  Terrorists exacerbated conflicts, posed immediate threats and foreign fighters were likely to return to their home countries to carry out attacks.  International cooperation had increased, with foreign fighters arrested, plots disrupted and lives saved but more capacity was needed to tackle the issue and prevent fighters from reaching Syria and slipping back over its borders.

Pointing out that the resolution was legally binding, he described many of its provisions, notably its clarity on respecting human rights, fundamental freedoms and the rule of law, which was “not optional”.  Calling on reformed former fighters to speak out against groups like ISIL that betrayed Islam by killing men, women and children — most of whom were Muslims — he added a call to redouble efforts to counter the conditions that made some individuals more susceptible to recruitment.  That included continued attempts to resolve the situation in Syria peacefully.  Resolutions were not enough, he said, stressing that “words spoken today must be matched and translated into action, into deeds.”

GOODLUCK EBELE JONATHAN, President of Nigeria, described his horror at the murders committed by the Islamic State and the murder of French tourist Hervé Gourdel which “typified the new face of global terrorism”.  The Islamic State was not alone in its “despicable campaign against humanity”, with several other groups, including Boko Haram in Nigeria, also promoting instability.  Foreign fighters added a dangerous dimension to the problem.  Nigeria had been confronting threats to stability over the past five years.  The most prominent incident was the recent kidnapping of girls from their school.  He had mobilized resources to root out terrorism from his nation and was engaged in efforts to improve the situation of the population in Nigeria’s north-east.  That included fast-tracking infrastructure redevelopment, a victim support fund and a safe school initiative.  He said that the Security Governance Initiative that stemmed from the US-Africa Summit would enhance security on the continent.  The Security Council needed to capitalize on the determination it was showing to seek more innovative responses to terror, especially “the growing menace of foreign fighters”.

FRANÇOIS HOLLANDE, President of France, expressed thanks for the sympathy expressed over the beheading of one of his fellow citizens earlier in the day, and said that all terrorism was deeply disturbing.  No country was safe from the recruiting activities of groups like ISIL.  In response, all countries must take swift national action.  His country had been developing legislation that addressed the individual fighters, the networks that got them to conflict areas and the Internet communications that contacted them.  A military, economic and political response was also needed — against the travel of fighters, as well as all trafficking and terrorist funding.  The root causes of extremism must be addressed.  France would play a full role in all those areas.

IDRISS DÉBY ITNO, President of Chad, said that the Council resolution would enable a more effective fight against foreign terrorist fighters within the principals of the Charter.  Terrorism had proliferated in Africa, fed in part by such fighters.  A recent summit of the African Union Peace and Security Council had requested African inter-country police cooperation to stem terrorist flows and financing, with international technical support.  There were already inter-country initiatives on the continent.  Chad was strengthening its own efforts and had contributed peacekeepers to Mali.  In addressing root causes, it was particularly important to address the problems of African youth to give them opportunities which would keep them from being attracted to extremism.

DALIA GRYBAUSKAITĖ, President of Lithuania, welcomed the adoption of the resolution and said that stopping the troubling global trend meant addressing similar cross-border movement of fighters in Europe.  She pledged her country’s full support to efforts to fight terrorist movements around the world.

CRISTINA FERNÁNDEZ DE KIRCHNER, President of Argentina, recalled two terrorist attacks her country had been subjected to in the 1990s and noted there had not been much international cooperation in apprehending those responsible.  In the current atmosphere, she hoped there would be better collaboration.  ISIL was indeed an international threat, but she had many questions about the international response to terrorism, since it did not seem to be working.  More and more groups seemed to have more and more power every day.  Terrorists tried to provoke international reactions that fuelled further violence, and it was now discovered that many of the freedom fighters who had been armed externally in Syria were terrorists.  A longer-term, consistent strategy against terrorism, with strong respect for human rights, must be developed in which the international community guaranteed that “this monster” of terrorism was not continually fed.

PAUL KAGAME, President of Rwanda, recalling the 2013 attack on a shopping mall in Nairobi, said that today’s resolution was an unfortunate necessity.  Rwanda was committed to building an inclusive society through demobilization and integration programmes that aimed to reduce extremism.  He pledged to work with the rest of the international community in fighting the international terrorist threat.

ABDULLAH II IBN AL HUSSEIN, King of Jordan, said that an effective strategy against terrorism must be consistent and worldwide.  “It is the fight of our times,” requiring a united struggle backed up by resources.  Marginalization, poverty and exclusion must be fought at the same time.  Immediate action was needed, as ISIL and other groups were consolidating their gains and their Internet presence.  There also had to be a zero tolerance policy for support, financing and arming of terrorist groups.  In addition, he stressed that countries must act consistently in speaking out against extremism and intolerance, saying that he had been instrumental in differentiating ISIL from Islam.  In the same context, the Israeli/Palestinian crisis needed to be resolved.  Calling his country a bulwark of stability in an unstable region, he called for greater international support to its efforts in that regard, including its reception of refugees.

MICHELLE BACHELET, President of Chile, emphasized that international cooperation was decisive, as without it any national effort would be in vain.  Likewise, preventing the financing of terrorism and engaging international judicial cooperation towards ending impunity were vital and she appealed to Member States to strengthen ways and means of cooperation.  Any measures adopted to counter terrorism must respect “rigorously” the rule of law and comply with international humanitarian law.  Furthermore, as terrorism could not be defeated solely by coercive measures, she urged that the most “effective” tools be engaged, including education, eliminating inequalities and working with disadvantaged groups of society.

PARK GEUN-HYE, President of the Republic of Korea, said that the resolution highlighted the need for greater cooperation between Member States, including information sharing, law enforcement, border control, and tackling violent extremism.  Her country would be implementing the resolution immediately.  It was also essential to address the root causes conducive to terrorism, including eliminating poverty and making development sustainable.  Towards that end, the Republic of Korea would be increasing its official development assistance (ODA) to least developed countries and continue its humanitarian aid to countries threatened by ISIL and foreign fighters.

DAVID CAMERON, Prime Minister of the United Kingdom, described barbaric murders recently committed in the Middle East, which were “medieval” in character.  Most shocking was how citizens of other countries had been sucked into the conflict, with around 500 fanatics from the United Kingdom in Syria and Iraq.  The shocking murders committed by a fighter with a British accent underlined the sinister and direct nature of the threat.  People in his country were sickened that one of their citizens could have killed a fellow Briton who had gone to help.  The effects of the threat of terrorism would be around for years because groups like Al-Shabaab, Boko Haram, Al-Qaida and others were involved elsewhere in the world.  He noted new powers granted in the United Kingdom to tackle the movement of foreign fighters.  The root causes of terrorism had to be addressed and “firm decisive action” was needed to uphold the “values of our free and democratic societies”.  Furthermore, sanctions were needed but so was aid to help the afflicted and strengthen democracy.  The strategy had to be pursued alongside Arab States, supporting locals and aligning with legal obligations and military aims.

TONY ABBOTT, Prime Minister of Australia, pointed out that citizens from 80 countries were now fighting with ISIL, thus making every country a potential target.  There were at least 60 Australians now involved with terrorist organizations in the Middle East and 100 Australians supporting them.  Twenty had returned home, “disposed to wreak havoc”.  Recently, instructed by an operative in Syria, an Australian terrorist had savagely attacked two policemen.  The Government was now enacting laws that would ensure foreign fighters returning home could be arrested, prosecuted and gaoled.  More than 60 citizens had their passports suspended as well.  “We aren’t just dealing with potential terrorists at home; we’re tackling their inspiration abroad,” he stated, emphasizing that the goal was not to change people but protect them and not to change Governments, but to combat terrorism.

XAVIER BETTEL, Prime Minister of Luxembourg, underlined the danger of fighters returning to their home countries and engaging in terrorist acts there, as well as participating in violence abroad.  He said that, as part of the comprehensive strategy called for by the resolution, it was important to ask why and how young people decide to join terrorist groups.  He described the legal measures adopted by his country to suppress terrorist financing and other support, and emphasized the need to respect all international law in the fight against terrorism lest more resentment be provoked, fomenting more extremism.

SERGEI LAVROV, Foreign Minister of the Russian Federation, said that his country had long advocated consistent combat against all forms of terrorism, and for that reason had opposed interventions that armed terrorists.  Foreign terrorist fighters had increased since the intervention in Libya and elsewhere in the Middle East.  Pointing to a need to comprehensively combat all terrorists, he proposed an international forum that took a holistic view of the problem and addressed long-standing problems such as the Israeli-Palestinian conflict that helped create a climate conducive to extremism.

WANG YI, Minister for Foreign Affairs of China, described recent terrorist attacks in his country and said that Middle East conflicts drew fighters like magnets.  Those individuals then spread violence around the world.  The Internet was a particularly troubling conduit for extremist ideas and there was a battle for the minds of young people around the world.  The United Nations must take the lead in a multisectoral approach to counter the scourge.  Military actions must comply with the United Nations Charter.  Double standards must be avoided and terrorism must not be connected with any religious or ethnic group.  In addition, information sharing must be increased, terrorist use of the Internet must be obstructed, terrorist financing must be ended and the counter-terrorism activities of Middle East countries must be supported.  He pledged his country’s support for the global combat against terrorism.

HAIDER AL-ABADI, Prime Minister of Iraq, said that his country represented the first line against terrorism, with ISIL having slaughtered minorities and other civilians and driven hundreds of thousands from their homes.  It was not an Iraqi organization, but created through foreign funding, ideologies of hate, oil smuggling networks and foreign recruitment networks, in addition to including former Ba’ath party members.  He expressed gratitude to all the States that had stood beside Iraq in the current fight, and requested enough support be provided to conclusively defeat the terrorists.  He also called for an end to purchases of oil from ISIL, blocking their travel and recruitment, ending their use of the Internet and assistance in rebuilding cities destroyed by ISIL.  His country would continue to combat the terrorists, he pledged, and he looked forward to closer cooperation with countries that had common interests.

RECEP TAYYIP ERDOĞAN, President of Turkey, said the region had become a magnet for attracting foreign fighters due to a collapse of State structures.  He had warned the international community repeatedly about the threat but had been greeted by “inertia”.  That prepared the ground for Al-Qaida to re-emerge and grow stronger under the name ISIL.  Turkey was leading on developing an approach that would stop the flow of foreign terrorist fighters, but stressed that the fight had to begin as soon as they left source countries, preventing their entry into Turkey.  Cooperation had been insufficient but recently more information was being shared.  As a result, 3,600 people were included on a no-entry list, with many since deported.  Turkey had suffered from terrorism for years so was well placed to understand the pain that it entailed.  In 2011 the Global Counter-Terror Forum was established in Turkey and all legal measures had been taken against ISIL.  There was huge pressure on Turkey’s border caused by refugees, including more than 140,000 Syrian Kurds and 70,000 Yezidis from Iraq.  He had not received the international support expected and had been the target of unjust criticism.

SHEIKH TAMIM BIN HAMMAD AL-THANI, Emir of Qatar, said every civilization had to deal with terrorism, and that without international solidarity there could be no effective response.  He was committed to international efforts to deal with it, stressing that military action was currently the only option.  The situation should not make the international community forget the origins of the crisis, which had stemmed from the political vacuum and the breakdown of the State which had removed the space for dialogue and political solutions.  Regimes of terror were killing their own people and once that violence was dealt with, it would be necessary to return to the job of restoring the State.  Military action was not the only solution to the problem at hand; there needed to be political solutions aimed at creating a better future.  The political aspect needed to be credible and have popular support, avoiding double standards and protecting civilians.  It was also vital to avoid carte blanche in responses.  The rule of law had to be to the fore at all times.

ROSEN PLEVNELIEV, President of Bulgaria, said that although there was no evidence of foreign fighters being present in his country, it was possible that those persons coming from the region were in possession of forged or fake Bulgarian identity documents.  Thus, international cooperation and exchange of operative information, as prescribed in the resolution, was “more than necessary”.  The terrorist attack in 2012 in Sarafovo was yet more proof of the spreading recruitment of foreign fighters.  The Bulgarian religious community had taken a firm stand, with the adoption of a declaration condemning the activities of ISIL by the Bulgarian General Mufti and supported by the National Council of the Religious Communities in Bulgaria.

UHURU KENYATTA, President of Kenya, noted that last week, his country had commemorated the attack on the Westgate mall that had left 67 people from 13 nationalities dead.  Half the terrorists in that attack had been foreigners who had come to fight alongside Al-Shabaab.  The fragile security environment in Somalia required regional cooperation.  In that regard, he underscored that sufficient support to those ongoing operations was integral to securing stability in Somalia and the region and denying such fighters any operational space, and he urged expanded support for the African Union Mission in Somalia (AMISOM) towards that end.


GJORGE IVANOV, President of the former Yugoslav Republic of Macedonia, stressed the threat posed to the Balkans by the so-called Islamic Caliphate.  His region was already a base for recruitment and radicalization for global terrorists.  The number of Balkan fighters in Syria was growing rapidly and so large that it could not be counted.  Interacting with foreign fighters of other nationalities, they built a multinational structure that increased the danger of attacks against the West and its interests.  Currently, the Balkans was not an operational base for international terror networks but terror was a permanent threat, with a genuine aim to create a Balkan Caliphate.  The region was not prepared.  The illegal blockade against his country’s membership in the North Atlantic Treaty Organization (NATO) had to end.  It was also necessary to integrate his country and others in the Balkans into the European Union.  Delaying that created a political vacuum in a historically porous area.  He also called for a regional counter-terrorism centre in the countries of the Western Balkans.

STEPHEN HARPER, Prime Minister of Canada, said foreign fighters aggravated a dangerous regional security situation but there was also a risk that they would return to their home countries to motivate and recruit others to potentially carry out terrorist acts.  To counter that, the Combating Terrorism Act had been passed, targeting people leaving or attempting to leave for terrorist purposes.  Measures allowed the Government to revoke the citizenship of dual nationals, as well as provided other tools for cracking down on terrorism.  Security measures were not the only approach, however, and Canada’s security and intelligence agencies were working on identifying threats, tracking and squeezing off terrorist financing wherever possible.

MARK RUTTE, Prime Minister of the Netherlands, said that as a country of origin for foreign fighters, the Government, over a year ago, had raised its terrorist threat level to the second highest.  In the framework of the Global Counter-Terrorism Forum, the Netherlands and Morocco had launched a joint initiative to formulate good practices tackling the problem of foreign terrorist fighters.  That plan presented a comprehensive set of guidelines focused on every aspect of that threat, covering investigation and prosecution and prevention of radicalization, to name a few.  Sanctions, an important instrument for depriving terrorist organizations of financial resources, could also be tightened further.  To ensure proper implementation and monitoring of sanctions, he said that, on a United Nations level, technical assistance should be examined in order to see if support to Member States should be enhanced.

ABDELILAH BENKIRANE, Prime Minister of Morocco, said the issue of foreign fighters was not new, though the phenomenon had taken on a new dimension in the context of the Syrian and Iraqi crises.  Originally, the threat was contained but today had become a danger to countries of origin, transit, destination and return.  A unified, decisive response to the threat was needed from the international community in the form of a strategy that accounted for the various phases of extremism.  It was important to disseminate the principles of tolerance and openness and King Mohammed VI was working with others on that front.  Morocco would share its own best practices in the context of its counter-terrorism strategy which had yielded clear results.  Recruitment cells had been dismantled as a direct result of the efforts of Moroccan authorities.  A new bill recently adopted would ratchet up efforts against foreign fighters and work was ongoing with the Netherlands on an initiative that resulted in the Hague-Marrakesh Memorandum on more effective practices, which was particularly effective on legal and security areas.  He looked forward to the first meeting of the working group.

ERNA SOLBERG, Prime Minister of Norway, said that her Government had drawn up a strategy for de-radicalization, rehabilitation and reintegration for foreign fighters returning home.  Terrorism and “related acts” were already criminalized under Norwegian law, and a bill had been submitted in July with national measures aimed at stemming the flow of foreign fighters to areas in conflict.  In Norway, she said that large crowds had marched against extremism.

KAMLA PERSAD-BISSESSAR, Prime Minister of Trinidad and Tobago, said that the resolution, though imperfect, provided a useful platform to fight international terrorism in view of the capacity of each State.  Violent extremism was particularly important to that fight in her country.  She would encourage international support to assist the country to implement the resolution.  Trinidad and Tobago already had a legal regime in place due to previous terrorist incidents.

HERMAN VAN ROMPUY, President of the European Council, said that the grave threat posed by ISIL must be countered by undertaking direct actions to destroy that group’s military and economic capability, by increasing support to affected countries and by stopping foreign fighters from joining the armed force.  ISIL would portray that as “a fight against Islam”, but it was “a common fight against cruelty and barbarism”.  That’s why public statements by Islamic leaders were so important.  The European Council in August backed decisions by individual member States to provide military material to Iraq.  European States would also block ISIL’s financial and weapon flows, and cut off illegal oil revenue.  A crackdown must take place in “our own communities”.  Citizens from Europe, Africa or Asia should not feed ISIL’s ranks.

ELIO DI RUPO, Prime Minister of Belgium, said that the deadly attack on the Jewish Museum in Brussels further energized his country’s cooperation with international efforts to stop the proliferation of terrorism.  It was important to protect every country’s population, but also those who could be susceptible to recruitment.  The root causes of terrorism must be addressed and lessons must be learned from previous interventions.  Military action should always be followed up by development help.

IVICA DAČIĆ, First Deputy Prime Minister and Minister for Foreign Affairs of Serbia, believed the resolution would strengthen cooperation between States in the fight against terrorism and extremism.  Terror threats had grown in the last decade and extremist activities found “fertile soil in unstable political situations and the lack of socioeconomic perspective”.  The root causes of terrorism were manifold and widespread, among them were religious fanaticism, social exclusion and uneven access to education.  Military measures alone were not enough to fight terror and a multidimensional approach was needed.  Banning recruitment and transport of potential foreign fighters through national laws, controlling money and arms flows and engaging local communities in addressing extremism were some methods.  Serbia had faced foreign fighters during the conflict in Kosovo and Metohija and radical preachers were currently active there and in south-west Serbia, potentially recruiting young people to fight in alleged religious wars.

SARTAJ AZIZ, Adviser to the Prime Minister on National Security and Foreign Affairs, Pakistan, said his country had “paid a heavy price in blood and resources in the war against terrorism”.  To oppose the “hydra-headed monster”, quick, commensurate responses were needed that complied with international law.  Foreign terror fighters had no stake in the peace and security of regions where they were active.  Instead, they were the core around which radical extremism often flourished.  It was essential to resolve the conflicts that bred those fighters.  While military action against terrorists was necessary, it was also important to focus on a political approach to stem the growth of terror groups.  All States needed to take stringent countermeasures and help build capacities of other affected States.

RAMTANE LAMAMRA, Minister for Foreign Affairs of Algeria, said the issue of foreign terrorist fighters was not new to his country.  It had confronted it steadfastly in the 1990s and had initiated the call for an international comprehensive approach to tackle it.  His country had recently welcomed the safe return of two of its diplomats who had been held for almost three years after having been kidnapped in Gao, Mali.  Committed to fighting the scourge of terrorism, Algeria had co-sponsored the related draft resolution that sets the political, legal and operational aspects of the appropriate international response.  Addressing terrorism meant bearing in mind “all other tentacles of that behemoth phenomenon”, he said, while cautioning that the Middle East conflict would remain a persistent disruption to world peace if the international community did not address the question of illegal occupation, continuous and violent injustice and the denial of the right to self-determination and freedom.

MANKEUR NDIAYE, Minister for Foreign Affairs and Senegalese Abroad, Senegal, offering condolences to France and the family of the French citizen just killed by terrorists, said that international cooperation was essential in combating terrorism and the trend of foreign fighters.  Noting how political changes and new technologies and multidimensional conflicts created conditions that bred terrorism, he stressed that financing of such groups needed to be given particular concern, especially in the matter of kidnapping.  He reiterated his country’s determination and commitment to joining the United Nations in combating the terrorist threat.

EDGARS RINKĒVIČS, Minister for Foreign Affairs of Latvia, expressed his country’s commitment to joining in the fight against terrorism, noting the increasing challenge as fighters moved from one State to another, becoming professional fighters in the process.  Member States should take action as urged by the newly adopted resolution.  On a national platform, Latvia was working to make sure all necessary measures, as noted in the text, were being taken.

PIETRO CARDINAL PAROLIN, Secretary of State for the Holy See, said that people of faith had a grave responsibility to condemn those who sought to detach faith from reason and instrumentalize it as a justification for violence.  To counter the phenomenon of terrorism, achieving cultural understanding among peoples and countries, and social justice for all, was indispensable.  He urged Governments to engage with civil society to address the problems of communities most at risk of radicalization and recruitment, and to achieve their satisfactory social integration.

MOGENS JENSEN, Minister for Trade and Development of Denmark, said that the threat of foreign fighters was not an abstract concept, but, in fact constituted a serious concern, as many of them came from his small country.  The matter must be addressed through a multifaceted approach, including protecting the citizens who were suffering and stemming the flow of financial means to terrorist organizations, to name a few.  Because of terrorist organizations’ transnational character, a response needed to be built on international cooperation and lessons learned.  Denmark had sent military support and humanitarian aid, as well as diplomatic support, to the international coalition to combat ISIL.  On a national platform, the Government had launched an action plan with interlinked response mechanisms that strengthened local authorities ability to respond to radicalization and supported civil society organizations, among others.

DITMIR BUSHATI, Minister for Foreign Affairs of Albania, said ISIL was actively trying to recruit citizens everywhere to join its terrorist cause, meaning the phenomenon of foreign fighters was now of particular concern.  Such fighters threatened countries of transit and destination, as well of States of origin when they returned.  Countries with insufficient security structures, fragile political stability, low social cohesion, and complex ethnic and religious fabric were particularly at risk.  That included countries of the Balkans.  Albania was proud to be part of the international response but long-term engagement was necessary and it was important to recall the social, economic and humanitarian dimensions of the crises in Syria and Iraq.  He outlined his country’s anti-terror measures and underlined the need to think in terms of what could be offered to marginalized groups within societies.

URMAS PAET, Minister for Foreign Affairs of Estonia, called for agreement on further means and ways to cooperate in the fight against the phenomenon of foreign terrorist fighters.  Foreigners supported ISIL and the Al-Nusra Front and the threat they posed extended to their countries of origin, to which many returned.  The repercussions of the same problem were apparent also in the Sahel region.  There were many ways to fight terrorism but the response had to be global, including direct action against terrorists’ safe havens, prevention of their travel, and blocking of their finances.  The conditions conducive to terrorism also had to be tackled, meaning poverty needed to be addressed.  He was satisfied by the manner in which the United Nations and European Union counter-terrorism strategies were taking that approach forward.  Resources and mechanisms had to be provided to support the commitment made in the resolution and he underlined his commitment in that regard.

YERZHAN ASHIKBAEV, Minister for Foreign Affairs of Kazakhstan, said that cooperation between neighbouring States and regional organizations played a key role in preventing terrorism.  The growing phenomenon of young people travelling to join “terrorist-driven conflicts” around the world was of particular concern.  Kazakhstan was a country of more than 130 ethnic groups with 17 religious denominations, he said, and the country was committed to promoting ideals and values of inter-ethnic and interfaith dialogue for peace and security.

ALBERT CHUA ( Singapore) said his country was not immune to the threat of terrorism and radical ideologies, noting that there were foreign fighters in Syria who had travelled from South-East Asia.  His Government knew of a handful of Singaporeans who had gone to Syria to take part in the conflict.  Also, there were other citizens from his country who had expressed interest in joining the fighting in Syria but who had been stopped before they could travel.  Noting that Al-Qaida’s key regional affiliate in South-East Asia, Jemaah Islamiyah, had been responsible for several large-scale terrorist attacks, he said that his Government in 2001 had foiled a plot by Jemaah Islamiyah members to attack targets in Singapore, which included a number of diplomatic missions.  Fortunately, they had been stopped before they could do harm.  To counter radical ideology, his Government had worked with its Muslim religious leaders, community groups and individuals to rehabilitate terrorist detainees and to delegitimize radical ideologies.  The resolution on foreign terrorist fighters contained in S/2014/688, which had just been adopted by the Council and which his country had co-sponsored, was an important step in the global effort to combat terrorism.

VAN BOHEMAN, Secretary for Foreign Affairs of New Zealand, said that while national and regional circumstances varied, no country was immune to the threat posed by foreign terrorist fighters.  A small number of New Zealand nationals were known to have travelled to Syria to fight with extremist groups.  His country was conscious of the threat that those fighters posed to many of its neighbours in the Asia Pacific.  Recognizing the need for a comprehensive approach in tackling that threat, he said that his country’s domestic strategy included efforts to confront the drivers of radicalization and violent extremism by engaging communities to help build their resilience; as well as preventative security and law enforcement measures, such as cancelling passports.  New Zealand was also working with its partners in South-East Asia and the Pacific to build their capacity to counter terrorism and violent extremism, and to help them ensure that they became neither a target nor a source of international terrorism.

MANUEL GÓMEZ-ACEBO ( Spain) said his country was suffering the problem of terrorist foreign fighters first hand as it had identified at least 50 individuals who had exited its borders to join terrorist groups in Syria and Iraq.  To that end, his country was preparing a change in its laws so that it might be punishable as a crime for individuals to exit Spain seeking to join a third country’s terrorist group.

AHMED AL JARMAN, Assistant Minister for Political Affairs of the United Arab Emirates, said that addressing the threat of terrorism could not be done through security and military measures only, but also required the international community to pursue a unified comprehensive strategy that prevented recruitment of terrorist elements.  That included tightening control over social networks, which were used in attracting a larger number of disillusioned youth to achieve the vicious goals under religious slogans, which had no connection with any divine faith.  His country was currently conducting a study on the mechanisms of preventing terrorist organizations from using social networks for recruitment purposes.

BASHAR JA’AFARI ( Syria) said his country had been the first to denounce groups, such as ISIL, and communicate the dangers they posed.  His country was also the first to confront ISIL on the ground.  “Those terrorists have run riot in Syria”, he said, but they couldn’t have done so without the support from Member States which gave them financial, technical and diplomatic support.  Furthermore, the presence of Israel in the coalition undermined efforts to fight terrorism, pointing to that country’s shooting down of a Syrian plane that was only doing its national duty.  The United Nations was the main forum for bolstering efforts to combat terrorism, but success meant that there had to be a distancing from politicization and finding pretext for combating terrorism.  There could be no “moderate” terrorism as compared to “extreme” terrorism or “good” terrorist and “bad” terrorism.  “Terrorism is terrorism”, he stated, pointing to Member States such as Qatar and Saudi Arabia being included as part of the effort to combat those groups when they were supporting them.

VINOD KUMAR ( India) noted that while the current focus on foreign terrorist fighters was recent, the threat had existed for some time and was part of the broader challenge of international terrorism.  Commending the Security Council for establishing a framework to tackle the phenomenon, he stressed that the supply chain of terror was global.  The economic and operational infrastructure of terrorist networks needed to be dismantled.  Endless debate was not a luxury afforded to the international community in responding to the issue and the price paid for procrastination was human lives.  Calling for an international convention on the matter, he stressed the importance of cooperation, particularly on information sharing, financing, recruitment and travel.  States also needed to ensure that their territories were not used to recruit and train terrorists.

HUSSEIN HANIFF ( Malaysia) said that his country had grappled with terrorism on its own soil, and that it had dealt with the threat by winning the population’s “hearts and minds”.  That was achieved by reassuring them that they and their children would have a decent, secure life and a promising future.  His Government believed that terrorism needed to be addressed in a comprehensive, multifaceted manner, and not exclusively through the use of force.  He called for a “Global Movement of Moderates” to “drown out” the voices of the extremists.

PALITHA T.B. KOHONA ( Sri Lanka) reminded the Council that his country had suffered for three decades at the hands of a terrorist group that was described by the United States Federal Bureau of Investigation as the world’s most ruthless.  That group had a devastating impact on Sri Lanka.  His Government had stressed time and time again that non-State actors had no respect for international law.  ISIL was taking a transnational form which posed a threat to the region.  Therefore, it was in the best interest of the international community that no space be afforded to any terrorist group or their sympathizers.  Expressing solidarity to those impacted by terrorist groups, he said that Sri Lanka stood ready to help the victims on the ground.

AMR ABDELLATIF ABOULATTA ( Egypt) underlined the threat posed by foreign terrorist fighters to their countries of origin.  He said the revolutions in his region had taken on a religious dimension, and Egypt had often called for a general strategy to deal with the issue.  Appeals were made to young people, calling for them to fight, encouraging them to take action in the name of religion.  Young people were being told lies and Egypt was taking measures to combat that issue.  His country’s Criminal Code defined terrorism and contained provisions for its penalization.  In talking about combating terrorism in the Middle East, it was important that the approach was comprehensive.  The issue went beyond the Islamic State as terror had to be dealt with wherever it was found, Syria or elsewhere.

For information media. Not an official record.

http://www.un.org/press/en/2014/sc11580.doc.htm



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MessagePosté le: Sam 11 Oct - 01:03 (2014)    Sujet du message: REMARKS TO SECURITY COUNCIL HIGH-LEVEL SUMMIT ON FOREIGN TERRORIST FIGHTERS Répondre en citant

Ban Ki-moon's speeches

REMARKS TO SECURITY COUNCIL HIGH-LEVEL SUMMIT ON FOREIGN TERRORIST FIGHTERS

Secretary-General Ban Ki-moon, Security Council, 24 September 2014

President Obama, thank you for your leadership in convening this Security Council Summit. This is the second time that you have presided over this Council on a matter with grave implications for international PEACE and SECURITY.

The world is witnessing a dramatic evolution in the nature of the terrorist threat.

In the last year, terrorist attacks have killed, maimed and displaced many thousands of civilians – the vast majority of them Muslims from Afghanistan to Somalia to Nigeria… from Iraq to Libya to Mali.

These attacks have been carried out by violent extremists who thrive in conditions of insecurity and injustice, fragility and failed leadership.
These groups ruthlessly hijack religion to control territory and vital economic resources. They brutalize women and girls. They target and slaughter minorities.

They are the enemies of faith.

As Muslim leaders around the world have said, groups like ISIL – or Da’ish -- have nothing to do with Islam, and they certainly do not represent a state.

They should more fittingly be called the “Un-Islamic Non-State”.

Yet these groups have become a magnet for foreign terrorist fighters who are easy prey to simplistic appeals and siren songs.

The UN’s Al Qaeda-Taliban Monitoring Team estimates that more than 13,000 foreign terrorist fighters from over 80 Member States have joined ISIL and the Al Nusra Front.

This growing phenomenon of foreign terrorist fighters is a consequence -- not a cause -- of the conflict in Syria.

A long period of upheaval and, until recently, unresponsive leadership in Iraq – coupled with outrageous human rights abuses in Syria -- have created a hothouse of horrors.


There can be no genuine protection of civilians if extremist groups are permitted to act with impunity and the Syrian government continues its assault on its own people.

For more than a year, I have sounded the alarm about the vicious and unjustifiable actions of these groups and the danger they pose to Iraq, Syria, the wider region and international peace and security.

We need a creative and comprehensive political strategy in Syria and beyond to stem the flow of foreign terrorist fighters.
Terrorists must be defeated -- but we must do so in a way that avoids the deliberate acts of provocation that they set for us -- victimization, further radicalization and more civilian deaths.

Eliminating terrorism requires international solidarity and a multifaceted approach – among the many tools we must use, we must also tackle the underlying conditions that provide violent extremist groups the opportunity to take root.

Immediate security issues must be addressed.

Over the longer-term, the biggest threat to terrorists is not the power of missiles – it is the politics of inclusion.

It’s peaceful societies and respect for human rights. It’s education, jobs and real opportunity. It’s leaders who listen to their people and uphold the rule of law.

Missiles may kill terrorists. But good governance kills terrorism.

Free and independent societies – free from suffering, oppression and occupation – this is what will kill terrorism.

I welcome the Council resolution just adopted and its call for strengthening implementation of the UN Global Counter-Terrorism Strategy.

Through the UN Counter-Terrorism Implementation Task Force, we are stepping up efforts in support of Member States and regions seriously affected by terrorism.

Through the UN Counter-Terrorism Centre, we are working with Member States to enhance understanding of the foreign terrorist fighter phenomenon and to develop and implement policies to combat their flow.

Through our collective efforts, we must ensure that all counterterrorism actions and policies are consistent with international human rights and humanitarian laws.

As the custodian of the Charter of the United Nations, I want to emphasize that all measures must be fully in line with the goals and values and principles of the United Nations.

I once again welcome the new unity of purpose in the Council on this issue under the leadership of President Obama.

I hope that this spirit will carry over to other pressing issues, particularly finally bringing peace to the people of Syria.

Thank you, Mr. President.

http://www.un.org/apps/news/infocus/sgspeeches/statments_full.asp?statID=23…



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MessagePosté le: Sam 11 Oct - 18:15 (2014)    Sujet du message: RÉUNION AU PLUS HAUT NIVEAU, LE CONSEIL DE SÉCURITÉ DEMANDE AUX ÉTATS MEMBRES DE SE MOBILISER CONTRE LES COMBATTANTS TERRORISTES ÉTRANGERS Répondre en citant



"Pour ce qui est des temps et des moments, vous n'avez pas besoin, frères, qu'on vous en écrive.
Car vous savez bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit.
Quand les hommes diront: Paix et sûreté! alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs de l'enfantement surprennent la femme enceinte, et ils n'échapperont point.
Mais vous, frères, vous n'êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme un voleur;
vous êtes tous des enfants de la lumière et des enfants du jour. Nous ne sommes point de la nuit ni des ténèbres."
1 Thessalonicians 5:3


Conseil de sécurité
CS/11580




Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Conseil de sécurité
7272eséance – après-midi

RÉUNION AU PLUS HAUT NIVEAU, LE CONSEIL DE SÉCURITÉ DEMANDE AUX ÉTATS MEMBRES     
DE SE MOBILISER CONTRE LES COMBATTANTS TERRORISTES ÉTRANGERS     

Il envisage d’élargir à ces individus le régime de sanctions visant Al-Qaida     


Cet après-midi, au cours d’une réunion présidée par le Président des États-Unis, M. Barack Obama, et à laquelle ont pris part 24 chefs d’État et de gouvernement, ainsi que le Secrétaire général de l’ONU, le Conseil de sécurité a condamné l’extrémisme violent, la « violence fanatique » et la perpétration d’actes de terrorisme par des combattants étrangers, en exigeant de ceux-ci qu’ils désarment, mettent fin à leurs activités et cessent de participer à des conflits.

Dans la résolution 2178 (2014), adoptée à l’unanimité de ses 15 membres, le Conseil exprime sa volonté d’élargir aux combattants terroristes étrangers, notamment ceux qui sont recrutés par l’État islamique d’Iraq et du Levant (EIIL) et le Front el-Nosra, les sanctions qui frappent actuellement les individus et entités visés par le Comité contre Al-Qaida.

Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, il se déclare « fermement résolu à envisager » l’inscription, sur cette liste, des « groupes, entreprises et entités associés à Al-Qaida qui financent, arment, organisent et recrutent pour son compte ou qui soutiennent ses actes ou activités, y compris à l’aide des nouvelles technologies de l’information et des communications comme Internet et les médias sociaux ».

Cette réunion du Conseil, « la sixième à un si haut niveau depuis la création de l’ONU il y a 70 ans », a rappelé M. Obama, s’est déroulée dans une atmosphère lourde, marquée par l’annonce, quelques heures plus tôt, de l’exécution, en Algérie, d’Hervé Gourdel, un otage français enlevé par un groupe lié à l’État islamique d’Iraq et du Levant.  Une trentaine d’autres délégations se sont exprimées au cours du débat qui a suivi l’adoption de la résolution.

« Ce qui nous réunit aujourd’hui, c’est le nombre croissant d’individus, estimé à environ 15 000, qui se rendent dans les zones de conflit, notamment en Syrie et en Iraq, pour y combattre aux côtés de groupes comme l’EIIL ou le Front el-Nosra, et retournent ensuite dans leur pays d’origine avec pour intention d’y commettre des attentats contre leurs concitoyens », a expliqué le Président Obama.

Parmi ces combattants, on compte 500 « fanatiques britanniques », selon le Premier Ministre du Royaume-Uni, M. David Cameron, et environ 1 000 Français, « un chiffre en hausse de 50% depuis le début de l’année », a indiqué le Président de la France.  Pour M. François Hollande, la résolution 2178 (2014) articule une « stratégie mondiale » dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et adresse un « message de fermeté de la part de la communauté internationale ».

Alors que la coalition internationale a lancé des frappes aériennes contre des positions de l’EIIL, le Premier Ministre de l’Iraq, M. Haider Al-Abadi, nouvellement élu, a plaidé pour une assistance « militaire et sécuritaire », en précisant que son pays en avait besoin de toute urgence pour rétablir sa souveraineté nationale et son intégrité territoriale.

M. Al-Abadi a assuré qu’il avait engagé une « transition pacifique » assorti d’un « échéancier politique précis ».  « Les missiles peuvent tuer des terroristes, mais c’est la bonne gouvernance qui en viendra à bout », a résumé, pour sa part, le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, présent lors de ce débat.

« L’EIIL n’est pas seul dans cette campagne abjecte contre l’humanité », a toutefois rappelé le Président du Nigéria, M. Goodluck Jonathan, qui a précisé aux membres du Conseil que Boko Haram avait, ces dernières années, commis « davantage d’actes barbares que tout autre groupe terroriste ».

En vertu de la résolution 2178 (2014), les États doivent empêcher la circulation de terroristes et de groupes terroristes en effectuant des contrôles efficaces aux frontières et en surveillant de près la délivrance de documents d’identité et de voyage, pour que soit brisée la « chaîne alimentant le terrorisme », selon la formule du représentant de l’Inde.

En effet, « non seulement les combattants terroristes étrangers exacerbent les conflits existants, mais aussi, bien souvent, ils retournent dans leur pays après avoir acquis des compétences et établi de nouvelles relations, ce qui ne peut qu’aggraver la menace d’actes de terrorisme dans leur pays d’origine.  Les réseaux terroristes qui se forment pendant les conflits d’aujourd’hui pourraient poser à l’avenir une grave menace à long terme », note le document de réflexion soumis aux membres du Conseil par la délégation des États-Unis.

C’est pourquoi, les États doivent intensifier et accélérer les « échanges d’informations opérationnelles » au sujet des activités ou des mouvements de terroristes et de réseaux terroristes, notamment avec les États de résidence ou de nationalité des individus concernés.

À ce titre, les Premiers Ministres des Pays-Bas et du Maroc ont souligné l’adoption, hier, par le Forum mondial de lutte contre le terrorisme, d’un mémorandum d’accord qu’ils ont conjointement préparé sur les pratiques optimales, notamment dans les domaines juridique et sécuritaire.

La résolution 2178 (2014) demande par ailleurs aux États Membres de prévenir la « radicalisation pouvant conduire au terrorisme » et, s’agissant des combattants terroristes étrangers qui retournent dans leur pays de départ, d’élaborer des stratégies en matière de « poursuites, de réinsertion et de réintégration ».

C’est un point sur lequel a insisté la Présidente du Chili, Mme Michelle Bachelet, qui, à l’instar de nombreux autres orateurs, a estimé que toute action de lutte ou de prévention et de sensibilisation devrait être menée dans le respect des droits de l’homme et des principes de la Charte des Nations Unies.

MENACES CONTRE LA PAIX ET LA SÉCURITÉ INTERNATIONALES RÉSULTANT D’ACTES DE TERRORISME: LES COMBATTANTS TERRORISTES ÉTRANGERS

Lettre datée du 3 septembre 2014, adressée au Secrétaire général par la Représentante permanente des États-Unis d’Amérique auprès de l’Organisation des Nations Unies (S/2014/648)

Le texte de la résolution 2178 (2014) adoptée par le Conseil de sécurité

       Le Conseil de sécurité,

Réaffirmant que le terrorisme, sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, constitue une des menaces les plus graves contre la paix et la sécurité internationales et que tous les actes de terrorisme sont criminels et injustifiables, quels qu’en soient les motivations, le moment et les auteurs, et demeurant résolu à contribuer encore à améliorer l’efficacité de l’action d’ensemble menée contre ce fléau à l’échelle mondiale,

Constatant avec préoccupation que la menace terroriste devient plus diffuse à mesure que les attaques, y compris celles motivées par l’intolérance ou l’extrémisme, se multiplient dans plusieurs régions du monde, et se déclarant résolu à combattre cette menace,

Considérant qu’il faut éliminer les conditions propices à la propagation du terrorisme et affirmant que les États Membres sont déterminés à continuer à faire tout leur possible pour régler les conflits et empêcher les groupes terroristes de s’implanter et de créer des sanctuaires, et lutter ainsi plus efficacement contre la menace grandissante que constitue le terrorisme,

Réaffirmant que le terrorisme ne peut et ne saurait être associé à aucune religion, nationalité ou civilisation,

Considérant que la coopération internationale et toutes les mesures prises par les États Membres pour prévenir et combattre le terrorisme doivent respecter strictement la Charte des Nations Unies,

Réaffirmant que, conformément à la Charte, il respecte la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance politique de tous les États,

Réaffirmant que les États Membres doivent veiller à ce que les mesures qu’ils prennent pour combattre le terrorisme soient conformes à toutes les obligations que leur fait le droit international, en particulier le droit international des droits de l’homme, le droit international des réfugiés et le droit international humanitaire, soulignant que les mesures antiterroristes efficaces et le respect des droits de l’homme, des libertés fondamentales et de l’état de droit sont complémentaires et se renforcent mutuellement, et que tous sont des éléments essentiels au succès de la lutte contre le terrorisme, notant qu’il importe de respecter l’état de droit pour prévenir et combattre efficacement le terrorisme et notant également que le fait de se soustraire à ces obligations internationales particulières comme à d’autres, dont celles résultant de la Charte des Nations Unies, est un des facteurs contribuant à une radicalisation accrue et favorise le sentiment d’impunité,

Se déclarant gravement préoccupé par la menace terrible et grandissante que font peser les combattants terroristes étrangers, à savoir des individus qui se rendent dans un État autre que leur État de résidence ou de nationalité, dans le dessein de commettre, d’organiser ou de préparer des actes de terrorisme, ou afin d’y participer ou de dispenser ou recevoir un entraînement au terrorisme, notamment à l’occasion d’un conflit armé, et résolu à écarter cette menace,

Se disant gravement préoccupé par quiconque cherche à se rendre à l’étranger pour y devenir un combattant terroriste,

Constatant avec inquiétude que les combattants terroristes étrangers contribuent à intensifier les conflits, à les prolonger et à en compliquer singulièrement le règlement, et qu’ils peuvent aussi être une menace considérable pour les États dont ils viennent, ceux par lesquels ils transitent et ceux où ils se rendent, ainsi que les États qui jouxtent les zones de conflit armé où ils combattent et qui doivent faire face à de sérieux problèmes de sécurité, notant que la menace que représentent les combattants terroristes étrangers peut atteindre toutes les régions et tous les États Membres, même ceux qui sont éloignés des zones de conflit, et se disant profondément préoccupé de voir que les combattants terroristes étrangers mettent leur idéologie extrémiste au service de l’apologie du terrorisme,

Constatant avec préoccupation que des terroristes et des entités terroristes ont construit, entre les États d’origine, de transit et de destination, des réseaux internationaux leur permettant de faire circuler des combattants de toutes nationalités et les ressources dont ils ont besoin,

Particulièrement inquiet de constater que des combattants terroristes étrangers sont sélectionnés et recrutés par des entités telles que l’État islamique d’Iraq et du Levant, le Front el-Nosra et d’autres cellules, filiales, émanations ou groupes dissidents d’Al-Qaida figurant sur la Liste établie par le Comité du Conseil de sécurité créé par les résolutions 1267 (1999) et 1989 (2011), considérant que la menace que représentent les combattants terroristes étrangers englobe, entre autres, les personnes qui appuient les actes ou activités d’Al-Qaida et de ses cellules, filiales, émanations ou groupes dissidents, notamment en recrutant pour leur compte ou en soutenant de toute autre manière les actes et activités de ces entités, et soulignant qu’il est urgent de s’attaquer à cette menace précise,

Conscient que, pour faire pièce à la menace que représentent les combattants terroristes étrangers, il faut s’attaquer à l’ensemble des causes du phénomène, ce qui exige notamment d’empêcher la radicalisation pouvant conduire au terrorisme, de juguler le recrutement, d’interdire aux combattants terroristes étrangers de voyager, de bloquer l’aide financière qu’ils reçoivent, de lutter contre l’extrémisme violent qui peut déboucher sur le terrorisme, de combattre l’incitation à la commission d’actes terroristes motivés par l’extrémisme ou l’intolérance, de promouvoir la tolérance politique et religieuse, le développement économique et la cohésion et l’intégration sociales, de faire cesser et de régler les conflits armés, et de faciliter la réintégration et la réinsertion,

Considérant que la force militaire, les mesures visant à faire appliquer la loi et les opérations des services de renseignement ne suffiront pas à elles seules à vaincre le terrorisme, et soulignant qu’il est nécessaire d’éliminer les conditions propices à la propagation du terrorisme, comme le veut le premier volet de la Stratégie antiterroriste mondiale de l’Organisation des Nations Unies (A/RES/60/288),

S’inquiétant que les terroristes et leurs partisans utilisent de plus en plus les nouveaux moyens de communication, dont Internet, à des fins de ralliement par la radicalisation, de recrutement, d’incitation à la commission d’actes terroristes et de financement et d’organisation des voyages et des activités des combattants arrivés à destination, et soulignant que les États Membres doivent agir dans un esprit de coopération pour empêcher les terroristes de tirer parti de la technologie, des moyens de communication et d’autres ressources à des fins d’incitation à la perpétration d’actes de terrorisme, tout en respectant les droits de l’homme et les libertés fondamentales, ainsi que les autres obligations édictées par le droit international,

Se félicitant des activités entreprises dans le domaine du renforcement des capacités par les entités des Nations Unies, en particulier celles qui font partie de l’Équipe spéciale de lutte contre le terrorisme, dont l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime et le Centre des Nations Unies pour la lutte contre le terrorisme, ainsi que des initiatives de la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme dans le but d’offrir une assistance technique, notamment en facilitant les échanges entre prestataires et bénéficiaires de l’aide au renforcement des capacités, en coordination avec les autres organisations internationales, régionales et sous-régionales compétentes, afin de fournir une assistance technique aux États Membres qui en font la demande dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie antiterroriste mondiale,

Prenant note des initiatives et activités menées récemment aux niveaux international, régional et sous-régional pour prévenir le terrorisme international et en venir à bout, et prenant acte des travaux du Forum mondial de lutte contre le terrorisme, qui a notamment adopté récemment une série complète de bonnes pratiques destinées à lutter contre le phénomène des combattants terroristes étrangers et publié plusieurs autres guides et exemples de bonnes pratiques, en particulier dans les domaines de la lutte contre l’extrémisme violent, de la justice pénale, des prisons, des enlèvements contre rançon, de l’aide aux victimes du terrorisme et de la police de proximité afin d’aider les États intéressés à appliquer sur le terrain les orientations générales et le cadre juridique établis par l’Organisation des Nations Unies pour lutter contre le terrorisme, et de compléter le travail des entités spécialisées de l’Organisation,

Saluant l’action menée par INTERPOL pour écarter la menace que représentent les combattants terroristes étrangers, notamment la facilitation d’échanges d’informations utiles aux services chargés de l’application de la loi du monde entier grâce à son réseau de communication sécurisée, ses bases de données, son système de notices, ses procédures de recensement des documents de voyage et d’identité volés et des faux, ses instances chargées de la lutte contre le terrorisme et son programme relatif aux combattants terroristes étrangers,

Ayant à l’esprit et soulignant la situation des personnes ayant plusieurs nationalités qui se rendent dans des États dont elles ont la nationalité dans le dessein de commettre, d’organiser ou de préparer des actes de terrorisme, ou afin d’y participer ou de dispenser ou recevoir un entraînement au terrorisme, et exhortant les États à prendre les mesures qui s’imposent dans le respect des obligations qui leur sont faites par leur droit interne et le droit international, y compris le droit international des droits de l’homme,

Demandant aux États de veiller, conformément au droit international et notamment au droit international des droits de l’homme et au droit international des réfugiés, à ce que le statut de réfugié ne soit pas détourné à leur profit par les auteurs, organisateurs ou complices d’actes terroristes, y compris les combattants terroristes étrangers,

Demandant à nouveau à tous les États de devenir parties dès que possible aux conventions internationales de lutte contre le terrorisme et à leurs protocoles, qu’ils soient ou non parties à des conventions régionales sur la matière, et de s’acquitter intégralement des obligations découlant des instruments auxquels ils sont parties,

Notant que le terrorisme menace constamment la paix et la sécurité internationales et affirmant qu’il faut combattre par tous les moyens, conformément à la Charte des Nations Unies, les menaces que font peser sur la paix et la sécurité internationales les actes de terrorisme, notamment ceux perpétrés par des combattants étrangers,

Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies,

1.   Condamne l’extrémisme violent, qui peut conduire au terrorisme, la violence confessionnelle et la perpétration d’actes de terrorisme par des combattants terroristes étrangers, et exige que tous les combattants terroristes étrangers désarment, qu’ils mettent fin à toutes leurs activités terroristes et qu’ils cessent de participer à des conflits armés;

2.   Réaffirme que tous les États doivent empêcher la circulation de terroristes et de groupes terroristes en effectuant des contrôles efficaces aux frontières, en surveillant de près la délivrance de documents d’identité et de voyage, et en prenant des mesures visant à empêcher la falsification de documents d’identité et de voyage, la fabrication de faux et l’utilisation frauduleuse de tels documents, souligne à cet égard qu’il importe qu’ils s’attaquent, conformément à leurs obligations internationales pertinentes, à la menace que représentent les combattants terroristes étrangers, et encourage les États Membres à mettre en place des procédures de contrôle des voyageurs et d’évaluation des risques reposant sur des observations factuelles telles que la collecte et l’analyse de données relatives aux voyages, sans toutefois procéder à un profilage sur base de stéréotypesfondés sur des motifs de discrimination interdits par le droit international;

3.   Prie instamment les États Membres d’intensifier et d’accélérer, conformément au droit interne et international, les échanges d’informations opérationnelles au sujet des activités ou des mouvements de terroristes et de réseaux terroristes, y compris de combattants terroristes étrangers, notamment avec les États de résidence ou de nationalité des individus concernés, dans le cadre de mécanismes multilatéraux et bilatéraux, en particulier l’Organisation des Nations Unies;

4.   Demande aux États Membres de coopérer, conformément à leurs obligations, au regard du droit international, à l’action menée pour écarter la menace que représentent les combattants terroristes étrangers, notamment en prévenant la radicalisation pouvant conduire au terrorisme et le recrutement de combattants terroristes étrangers, y compris des enfants, en empêchant lesdits combattants de franchir leurs frontières, en faisant cesser et en bloquant l’aide financière qui leur est destinée et, s’agissant des combattants terroristes étrangers qui retournent dans leur pays de départ, en élaborant et appliquant des stratégies de poursuites, de réinsertion et de réintégration;

5.   Décide que les États Membres doivent, dans le respect du droit international des droits de l’homme, du droit international des réfugiés et du droit international humanitaire, prévenir et éliminer les activités de recrutement, d’organisation, de transport ou d’équipement bénéficiant à des personnes qui se rendent dans un État autre que leur État de résidence ou de nationalité dans le dessein de commettre, d’organiser ou de préparer des actes de terrorisme, ou afin d’y participer ou de dispenser ou recevoir un entraînement au terrorisme, ainsi que le financement des voyages et activités de ces personnes;

6.   Rappelle que, dans sa résolution 1373 (2001), il a décidé que tous les États Membres devaient veiller à ce que toute personne qui participe au financement, à l’organisation, à la préparation ou à la perpétration d’actes de terrorisme ou qui y apporte un appui soit traduite en justice, et décide que tous les États doivent veiller à ce que la qualification des infractions pénales dans leur législation et leur réglementation internes permette, proportionnellement à la gravité de l’infraction, d’engager des poursuites et de réprimer :

a)   Leurs nationaux qui se rendent ou tentent de se rendre dans un État autre que leur État de résidence ou de nationalité, et d’autres personnes qui quittent ou tentent de quitter leur territoire pour se rendre dans un État autre que leur État de résidence ou de nationalité, dans le dessein de commettre, d’organiser ou de préparer des actes de terrorisme, ou afin d’y participer ou de dispenser ou recevoir un entraînement au terrorisme;

b)   La fourniture ou la collecte délibérées, par quelque moyen que ce soit, directement ou indirectement, par leurs nationaux ou sur leur territoire, de fonds que l’on prévoit d’utiliser ou dont on sait qu’ils seront utilisés pour financer les voyages de personnes qui se rendent dans un État autre que leur État de résidence ou de nationalité, dans le dessein de commettre, d’organiser ou de préparer des actes de terrorisme, ou afin d’y participer ou de dispenser ou recevoir un entraînement au terrorisme;

c)   L’organisation délibérée, par leur nationaux ou sur leur territoire, des voyages de personnes qui se rendent dans un État autre que leur État de résidence ou de nationalité, dans le dessein de commettre, d’organiser ou de préparer des actes de terrorisme, ou afin d’y participer ou de dispenser ou recevoir un entraînement au terrorisme, ou la participation à d’autres activités qui facilitent ces actes, y compris le recrutement;

7.   Se dit fermement résolu à envisager d’inscrire sur la Liste, en application de la résolution 2161 (2014), les personnes, groupes, entreprises et entités associés à Al-Qaida qui financent, arment, organisent et recrutent pour son compte ou qui soutiennent, de toute autre manière, ses actes ou activités, y compris à l’aide des nouvelles technologies de l’information et des communications, comme Internet, les médias sociaux ou tout autre moyen;

8.   Décide que, sans préjudice de l’entrée ou du transit nécessaires à la conduite d’une procédure judiciaire, y compris à la conduite d’une telle procédure liée à l’arrestation ou à la détention de tout combattant terroriste étranger, les États Membres interdiront l’entrée sur leur territoire ou le transit par leur territoire de toute personne pour laquelle l’État est en possession d’informations fiables lui donnant des motifs raisonnables de penser que celle-ci cherche à entrer sur le territoire ou à transiter par lui afin de participer aux actes décrits au paragraphe 6, y compris tout acte ou activité indiquant qu’une personne, groupe, entreprise ou entité est associé à Al-Qaida, comme indiqué au paragraphe 2 de la résolution 2161 (2014), étant entendu qu’aucune disposition du présent paragraphe n’oblige un État à refuser à ses propres ressortissants ou résidents permanents l’entrée ou le séjour sur son territoire;

9.   Invite les États Membres à exiger des compagnies aériennes opérant sur leur territoire qu’elles communiquent à l’avance aux autorités nationales compétentes des informations sur les passagers afin de détecter le départ de leur territoire, ou la tentative d’entrée sur leur territoire ou de transit par leur territoire, à bord d’appareils civils, de personnes désignées par le Comité faisant suite aux résolutions 1267 (1999) et 1989 (2011) (« le Comité »), et les invite également à signaler au Comité tout départ de leur territoire, ou toute tentative d’entrée sur leur territoire ou de transit par leur territoire, de telles personnes et à communiquer ces informations à l’État de résidence ou de nationalité de la personne, selon qu’il conviendra et conformément au droit interne et aux obligations internationales;

10.  Souligne qu’il convient d’urgence d’appliquer intégralement et immédiatement la présente résolution aux combattants terroristes étrangers, insiste sur le fait qu’il faut en particulier l’appliquer d’urgence aux combattants terroristes étrangers associés à l’EIIL, au Front el-Nosra et à toute cellule, filiale ou émanation d’Al-Qaida ou groupe dissident de celui-ci désignés par le Comité, et se dit prêt à envisager de désigner, en application de la résolution 2161 (2014), des personnes associées à Al-Qaida qui commettent les actes énoncés au paragraphe 6 ci-dessus;

Coopération internationale

11.  Invite les États Membres à améliorer la coopération internationale, régionale et sous-régionale, dans le cadre d’accords bilatéraux selon qu’il convient, en vue d’empêcher que des combattants terroristes étrangers quittent leur territoire ou s’y rendent, y compris en renforçant l’échange d’informations permettant de repérer les combattants terroristes étrangers, en mettant en commun et en adoptant des pratiques optimales et en comprenant mieux la façon dont s’articulent les voyages des combattants terroristes étrangers, et les engage à agir dans un esprit de coopération, dans le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales et conformément aux autres obligations qui leur incombent en droit international, lorsqu’ils prennent des mesures visant à empêcher les terroristes de tirer parti de la technologie, des moyens de communication et des ressources pour inciter au soutien à des actes de terrorisme;

12.  Rappelle que, dans sa résolution 1373 (2001), il a décidé que tous les États devaient se prêter mutuellement la plus grande assistance à l’occasion d’enquêtes criminelles ou de poursuites pénales relatives au financement d’actes de terrorisme ou à l’appui à de tels actes, y compris l’assistance en vue de l’obtention des éléments de preuve qui seraient en leur possession et qui seraient nécessaires à la procédure, et souligne qu’il importe de respecter cette obligation à l’occasion des enquêtes ou poursuites se rapportant à des combattants terroristes étrangers;

13.  Encourage INTERPOL à redoubler d’efforts s’agissant de la menace que représentent les combattants terroristes étrangers et à recommander ou à mettre en place d’autres ressources, telles que l’extension de l’usage des notices spéciales INTERPOL aux combattants terroristes étrangers, afin d’appuyer et de promouvoir les mesures nationales, régionales et internationales visant à contrôler et empêcher le transit de combattants terroristes étrangers;

14.  Invite les États à aider à renforcer la capacité des États d’écarter la menace que représentent les combattants terroristes étrangers, y compris d’empêcher et d’interdire que des combattants terroristes étrangers franchissent les frontières terrestres ou maritimes, en particulier à aider les États voisins de zones de conflit armé où des combattants terroristes étrangers se trouvent, et accueille avec satisfaction et encourage l’assistance bilatérale qu’apportent les États Membres au renforcement de ces capacités nationales;

Lutte contre l’extrémisme violent afin d’empêcher le terrorisme


15.  Souligne que la lutte contre l’extrémisme violent, lequel peut conduire au terrorisme, y compris la lutte contre la radicalisation et la mobilisation de personnes et leur recrutement dans des groupes terroristes et la lutte contre le fait de devenir un combattant terroriste étranger, est essentielle pour contrer la menace pour la paix et la sécurité internationales que représentent les combattants terroristes étrangers, et demande aux États Membres de redoubler d’efforts pour lutter contre cette forme d’extrémisme violent;

16.  Encourage les États Membres à faire participer les populations locales et les organisations non gouvernementales compétentes à l’élaboration de stratégies de lutte contre le discours extrémiste violent qui peut inciter à la commission d’actes de terrorisme, à faire changer les conditions propices à la propagation de l’extrémisme violent, qui peut conduire au terrorisme, y compris en donnant voix au chapitre aux jeunes, aux familles, aux femmes, aux chefs religieux et culturels et aux responsables de l’éducation, et tous les autres groupes de la société civile concernés, et à adopter des stratégies personnalisées visant à lutter contre l’embrigadement dans cette forme d’extrémisme violent et à promouvoir l’inclusion et la cohésion sociales;

17.  Rappelle la décision qu’il a prise au paragraphe 14 de sa résolution 2161 (2014) concernant les engins explosifs improvisés et les personnes, groupes, entreprises et entités associés à Al-Qaida et exhorte les États Membres, dans ce contexte, à agir dans un esprit de coopération, dans le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales et conformément aux autres obligations qui leur incombent en droit international, lorsqu’ils prennent des mesures visant à empêcher les terroristes de tirer parti de la technologie, des moyens de communication et des ressources, y compris les moyens audio et vidéo, pour inciter au soutien à des actes de terrorisme;

18.  Invite les États Membres à coopérer et à s’entraider systématiquement dans la lutte contre l’extrémisme violent, lequel peut conduire au terrorisme, notamment dans les domaines du renforcement des capacités, de la coordination des plans et des efforts et de l’échange d’enseignements tirés de l’expérience;

19.  Souligne à ce sujet l’importance de l’action menée par les États Membres pour inciter les personnes et populations locales touchées à mettre au point des moyens non violents de prévention et de règlement des conflits afin de réduire le risque de radicalisation pouvant conduire au terrorisme, et celle des efforts visant à promouvoir des moyens pacifiques de s’opposer à la rhétorique violente à laquelle adhèrent les combattants terroristes étrangers, et insiste sur le rôle que l’éducation peut jouer dans la lutte contre la propagande terroriste;

Participation des Nations Unies à la lutte contre la menace que représentent les combattants terroristes étrangers

20.  Note que les combattants terroristes étrangers et ceux qui financent ou facilitent leurs voyages et leurs activités pourraient être inscrits sur la Liste relative aux sanctions contre Al-Qaida que tient à jour le Comité faisant suite aux résolutions 1267 (1999) et 1989 (2011) pour le fait de concourir à financer, organiser, faciliter, préparer ou exécuter des actes ou activités du réseau Al-Qaida, en association avec celui-ci, sous son nom ou pour son compte, ou le fait de les soutenir, le fait de fournir, vendre ou transférer des armements et matériels connexes à Al-Qaida et le fait de recruter pour le compte du réseau Al-Qaida ou de soutenir, de toute autre manière, des actes ou activités du réseau Al-Qaida ou de toute cellule, filiale ou émanation ou tout groupe dissident de celui-ci, et invite les États à proposer que soient inscrits sur la Liste ces combattants terroristes et ceux qui facilitent ou financent leurs voyages et activités ultérieures;

21.  Charge le Comité faisant suite aux résolutions 1267 (1999) et 1989 (2011) et l’Équipe d’appui analytique et de surveillance des sanctions, agissant en étroite collaboration avec tous les organismes des Nations Unies chargés de la lutte contre le terrorisme, en particulier la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme, de s’intéresser tout particulièrement à la menace que représentent les combattants terroristes étrangers qui sont recrutés par l’EIIL, le Front el-Nosra et tous les groupes, entreprises et entités associés à Al-Qaida ou qui s’y joignent;

22.  Encourage l’Équipe d’appui analytique et de surveillance des sanctions à coordonner l’action qu’elle mène pour suivre et écarter, avec d’autres organismes des Nations Unies chargés de la lutte contre le terrorisme, en particulier l’Équipe spéciale de lutte contre le terrorisme, la menace que représentent les combattants terroristes étrangers;

23.  Prie l’Équipe d’appui analytique et de surveillance des sanctions, agissant en coopération étroite avec d’autres organismes des Nations Unies chargés de la lutte contre le terrorisme, de faire rapport dans les 180 jours au Comité faisant suite aux résolutions 1267 (1999) et 1989 (2011), et de lui présenter oralement dans les 60 jours, un exposé préliminaire sur la menace que représentent les combattants terroristes étrangers qui sont recrutés par l’EIIL, le Front el-Nosra et tous les groupes, entreprises et entités associés à Al-Qaida, comprenant:

a)   Une évaluation globale de la menace que représentent ces combattants terroristes étrangers, y compris ceux qui les aident, les régions les plus touchées et les tendances de la radicalisation pouvant conduire au terrorisme, la facilitation, le recrutement, la composition démographique et le financement;

b)   Des recommandations quant aux mesures qui peuvent être prises pour mieux écarter la menace que représentent les combattants terroristes étrangers;

24.  Prie le Comité contre le terrorisme, dans les limites de son mandat et avec le concours de sa direction exécutive, de détecter, dans la capacité qu’ont les États Membres d’appliquer ses résolutions 1373 (2001) et 1624 (2005), les principales insuffisances qui pourraient les empêcher d’endiguer le flot de combattants terroristes étrangers et de recenser les bonnes pratiques mises en œuvre pour appliquer les résolutions 1373 (2001) et 1624 (2005) qui permettraient de le faire, et de faciliter l’assistance technique, précisément en favorisant la collaboration entre ceux qui fournissent une aide au renforcement des capacités et ceux qui la reçoivent, surtout ceux des régions les plus touchées, y compris en mettant au point, lorsqu’ils en font la demande, des stratégies globales de lutte contre le terrorisme prévoyant de lutter contre la radicalisation violente et d’endiguer le flot de combattants terroristes étrangers, en rappelant le rôle des autres acteurs concernés comme, par exemple, le Forum mondial de lutte contre le terrorisme;

25.  Souligne que la menace grandissante que représentent les combattants terroristes étrangers fait partie des problèmes, tendances et faits nouveaux en rapport avec les résolutions 1373 (2001) et 1624 (2005) qu’il a demandé à la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme, au paragraphe 5 de la résolution 2129 (2013), de recenser, et qu’elle mérite donc une attention soutenue du Comité, conformément à son mandat;

26.  Prie le Comité faisant suite aux résolutions 1267 (1999) et 1989 (2011) et le Comité contre le terrorisme de lui faire rapport sur l’action que chacun entreprendra en application de la présente résolution;

27.  Décide de rester saisi de la question.

Déclarations

M. BAN KI-MOON, Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, a déclaré que le monde était le témoin d’une évolution dramatique quant à la nature même de la menace terroriste.  Il a ainsi rappelé que l’an dernier, des terroristes avaient tué et provoqué l’exil de plusieurs milliers de civils, dont une vaste majorité de musulmans d’Afghanistan, de Somalie, du Nigéria, d’Iraq, de Libye et du Mali.  Ces attaques ont été menées par des groupes violents qui prospèrent dans des conditions d’insécurité, d’injustice, de fragilité et de leadership défaillant, a-t-il ajouté.  Qualifiant ces groupes d’ennemis de la foi, le Secrétaire général a souligné que l’« État islamique en Iraq et au Levant », encore appelé « Daesh », n’avait rien à voir avec l’islam et que, sans nul doute, il ne représentait aucun État.  M. Ban Ki-moon a ensuite constaté que « Daesh » et le Front el-Nostra étaient parvenus à attirer un nombre croissant de terroristes étrangers, qu’il a estimé à 13 000 ressortissants de plus de 80 États Membres.

Pour le Secrétaire général, les civils ne peuvent être protégés si ces groupes terroristes sont en mesure d’agir en toute impunité et que le Gouvernement syrien continue de mener des assauts contre son propre peuple.  Il a également rappelé que, depuis un an, il avait attiré l’attention sur le degré de dangerosité de ces groupes, qui menacent la paix et la sécurité internationales.  Les terroristes doivent être mis hors d’état de nuire, a poursuivi M. Ban, qui a insisté sur le fait que cet objectif ne pourrait être atteint qu’en mobilisant la solidarité internationale et en s’attaquant aux causes sous-jacentes de l’essor des groupes radicaux.  Le Secrétaire général a souligné en ce sens que les armes les plus sûres contre cet essor étaient l’éducation, l’emploi et des dirigeants qui savent écouter leur peuple et respecter l’état de droit.  Les missiles peuvent tuer des terroristes, mais c’est la bonne gouvernance qui viendra à bout du terrorisme, a martelé le Chef de l’ONU.  Des sociétés libres et indépendants, exemptes de souffrances et d’oppression, voilà ce qui tuera le terrorisme, a-t-il renchéri.  Saluant l’adoption de la résolution présentée par M. Obama, M. Ban Ki-moon a demandé que la lutte contre le terrorisme respecte le droit international et le droit international humanitaire: toutes les mesures prises doivent l’être dans le respect des objectifs, valeurs et principes de la Charte des Nations Unies, a-t-il dit.

M. BARACK OBAMA, Président des États-Unis d’Amérique, a rappelé que c’est seulement la sixième fois, depuis la création de l’ONU il y a 70 ans, que le Conseil de sécurité se réunit à un si haut niveau.  « Cela montre la gravité de la menace posée par les combattants terroristes étrangers, comme l’illustre l’assassinat aujourd’hui d’Hervé Gourdel en Algérie par un groupe lié à l’État islamique d’Iraq et du Levant (EIIL). »  Ce qui nous réunit, a poursuivi M. Obama, c’est le nombre croissant des individus, que l’on estime aujourd’hui à 15 000 environ, qui se rendent dans les zones de conflit, notamment en Syrie et en Iraq, pour combattre aux côtés de groupes comme l’« État islamique d’Iraq et du Levant » ou du Front el-Nosra, et qui retournent ensuite dans leur pays d’origine avec pour intention d’y commettre des attentats contre leurs concitoyens.

« La résolution historique et juridiquement contraignante que nous venons d’adopter démontre notre détermination à relever ce défi », s’est félicité le Président américain, car, a-t-il précisé, elle invite les États à prendre des mesures à l’encontre de ces combattants terroristes et ceux qui facilitent ou financent leurs déplacements.  Ils doivent donc maintenant veiller à ce que des législations soient adoptées en ce sens, a souligné M. Obama.  Ce texte, a-t-il noté, renforce en outre les capacités des États, qui peuvent notamment s’appuyer sur la diffusion et l’échange des pratiques optimales.  Il s’agira notamment de partager les informations relatives aux déplacements des individus suspects de se livrer à des actes de terrorisme, a expliqué le Président, qui a souligné que le respect des droits de l’homme et de l’état de droit reste, dans ce cadre, d’une importance cruciale si l’on veut réduire l’attrait exercé par la violence extrémiste.  « Des groupes comme l’État islamique trahissent l’islam, en faisant des victimes d’abord et avant tout parmi des musulmans », a-t-il tranché.  Souvent, a rappelé le Président, ce sont les communautés locales, des parents, des amis, des voisins, qui peuvent identifier en amont les personnes tentées de se laisser séduire par la lutte armée.

Pour M. Obama, la communauté internationale doit aujourd’hui développer un véritable partenariat.  « La résolution que le Conseil de sécurité vient d’adopter ne saurait suffire, et encore moins les promesses faites dans des déclarations qui, a-t-il dit, ne permettront pas de déjouer des attentats terroristes ».  L’adoption à l’unanimité de la résolution 2178(2014) doit maintenant être suivie d’actes concrets de la part des États Membres dans les jours à venir.  « Aucun défi ne saurait être relevé par un pays qui ferait cavalier seul.  Je suis ici pour vous dire que tous ceux d’entre vous qui sont déterminés à combattre ce fléau sont assurés que les États-Unis sont un partenaire », a affirmé avant de conclure le Président.

M. GOODLUCK EBELE JONATHAN, Président du Nigéria, a déclaré que le monde était horrifié par les récents meurtres perpétrés par « Daesh ».  « L’État islamique n’est pas seul dans cette campagne abjecte contre l’humanité », a-t-il ajouté, en rappelant que Boko Haram avait commis davantage d’actes barbares que tout autre groupe terroriste ces dernières années.  Le Président nigérian s’est ensuite inquiété de la capacité des nouveaux groupes terroristes à s’emparer de territoires entiers et de détruire des communautés.  « Nous mobiliserons toutes nos ressources pour éradiquer le terrorisme partout où il sévit », a-t-il asséné avant de mettre l’accent sur la nécessité d’engager un effort intégré pour « détruire les activités de recrutement et d’embrigadement des extrémistes ».  « Il faut à présent capitaliser sur les engagements du Conseil de sécurité pour trouver des réponses innovantes aux nouveaux défis, y compris la montée en puissance des terroristes étrangers », a en outre insisté M. Jonathan.  À cet égard, il a estimé que la résolution que le Conseil vient d’adopter était « un premier pas essentiel pour mobiliser en ce sens la communauté internationale ».

M. FRANÇOIS HOLLANDE, Président de la France, a commencé son intervention en rendant hommage à Hervé Gourdel, assassiné aujourd’hui en Algérie par un groupe djihadiste lié à l’« État islamique d’Iraq et du Levant ».  Il y a encore quelques jours, a-t-il rappelé, un Américain et deux Britanniques ont subi le même sort, a-t-il déploré.  Toutes les victimes, quelle que soit leur nationalité ou leur confession, sont à déplorer, a insisté le Chef de l’État français.

Si le terrorisme ne constitue pas une nouvelle menace, il a pris, selon lui, une dimension nouvelle, en voulant s’organiser en tant qu’« État », en s’attribuant de nouveaux noms, en développant de nouveaux réseaux et en affichant de nouvelles ambitions.  Pour M. Hollande, « le terrorisme a la volonté de conquérir et d’attirer un nombre croissant de nos concitoyens pour qu’ils se joignent à sa lutte armée ».  Aucun pays n’est à l’abri, les tentations sont partout, notamment sur l’Internet, a-t-il prévenu.  Sur les 15 000 combattants étrangers dont parlait le Président Obama, on compte environ 1 000 Français, « un chiffre en hausse de 50% depuis le début de l’année », a observé M. Hollande. C’est pourquoi, notre réponse doit être rapide, globale et durable, a-t-il affirmé.

Mais ces combattants réussissent aussi à partir parce qu’ils bénéficient de réseaux qui les acheminent jusque dans les zones de combats.  La stratégie définie dans le cadre de la résolution 2178 (2014) est donc une stratégie mondiale dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, s’est félicité le Président français. « Nous devons renforcer le dispositif juridique international et cette résolution est un message de fermeté lancé par l’ensemble de la communauté internationale », a-t-il encouragé.  Il s’agit maintenant, a estimé M. Hollande, d’assumer ses responsabilités sur le plan militaire, comme le fait la France, mais aussi sur les plans juridique, politique et humanitaire, en mettant l’accent sur la lutte contre les sources de financement du terrorisme.  Toutes ces mesures doivent être prises dans le respect des droits de l’homme et des religions, en s’appuyant sur l’« intelligence de la démocratie », a cependant prévenu en conclusion le Président de la France.

M. IDRISS DÉBY ITNO, Président du Tchad, a estimé qu’avec la résolution 2178 (2014), un pas avait été franchi dans la lutte contre les terroristes étrangers.  Il a souligné que la menace terroriste était globale et en constante évolution car, a-t-il dit, les combattants étrangers, en particulier ceux de l’« État islamique et du Front el-Nosra, viennent des cinq continents.  Ils sont en majorité jeunes et recrutés, entre autres, sur Internet et les réseaux sociaux, a-t-il fait remarquer.  M. Deby a par ailleurs rappelé que, le 2 septembre dernier, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine avait demandé à la Commission de l’Union africaine de renforcer le cadre juridique de lutte contre le terrorisme à travers le continent, de créer un fonds spécial et de mettre en place des unités spéciales aux niveaux sous-régional et régional.  Pour éradiquer le phénomène des combattants étrangers, il faudrait s’attaquer à ses causes profondes, a encore souligné le Président tchadien, en faisant remarquer qu’en Afrique, l’émergence du terrorisme et de l’extrémisme violent était alimentée par la pauvreté et la misère « des populations en général et le chômage des jeunes en particulier ».  Enfin, il a appelé les États Membres à veiller à ce que le recours à l’emploi de la force repose sur les principes et buts de la Charte des Nations Unies. 

Mme DALIA GRYBAUSKAITĖ, Présidente de la Lituanie, a fait remarquer que la menace posée par les combattants terroristes étrangers était transfrontalière par définition.  C’est pourquoi, elle s’est félicitée que la résolution que le Conseil de sécurité a adoptée aujourd’hui appelle les États à prendre des mesures urgentes pour arrêter ces individus.  « Nous devons aussi garantir la stabilité de l’Iraq et des pays voisins », a-t-elle souligné avant de conclure sa très brève déclaration.

Mme CRISTINA FERNÁNDEZ DE KIRCHNER, Présidente de l’Argentine, a affirmé que le phénomène auquel la communauté internationale est confrontée aujourd’hui est nouveau.  Pour la Présidente de l’Argentine, les « combattants de la liberté » du printemps arabe syrien sont en réalité des extrémistes comme en témoigne leur allégeance à la lutte armée djihadiste.  Le véritable danger semble être celui posé par l’« État islamique », qui bénéficie de moyens de communication et de diffusion « dignes d’un studio de cinéma ».  « Qu’avons-nous concrètement fait pour combattre cette menace? » s’est interrogée Mme Fernandez de Kirchner.  Si l’on examine la méthode utilisée jusqu’à présent, on est en droit, a-t-elle estimé, de se demander si les efforts déployés ont été couronnés de succès.  À en juger le nombre grandissant de combattants étrangers qui se joignent à la lutte armée, cela ne semble pas être le cas, a-t-elle fait observer.  « Je ne prétends pas avoir la réponse à cette question, mais peut-être faudrait-il réexaminer les moyens de venir à bout du fléau du terrorisme », a-t-elle poursuivi.  C’est la raison pour laquelle, au-delà de la résolution adoptée aujourd’hui, il faudrait sans doute revoir la méthode employée.  Le respect des droits de l’homme est un aspect déterminant à prendre en considération dans le cadre de la réflexion qui doit conduire à trouver de nouveaux moyens de lutte efficaces.

M. PAUL KAGAME, Président du Rwanda, a déclaré que dans certaines régions les choses avaient empiré.  « Les nouveaux groupes violents s’emparent de territoires, contrôlent des frontières », a-t-il déploré avant d’affirmer que la première priorité était de « stopper les atrocités actuellement perpétrées en Afrique et au Moyen-Orient ».  « La lutte contre les causes sous-jacentes interviendra ensuite. »  Le Président rwandais a plaidé pour l’intensification de l’échange de bonnes pratiques pour lutter contre l’idéologie et les agissements terroristes.  Pour M. Kagame, il est essentiel que l’on puisse également faire droit à tous ceux qui renoncent à la violence, qu’il a qualifié de « meilleur moyen pour sortir de l’extrémisme ceux qui y sont tombés par désarroi ».

M. ABDULLAH II BIN AL HUSSEIN, Roi de Jordanie, a souhaité que la résolution que le Conseil de sécurité vient d’adopter permette « d’assécher les sources du soutien à l’extrémisme ».  « La coalition mise en place doit être en mesure de contrecarrer la nouvelle menace terroriste », a-t-il ajouté, en saluant le partenariat « ambitieux et déterminé qui se fait jour ».  Rappelant que la montée en puissance des terroristes étrangers ne concerne pas que l’Iraq et la Syrie, le Roi Abdullah de Jordanie a insisté sur le fait que « la lutte contre ce phénomène grandissant est le combat de tous », un combat, a-t-il dit, « qui va se construire dans le temps et qui devra s’appuyer sur des ressources solides ».  Le Roi Abdullah a ensuite indiqué que la lutte « transparente » contre le terrorisme devait passer par l’éradication de la pauvreté des jeunes, « qui alimente le passage à l’acte terroriste ».  Le souverain jordanien a également attiré l’attention sur le fait que son pays avait soumis un projet de résolution au Conseil de sécurité « contre la prise pour cible de certaines religions ».  Enfin, il assuré que la Jordanie, qui absorbe un flux important de réfugiés, continuerait d’assumer ses responsabilités « même si la pression est considérable sur le plan économique ».  « Nous aurons besoin d’aide pour continuer à notre tour d’aider les réfugiés », a-t-il souligné avant de conclure.

Mme PARK GEUN-HYE, Présidente de la République de Corée, a indiqué que les combattants terroristes étrangers étaient un fléau pour l’humanité.  Saluant l’adoption de la présente résolution, elle a insisté sur l’importance de s’attaquer aux causes profondes du terrorisme, en éliminant notamment la pauvreté.  La Présidente a ensuite exhorté la communauté internationale à faire preuve de vigilance à l’encontre du terrorisme nucléaire et du cyberterrorisme, en raison des destructions qu’ils peuvent causer.  Depuis les attaques du 11 septembre 2001, des groupes terroristes ont cherché à s’emparer de matière nucléaire, a-t-elle averti, avant de se féliciter du renforcement constant du régime international relatif à la sécurité nucléaire.  En conclusion, Mme Park a affirmé que la stratégie visant à terroriser l’humanité était vouée à l’échec.

Mme MICHELLE BACHELET, Présidente du Chili, a invité à la mise au point de stratégies et de mécanismes de prévention de la sortie et du transit de combattants terroristes étrangers à travers les frontières, et à l’interdiction du financement de ses activités.  L’adoption de la résolution que le Conseil de sécurité a adoptée aujourd’hui y répond, a-t-elle affirmé, en mettant l’accent sur le rôle de la coopération internationale et du multilatéralisme ainsi que sur le renforcement des mécanismes d’échange de renseignements entre les différentes unités de police et de contrôle financier et de bonnes pratiques en matière de prévention du terrorisme.  La Présidente a également encouragé à une coopération judiciaire internationale afin d’empêcher que les responsables d’actes terroristes bénéficient de l’impunité et de veiller à ce que les mesures de lutte contre le terrorisme reposent sur le respect des droits de l’homme.  Comme autres moyens durables de lutte contre ce phénomène, Mme Bachelet a recommandé d’examiner ses causes profondes et de renforcer la culture démocratique, l’éducation, l’élimination des inégalités et le travail avec les groupes les plus défavorisés au sein de la société, ce qui correspond aux trois grands piliers des Nations Unies.  Elle a enfin exprimé la solidarité du Chili avec les victimes du terrorisme et leurs familles, notamment les femmes et les enfants.   

M. DAVID CAMERON, Premier Ministre du Royaume-Uni, a déclaré que pas moins de 500 « fanatiques » britanniques s’étaient rendus dans les zones de combat, en soulignant qu’aucun pays n’était épargné par le phénomène des combattants terroristes étrangers.  Il faut donc, a-t-il assuré, une réponse collective de la part d’une coalition internationale contre les constellations djihadistes, bien au-delà de l’« État islamique d’Iraq et du Levant ».  « Nous devons lutter contre l’idéologie empoisonnée de l’extrémisme, y compris contre les prédicateurs qui n’encouragent pas directement à la commission de meurtres ou d’attentats, mais qui répandent la haine et l’intolérance dans les écoles, les rues ou même les prisons », a-t-il précisé.  Il faudrait aussi proposer une alternative, en particulier à destination des jeunes.  Pour le Chef du Gouvernement britannique, il faudrait s’attaquer à l’« État islamique » en usant de toutes les armes à la disposition de la coalition et en s’appuyant sur une stratégie globale, en partenariat avec les pays arabes.

M. TONY ABBOTT, Premier Ministre de l’Australie, a déclaré qu’un mouvement terroriste qui se fait appeler « État islamique » insulte l’islam et usurpe les responsabilités qui incombent à un État légitime à l’égard de ses citoyens. « L’utilisation de ce terme revient à dignifier un culte de la mort qui, en s’autoproclamant califat, a déclaré la guerre au monde », a poursuivi M. Abbott.  Il a souligné qu’il était important d’œuvrer de concert pour faire échec à ce groupe car, a-t-il prévenu, des ressortissants d’environ 80 pays se battent dans ses rangs et chaque pays est une cible potentielle.

Regrettant qu’une soixantaine d’Australiens au moins combattaient aujourd’hui avec des organisations terroristes au Moyen-Orient, avec l’appui actif d’une centaine d’autres Australiens, le Premier Ministre a indiqué que plus d’une vingtaine d’autres étaient revenus dans le pays armés, plus radicaux et prêts à créer le chaos.  M. Abbott a ensuite informé de la confiscation des passeports de 60 Australiens afin de les empêcher de rejoindre des groupes terroristes au Moyen-Orient.  Le Premier Ministre australien a estimé, par ailleurs, que la participation de pays de cette région aux frappes aériennes lancées cette semaine contre l’« État islamique » en Syrie démontrait clairement que l’Occident ne saurait, à lui seul, résoudre ce problème, et qu’il n’a pas à le faire. 

M. XAVIER BETTEL, Premier Ministre du Luxembourg, a dégagé trois priorités pour contrer le phénomène des combattants terroristes étrangers: intensifier les efforts visant à prévenir la radicalisation pouvant conduire au terrorisme et à lutter contre l’extrémisme violent; empêcher celles et ceux qui veulent partir combattre avec des groupes terroristes de se rendre dans les zones de conflit; et redoubler d’efforts pour tarir les sources de financement des combattants terroristes étrangers. 

En tant que centre financier international, le Luxembourg est conscient de ses responsabilités particulières en la matière et s’est doté d’un arsenal complet et cohérent de mesures législatives et réglementaires en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme et porte une attention particulière à leur mise en œuvre, a précisé le Premier Ministre.  Ces mesures tiennent pleinement compte des recommandations du Groupe d’action financière (GAFI).  Face à ces égorgeurs qui bafouent nos valeurs d’humanité, et qui n’hésitent pas à recruter des enfants pour leur cause sinistre, a-t-il dit, nous devons jusqu’au bout faire prévaloir les valeurs sur lesquelles les Nations Unies ont été fondées.  

M. SERGEY V. LAVROV, Ministre des affaires étrangères de la Fédération de Russie, a constaté que désormais le terrorisme s’insérait dans la structure des conflits régionaux et que les combattants de groupes terroristes avaient développé de nouveaux moyens pour perpétrer leurs crimes et accroître leur emprise, y compris territoriale.  « Tous les États doivent appliquer rigoureusement les résolutions du Conseil contre le terrorisme et lutter, comme ils s’y sont engagés, contre le transfert d’armes depuis la Libye », a-t-il ajouté.  M. Lavrov a également insisté sur la nécessité de veiller à ce que les décisions pertinentes prises soient basées sur les buts et principes de la Charte des Nations Unies. Concernant la lutte contre le phénomène spécifique des combattants terroristes étrangers, il a plaidé pour une démarche intégrée afin de lutter au mieux contre le financement et l’idéologie des groupes extrémistes.  Il a ensuite plaidé en faveur de la création d’un forum de discussion regroupant les pays du Maghreb, d’Afrique et du Moyen-Orient confrontés directement au fléau du terrorisme étranger.  « Nous devons contribuer plus activement que jamais au règlement de la question palestinienne, qui sert de caution morale à un certain nombre d’entités terroristes pour recruter partout de nouveaux combattants », a en outre souligné le Ministre russe des affaires étrangères.

M. WANG YI, Ministre des affaires étrangères de la Chine, a qualifié d’emblée les terroristes « d’ennemis de l’humanité ».  « Les conflits au Moyen-Orient attirent des combattants du monde entier qui, de retour chez eux, seront une menace grave à la sécurité de leur pays d’origine. »  « Nous devons lutter contre les idéologies qui entrent en concurrence avec les nôtres », a-t-il poursuivi, en souhaitant que l’ONU et, en particulier, le Conseil de sécurité continuent de jouer activement leur rôle de chefs de file.  « Notre démarche doit être intégrée pour s’attaquer au mieux et durablement aux causes profondes du terrorisme », a estimé M. Yi, qui a plaidé pour l’application de « normes cohérentes » pour combattre efficacement le phénomène grandissant des combattants terroristes étrangers.  Il a ainsi souligné la nécessité d’intensifier l’échange d’informations entre les pays et les organisations pertinentes et la lutte contre le recrutement sur Internet.  Sur ce dernier point, il a suggéré l’adoption de codes de conduite sur le cyberespace.  Pour M. Yi, il est par ailleurs vital d’éviter la radicalisation des plus jeunes en réprimant les discours fanatiques, en renforçant notamment « le rôle potentiellement positif des communautés locales ».  « Face à l’unité et à la solidarité, le terrorisme sera vaincu », s’est-il dit convaincu, avant de conclure.

M. HAIDER AL-ABADI, Premier Ministre de l’Iraq, a déclaré que l’Iraq était en première ligne d’une offensive qui a provoqué les déplacements de centaines de milliers de ses concitoyens et fait de nombreuses victimes parmi des minorités religieuses.  « Nous avons là un mouvement qui combine différentes idéologies, adopte une rhétorique sectaire et se délecte des bains de sang qu’ils laissent dans son sillage, grâce au soutien de réseaux et à des sources de financement extérieurs », a expliqué le Chef du Gouvernement iraquien.  M. al-Abadi a ensuite exprimé sa gratitude aux pays de la coalition internationale qui épaulent l’Iraq dans ses efforts pour vaincre l’État islamique d’Iraq et du Levant.  Il a saisi cette occasion pour demander à nouveau qu’une assistance, militaire et sécuritaire soit fournie à l’Iraq afin de lui permettre de restaurer son intégrité territoriale et sa souveraineté nationale.  « Nous voulons bloquer l’entrée d’éléments supplémentaires dans notre pays et tarir les sources de financement dont l’« État islamique » bénéficie, ainsi que l’empêcher d’utiliser l’Internet et les médias sociaux pour répandre son message de terreur, a ajouté le Premier Ministre.  En conclusion, il a assuré que son gouvernement avait réussi à mettre en place une transition de pouvoir pacifique, tout en se dotant d’un échéancier politique très clair, et il a assuré qu’il entendait établir des relations pacifiques avec les pays voisins.

M. RECEP TAYYIP ERDOĜAN, Président de la Turquie, a estimé que l’effondrement des structures étatiques était la cause première de l’émergence rapide des combattants terroristes étrangers.  « La communauté internationale doit œuvrer de manière unie, en privilégiant une démarche à long terme et réaliste », a-t-il ajouté, en notant que la Turquie ne pouvait pas gérer « seule la circulation anarchique et périlleuse des combattants terroristes étrangers ».  « Les pays d’origine des combattants doivent faire plus pour stopper l’afflux de combattants étrangers sur les théâtres syriens et iraquiens », a-t-il relevé, avant de souligner que la Turquie souffrait depuis des années du fléau terroriste.  « C’est pour cette raison, a-t-il expliqué, que nous serons les premiers à empêcher les jeunes du monde entier à sombrer dans cette erreur qu’est la violence extrémiste. »  Après avoir rappelé qu’1,3 million de réfugiés syriens de toutes origines avaient trouvé refuge dans son pays, « dont des Kurdes d’Iraq ayant récemment fui les exactions de l’« EIIL », le Président de la Turquie a déploré que la communauté internationale n’ait répondu qu’insuffisamment aux appels à l’aide lancés par son pays pour faire face à ce fardeau.

M. TAMIM BIN HAMAD AL-THANI, Émir du Qatar, a déclaré que ce serait une erreur « fatale » de rattacher une idéologie comme celle que promeut l’« État islamique » à une religion comme l’islam.  Pour s’attaquer d’urgence au phénomène des combattants terroristes étrangers, il faudrait s’interroger sur ses origines, a-t-il estimé.  Certains régimes sont en effet devenus des régimes de pure terreur, a-t-il affirmé, en citant la Syrie ou l’Iraq où la religion de l’« autre » est niée et réprimée.  L’Émir du Qatar a préconisé de ne pas recourir à la politique de « deux poids, deux mesures » pour traiter de situations politiques et confessionnelles.  Il a conclu en affirmant que le consensus international devrait prévaloir pour mettre fin à la multiplication des combattants étrangers.

M. ROSEN PLEVNELIEV, Président de la Bulgarie, a indiqué qu’il était possible que certains combattants étrangers en provenance de l’Iraq et de la Syrie soient en possession de documents d’identité falsifiés bulgares.  Aucun pays n’est protégé et la coopération internationale ainsi que l’échange d’informations sont plus que jamais nécessaires, a-t-il affirmé, en ajoutant que l’attaque terroriste de juillet 2012 à Sarafovo était une autre preuve de l’utilisation croissante de combattants étrangers pour perpétrer des attaques terroristes.

La lutte contre la radicalisation et l’extrémisme exige des mesures préventives comme la promotion des droits de l’homme, l’inclusion sociale et la coopération avec les partenaires régionaux, a souligné M. Plevneliev.  « Avec la résolution que vient d’adopter le Conseil de sécurité, la communauté internationale apporte une réponse stratégique de long terme au phénomène des combattants étrangers », s’est félicité le Président de la Bulgarie. 

M. UHURU KENYATTA,Président du Kenya,a indiqué que la moitié des terroristes qui avaient perpétré l’attaque contre le centre commercial Westgate à Nairobi, il y a un an, étaient des étrangers.  La semaine dernière, deux Iraniens et deux Syriens en possession, respectivement, de faux passeports israéliens et de faux passeports bulgare, grec, algérien et marocain avaient été arrêtés à l’aéroport international de Nairobi, a-t-il indiqué.  Le Président du Kenya a ensuite souligné le caractère évolutif des réseaux terroristes, en rappelant que la coopération étroite entre Al-Chabab et Al-Qaida avait conduit au renforcement des liens avec les groupes affiliés à Al-Qaida.

En raison de l’environnement sécuritaire fragile, Al-Chabab continue de trouver en Somalie un sanctuaire à partir duquel opérer, a déploré le Président du Kenya.  Il a indiqué que le Kenya, en coopération avec l’armée somalienne et la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), continuait de mener des campagnes qui sapaient les capacités d’Al-Chabab.  En conclusion, M. Kenyatta a tenu à souligner qu’un soutien adéquat aux opérations de l’AMISOM était crucial pour la sécurisation de la Somalie.

M. GJORGE IVANOV, Président de l’Ex-République yougoslave de Macédoine, a déploré le nombre croissant de combattants terroristes étrangers, qui, a-t-il dit, « forme une sorte de structure multinationale difficile à identifier ».  « De retour dans les Balkans, ces combattants  apporteront leur idéologie dévastatrice, capable de contaminer nos états encore faibles », a-t-il poursuivi.  M. Ivanov a qualifié le phénomène de « menace permanente à laquelle nous devons être préparés au plan régional ».  Assurant que la solution repose sur l’intégration des pays des Balkans occidentaux à l’OTAN et à l’Union européenne, il a reproché à cette dernière de créer un vide politique en retardant l’élargissement de sa composition.  Après avoir demandé la création d’un centre de lutte contre le terrorisme dans les Balkans, il a souligné que la Macédoine, à l’instar des autres pays de la région, ne disposaient pas des ressources nécessaires à la mise en œuvre de programmes de « dé-radicalisation » et de prévention.  « Nous avons besoin de partenaires pour empêcher que jamais un califat des Balkans ne voie le jour », a-t-il conclu.

M. STEPHEN HARPER, Premier Ministre du Canada, a attiré l’attention, à son tour, sur le risque que pose le retour dans leur pays d’origine de combattants terroristes aguerris sur les théâtres iraquien et syrien.  Il a indiqué que son pays avait, sur le plan juridique, criminalisé le fait de quitter le Canada à des fins terroristes, en créant en particulier des dispositions facilitant la révocation des passeports.  M. Harper a aussi signalé que son gouvernement, pour mieux prévenir du risque de voir les jeunes basculer dans la violence extrémiste, travaille de manière de plus en plus étroite avec la communauté musulmane canadienne.

M. MARK RUTTE, Premier Ministre des Pays-Bas, a indiqué que son pays, d’où proviennent certains des combattants terroristes étrangers visés par la résolution 2178 (2014), avait, il y a 18 mois, élevé son niveau de menaces terroristes à son niveau le plus élevé.  « Notre sécurité nationale est directement menacée par ce phénomène des combattants terroristes », a-t-il dit.  Le Premier Ministre des Pays-Bas a ensuite déclaré que son pays avait décidé d’augmenter son soutien aux efforts internationaux déployés pour stopper l’« EIIL » par la fourniture de moyens militaires.

M. Rutte a jugé que le régime des sanctions de l’ONU était essentiel pour combattre la menace posée par les combattants terroristes étrangers, les sanctions privant les organisations terroristes de leurs sources de financement.  « Ces sanctions devraient être renforcées », a-t-il affirmé, tout en plaidant pour leur robuste mise en œuvre.  En conclusion, M. Rutte a proposé de réfléchir aux moyens de renforcer l’assistance technique fournie aux États Membres dans l’application de ces sanctions.

M. ABDELILAH BENKIRANE, Premier Ministre du Maroc, a déclaré que le phénomène des combattants terroristes étrangers est devenu aujourd’hui un danger pour les pays d’origine, de séjour, de transit, de destination et de retour.  C’est la raison pour laquelle la réunion d’aujourd’hui, a-t-il dit, apparaît comme le point d’orgue de toutes les initiatives prises pour endiguer la montée de ces combattants.  Mais il n’est pas possible de se limiter au seul aspect sécuritaire, la stratégie à suivre doit aussi réfléchir à la question de la réinsertion des ex-combattants.  Il faut en outre promouvoir la coopération et le dialogue interconfessionnel, ce que le Maroc s’efforce de faire aux niveaux régional et international.

« Nous avons pu constater les effets tangibles de ces efforts de coordination auprès des États avec lesquels le Maroc coopère », a assuré le Chef du Gouvernement marocain.  Il a rappelé que le Maroc avait adopté, la semaine dernière, un nouveau texte de loi qui renforce le cadre juridique et institutionnel à l’appui des efforts internationaux déployés contre le terrorisme. « Le Maroc et les Pays-Bas ont lancé conjointement une initiative mondiale dans le cadre du Forum mondial contre le terrorisme et sont parvenus, hier, à un document sur les meilleures pratiques pour une riposte globale, notamment sur les plans juridique et sécuritaire », s’est félicité M. Benkirane.

Mme ERNA SOLBERG, Premier Ministre de la Norvège, a souligné que la « brutalité inouïe » de l’« EIIL »représentait une menace pour tous les États Membres.  C’est pourquoi, il est essentiel de mobiliser les communautés locales, la société civile et les gouvernements dans la lutte contre le terrorisme.  Le terrorisme doit être combattu en Iraq et dans la région dans son ensemble et, à cette fin, il faudrait établir une coopération internationale plus étroite et combattre la radicalisation « dans nos propres pays », a-t-elle préconisé.

Mme Solberg a fermement condamné les actes terroristes commis par des ressortissants de pays européens et a assuré que la Norvège prendra des mesures d’envergure pour les empêcher de se rendre dans les zones de conflit.  Elle a également indiqué que la Norvège avait établi une stratégie pour déradicaliser, réhabiliter et réintégrer les combattants étrangers qui retournent chez eux.  Un plan d’action national a été élaboré à cette fin et au mois de juillet, un projet de loi a été élaboré pour endiguer le flux de combattants étrangers qui se rendent dans les zones de conflit.

Le Premier Ministre norvégien a aussi insisté sur la nécessité d’adopter une législation idoine pour mettre un terme aux flux financiers dont bénéficient les groupes terroristes.  Elle a également jugé nécessaire de répondre aux causes sous-jacentes qui fomentent l’extrémisme et le terrorisme, en renforçant notamment la tolérance entre les groupes et en adoptant une position ferme contre les discours de haine.  Mme Solberg a aussi prévenu que de graves violations des droits de l’homme risquent d’encourager le terrorisme.

Mme KAMLA PERSAD-BISSESSAR, Premier Ministre de Trinité-et-Tobago, a estimé que, bien qu’imparfaite, la résolution que le Conseil de sécurité a adoptée aujourd’hui donne un nouvel élan à une coopération internationale accrue dans le combat contre le terrorisme, reconnu universellement comme crime contre l’humanité.  Cela est d’autant plus vital pour de petits États comme Trinité-et-Tobago qui, a-t-elle précisé, a consenti d’énormes ressources financières et formé ses militaires et forces de l’ordre pour protéger ses citoyens et sécuriser ses frontières et ses installations industrielles contre des actes terroristes.  Elle a émis le vœu que, face à une telle menace, les membres du Conseil de sécurité, notamment ses membres permanents, manifesteront un esprit d’unité dans la réponse à la myriade de problèmes auxquels la communauté internationale est confrontée pour réaliser la promesse de la Charte des Nations Unies à l’approche du soixante-dixième anniversaire de l’établissement de cette institution.  

Face à la menace à la sécurité que pose l’État islamique en Iraq et au Levant (EIIL), M. HERMAN VAN ROMPUY, Président du Conseil européen, a réclamé une réponse commune en s’attaquant directement à ses capacités militaires et financières et en assurant un appui accru aux pays touchés et en mettant fin aux flux de combattants étrangers.  Les déclarations publiques des dirigeants musulmans sont importantes parce que c’est un combat contre la cruauté et le barbarisme et non contre l’islam comme l’« EIIL » voudrait le faire croire, a ajouté M. Rompuy.  Le mois dernier, les 28 présidents et premiers ministres, membres du Conseil européen ont soutenu la décision prise individuellement par des membres d’apporter des matériels militaires à l’Iraq.  « Nous nous sommes aussi mis d’accord à utiliser les régimes de sanctions existants plus efficacement et nous allons bloquer les sources de financement et d’armes et couper les revenus illégaux de pétrole de l’EIIL », a-t-il annoncé.  Il faudrait aussi renforcer la résilience des pays touchés et des pays de la région comme le nouveau gouvernement iraquien qui a besoin du soutien de tous les Iraquiens. 

Les efforts pour trouver une solution au conflit en Syrie devraient se poursuivre.  Les gouvernements des pays membres de l’Union européenne sont prêts à aider les pays du Moyen-Orient en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme.  « Nous allons poursuivre notre aide humanitaire aux populations affectées et aider les pays qui offrent des abris aux réfugiés », a assuré le Président du Conseil européen pour qui la lutte devrait également avoir lieu dans nos propres pays.  « Nous ne devons pas permettre à ces ressortissants européens ou africains ou asiatiques de rejoindre les rangs de l’EIIL ».  Ils présentent des dangers lorsqu’ils rentrent chez eux.  « À Bruxelles, trois personnes innocentes avaient été tuées au Musée juif, au début de cette année, par un djihadiste qui était de retour dans le pays », a rappelé M. Rompuy.  Il est important de renforcer les efforts visant à prévenir le radicalisme et l’extrémisme dans nos villes et de mieux coopérer en partageant l’information des services de police et de l’administration judiciaire pour traquer les terroristes.  Dans ce contexte, l’Union européenne a accéléré son travail sur les dossiers des passagers pour détecter et interrompre les voyages suspicieux.  Les combattants terroristes étrangers doivent faire l’objet d’enquête, être poursuivis et condamnés, a plaidé le Président du Conseil européen devant le Conseil de sécurité des Nations Unies.

M. ELIO DI RUPO, Premier Ministre de la Belgique, a mis l’accent sur la nécessité d’apporter une réponse collective au phénomène du terrorisme global.  En Belgique, nous avons initié très tôt un renforcement des échanges entre les pays européens les plus concernés et ceux du Moyen-Orient, a expliqué M. Di Rupo, en ajoutant que la prévention et la poursuite des responsables étaient les meilleurs moyens de venir à bout de la menace terroriste.  Évoquant ensuite l’attentat du 24 mai contre le Musée juif de Bruxelles, il a assuré que cette tragédie causant la mort de quatre personnes n’avait fait que renforcer la détermination de son pays à lutter efficacement contre la violence extrémiste.  Les États doivent utiliser les informations recueillies par EUROPOL, INTERPOL et les organismes et instruments des Nations Unies, a-t-il estimé, en appelant à mettre hors d’état de nuire ceux qui incitent à la haine tout en consolidant « nos États de droit et nos valeurs de tolérance ».  S’attaquer aux causes qui nourrissent l’extrémisme, notamment l’inégalité croissante, est un devoir, a encore jugé M. Di Rupo, pour qui « le combat contre le terrorisme est aussi un combat pour la défense de valeurs qui intéressent l’ensemble de la communauté internationale ».  « La résolution adoptée aujourd’hui par le Conseil de sécurité consacre cette réalité », s’est-il réjoui avant de conclure.

M. IVICA DACIC, Vice-Premier Ministre et Ministre des affaires étrangères de la Serbie, a déclaré que le problème du terrorisme était complexe et qu’il était nécessaire de mieux coordonner la lutte contre ce fléau.  Il exige également de prendre des mesures à la fois au niveau national et au niveau international.  Les causes du terrorisme sont le fanatisme religieux, l’exclusion sociale, en particulier des minorités ethniques et religieuses, l’accès inégal à l’éducation et l’absence d’opportunités d’emplois et économiques.  C’est pourquoi, la lutte contre le terrorisme sera difficile et de longue haleine et ne peut être menée efficacement en recourant uniquement à la force militaire.  Une approche multidimensionnelle est nécessaire. 

La Serbie avait fait face au problème des combattants étrangers à la fin des années 1990 où des combattants extrémistes avaient rejoint les sécessionnistes dans la province du sud de Kosovo et Methohija.  Aujourd’hui, des prédicateurs radicaux, en nombre croissant, prêchent dans la région de Raska dans le sud-ouest de la Serbie, au Kosovo et à Metohija dans des centres religieux financés de l’extérieur.  Ils recrutent des jeunes gens pour aller combattre dans des « guerres religieuses ».  Le Ministre a indiqué que son pays entreprenait des efforts continus pour faire face à la menace terroriste.  Des mesures répressives sont prises contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme et le Code pénal amendé prévoit désormais des sévères peines de prisons pour les combattants étrangers, leurs recruteurs et ceux qui leur apportent un soutien financier.   

M. SARTAJ AZIZ (Pakistan) a appuyé la résolution que vient d’adopter le Conseil de sécurité, car, a-t-il dit, elle renforce le dispositif international de lutte antiterroriste.  Face à un phénomène complexe et multidimensionnel comme celui des combattants étrangers et à une menace en perpétuelle évolution, seule une réponse collective et réfléchie peut être apportée, a assuré le représentant.  Afin de contrer ce phénomène, nous devons toutefois agir dans le respect du droit international et des principes consacrés par la Charte des Nations Unies, a assuré M. Aziz.  Avant de conclure, il s’est dit convaincu que la coopération pouvait prévaloir entre États Membres, compte tenu de la nature transnationale de la menace que posent ces combattants, en particulier en ce qui concerne le partage des informations.

M. YERZHAN ASHIKBAEN (Kazakhstan) a plaidé pour que les instruments juridiques universels dans la lutte contre le terrorisme soient davantage développés.  Il a en outre appelé de ses vœux le renforcement des capacités nationales et la mise en place d’une base de données internationale sur les organisations et individus engagés dans des activités terroristes.  Enfin, M. Ashikbaen a insisté sur la nécessité de mieux intégrer les migrants dans leurs sociétés d’accueil et combattre leur marginalisation sociale et économique, afin de réduire le risque de radicalisation.  Le Kazakhstan, pays dans lequel coexistent 130 groupes ethniques, est décidé à promouvoir le dialogue interreligieux et interethnique, a-t-il assuré en conclusion.

M. VAN BOHEMAN (Nouvelle-Zélande) a indiqué que la présence de combattants terroristes étrangers compliquait la résolution d’un conflit tout en aggravant le caractère meurtrier.  Il a indiqué qu’un petit nombre de Néo-zélandais s’étaient rendus en Syrie pour combattre aux côtés de groupes terroristes.  « Nous sommes également conscients de la menace que ces combattants terroristes étrangers posent à la sécurité de beaucoup de nos voisins dans la région Asie-Pacifique », a-t-il dit.  M. McCully a ajouté que son pays œuvrait au renforcement des capacités de ses partenaires dans les régions d’Asie du Sud-Est et du Pacifique pour lutter contre le terrorisme.  En conclusion, il a indiqué que l’élimination de la menace posée par les combattants terroristes étrangers exigera une coopération internationale renforcée, par le biais notamment, d’un échange accru d’informations sur les activités des individus et entités engagés dans des activités terroristes.

M. HANIFF HUSSEIN (Malaisie) a affirmé, sans équivoque, que l’enlèvement, le viol, la torture et le meurtre de civils n’avaient aucun lien avec l’Islam.  Il a ajouté que son pays n’appuyait aucunement l’implication de ressortissants malaisiens dans des actes terroristes ou dans des conflits à l’étranger.  Le Gouvernement malaisien a désigné l’« État islamique » comme une organisation terroriste et ne ménagera aucun effort contre ses membres.  La Malaisie a aussi pris des mesures pour réviser certains aspects de ses cadres législatif et politique dans l’objectif de renforcer ses capacités antiterroristes nationales, a indiqué M. Aman, qui a souligné que le terrorisme devrait être traité d’une manière globale et non pas nécessairement par le seul recours à la force.

À cet égard, le Ministre a recommandé une approche à plusieurs volets pour remédier aux facteurs sous-jacents à ce phénomène, y compris par un examen approfondi des mécanismes d’appui, notamment le financement et l’approvisionnement en armes.  Il a également réitéré l’appel de son pays en faveur d’une coopération et d’une compréhension accrues entre les cultures, les religions et les civilisations et proposé à nouveau l’établissement d’un mouvement mondial des modérés afin d’étouffer la voix des extrémistes et autres groupes semblables.  

M. MANUEL GOMEZ-ACEBO (Espagne) a relevé la nature variée et changeante du terrorisme contemporain, notamment du « djihadisme », lequel demeure, sous toutes ses formes, un crime contre l’humanité reposant sur la négation absolue et fanatique de l’idée même des droits de l’homme.  L’Espagne a identifié environ une cinquantaine d’individus ayant quitté le pays pour intégrer des groupes terroristes présents en Syrie et en Iraq, a-t-il indiqué, en se disant conscient du risque que les réseaux de traite des personnes utilisent le territoire espagnol comme route des combattants terroristes étrangers.  Ceci risque de faire de l’Espagne un point de transit et, en même temps, l’expose au risque que pose le retour de ces combattants sur le territoire espagnol.

Dans ce contexte à risques multiples, l’Espagne s’est employée à promouvoir des alternatives basées sur l’éducation et le dialogue, en particulier avec l’Alliance des civilisations qui fait désormais partie des mécanismes des Nations Unies, et d’autres mesures et programmes à caractère régional, comme les initiatives de médiation.  Dans le souci de prévenir la radicalisation et le recrutement terroriste, l’Espagne s’apprête à réformer son Code pénal afin de pénaliser les individus quittant le pays pour rejoindre un groupe terroriste dans un autre pays.  Elle se propose en outre d’intensifier l’échange de renseignements avec les pays voisins en particulier dans le but d’empêcher le transfert de combattants terroristes étrangers.

M. DITMIR BUSHATI, Ministre des affaires étrangères de l’Albanie, a tout d’abord salué la détermination dont font preuve les États-Unis d’Amérique pour vaincre EIIL.  Il a insisté sur la menace posée par le retour des combattants terroristes dans leur pays d’origine, en particulier lorsque le pays concerné est fragile politiquement ou abrite une mosaïque de groupes ethniques et religieux comme dans les Balkans.  Le Ministre a ensuite exhorté la communauté internationale à ne pas occulter les dimensions sociale, économique et humanitaire des crises en Iraq et en Syrie.  Enfin, il a mentionné les mesures concrètes prises par l’Albanie pour stopper l’afflux de combattants terroristes, dont l’adoption d’une loi punissant la participation dans les conflits et guerres se déroulant dans d’autres pays.

M. RAMTANE LAMAMRA, Ministre des affaires étrangères de l’Algérie, a indiqué que son pays avait été durement confronté au problème du terrorisme pendant les années 1990 et avait averti contre les conséquences de l’adoption de politiques complaisantes.  Il a fait savoir que l’Algérie venait d’accueillir deux de ses diplomates qui avaient été détenus pendant près de trois ans dans des conditions très difficiles après avoir été enlevés à Gao, au Mali, mais qu’elle pleurait toujours le meurtre de deux autres otages.  M. Lamamra a aussi dénoncé l’assassinat lâche, aujourd’hui, d’un ressortissant français et assuré que l’Algérie n’épargnera aucun effort pour traduire les auteurs de cet acte en justice.

Le Ministre algérien des affaires étrangères a ensuite souligné que même si les combattants terroristes étrangers représentent un grave problème, ils ne représentent qu’une des « tentacules » du terrorisme.  Lutter contre le terrorisme, a-t-il affirmé, c’est garder à l’esprit les autres « tentacules » de ce phénomène monstrueux en établissant des stratégies aux niveaux local, régional et multilatéral.  Cela signifie, a-t-il ajouté, qu’il faudrait endiguer les recrutements, interrompre les flux financiers -y compris les enlèvements contre rançon-, lutter contre l’extrémisme violent, prévenir la radicalisation et ne jamais oublier la nécessité de prévenir et de résoudre les conflits.  M. Lamamra a ensuite averti que le conflit au Moyen-Orient continuera de perturber la « quiétude du monde » si la communauté internationale ne répond pas de manière authentique au problème de l’occupation illégale et du déni du droit à l’autodétermination.

M. MANKEUR NDIAYE, Ministre des affaires étrangères du Sénégal, a déclaré que le retour des combattants étrangers posait des problèmes particulièrement aigus dans la région du Sahel et en Afrique subsaharienne.  Il s’est dit alarmé par les abus subis par l’Islam dans le contexte des conflits commis au nom de cette religion, comme la multiplication des enlèvements contre rançon.  M. Ndiaye a ensuite préconisé le respect mutuel et le dialogue interculturel et interconfessionnel comme meilleurs moyens de lutte contre le terrorisme.  À cette fin, il a rappelé l’engagement de son pays à coopérer avec les autres États Membres, notamment dans le cadre de la mise en œuvre de la résolution adoptée aujourd’hui, qui représente, selon lui, une avancée majeure dans les efforts multilatéraux de lutte contre le terrorisme.

M. URMAS PAET, Ministre des affaires étrangères de l’Estonie, a souhaité que la communauté internationale coopère dans le but de lutter contre le phénomène des combattants terroristes étrangers.  Il a estimé que ces derniers représentaient une menace, non seulement dans les pays où ils se rendent, mais également dans leurs pays d’origine après leur retour du front.  Il a déclaré ensuite que le terrorisme, sous toutes ses formes et manifestations, était injustifiable.  Le succès de la lutte contre ce phénomène passe, a-t-il dit, par une coopération intensive, étroite et bien coordonnée entre les États et les organisations internationales.  Il a en outre suggéré que des actions militaires soient menées contre les terroristes et que les déplacements de combattants étrangers soient endigués. 

M. Paet a par ailleurs suggéré le gel des fonds des terroristes et le blocage de toutes leurs sources de financement.  « Nous devons identifier et sanctionner les individus et groupes qui financent le terrorisme ou alors, facilitent et financent le recrutement de combattants étrangers », a-t-il plaidé.  Le Ministre a aussi souhaité que la menace du terrorisme soit combattue par le renforcement du système pénal, la réduction de la pauvreté.  Cette lutte, a-t-il ajouté, devrait être menée de manière transversale.

M. EDGARS RINKEVICS, Ministre des affaires étrangères de la Lettonie, a déclaré que « sans aucun doute l’EIIL constitue une menace pour toute la communauté internationale ».  « Nous sommes prêts à prendre toute notre part dans le combat contre la menace croissante représentée par les combattants terroristes étrangers », a-t-il ajouté, en estimant que « ces mercenaires ne font que créer la guerre et le conflit partout où ils agissent ».  Il a ensuite souligné le rôle clef de l’ONU pour coordonner les efforts internationaux dans le domaine de la lutte contre le terrorisme.  « Cette résolution devra contribuer à cet effort », a-t-il souhaité avant de conclure en mettant l’accent sur la nécessité d’empêcher, par tous les moyens juridiques, le recrutement de terroristes étrangers « sur nos territoires ». 

M. MOGENS JENSEN, Ministre du commerce et du développement du Danemark, a rappelé que, pour sa délégation, les combattants étrangers représentaient une menace qui ne doit pas être prise à la légère.  C’est la raison pour laquelle sa délégation préconise une stratégie globale qui s’appuierait sur trois piliers: une action militaire, une action de sensibilisation et de prévention et une action de coordination de la coalition internationale.  Jusqu’à présent, a poursuivi M. Jensen, le Danemark a fourni un appui comprenant 130 avions de transport et une aide humanitaire conséquente.  « En outre, vendredi dernier, nous avons lancé un plan d’action national afin de prévenir la violence extrémiste », a annoncé le Ministre, qui a expliqué que ce plan s’articulerait autour du renforcement des autorités locales, de l’atténuation de la radicalisation et du recrutement en ligne, et du soutien à la société civile.

Le Secrétaire d’État de sa Sainteté le pape François, M. PIETRO CARDINAL PAROLIN, a rappelé que l’Organisation des Nations Unies avait été créée au lendemain d’une période marquée par la vision nihiliste de la dignité humaine, qui avait pour objectif de détruire et de diviser le monde.  Aujourd’hui, comme hier, les nations doivent s’unir pour assumer leur responsabilité première de protéger des personnes menacées par la violence et par des agressions directes contre leur dignité humaine, a-t-il souligné.  La coopération internationale doit aussi se pencher sur les causes profondes qui alimentent le terrorisme international car, en réalité, le défi terroriste actuel a un fort relent socioculturel, a-t-il commenté. 

Le représentant du Saint-Siège a expliqué que les jeunes qui vont à l’étranger grossir les rangs des organisations terroristes sont souvent issus de familles migrantes pauvres, désillusionnés par la situation d’exclusion dans laquelle ils se trouvent, ainsi que par le manque d’intégration et de valeurs dans certaines sociétés.  Face à cette réalité, les gouvernements devraient s’impliquer davantage avec la société civile pour résoudre les problèmes des communautés qui connaissent le plus de risque de radicalisation et de recrutement, et de veiller à une intégration sociale pleinement satisfaisante.  Il a conclu que pour contrecarrer le phénomène du terrorisme, la compréhension culturelle entre les peuples et les pays et la justice sociale pour tous sont des passages obligés.  

M. AHMED ALJARMAN (Émirats arabes unis) a affirmé que les violences perpétrées par l’EIIL ne se limitaient pas à la commission de meurtres et d’enlèvements et incluaient des agressions sexuelles à l’encontre des femmes.  Il a appelé la communauté internationale à mettre en place une stratégie inclusive et approfondie pour combattre la menace posée par les combattants terroristes étrangers, en prévoyant notamment un contrôle accu des réseaux sociaux.  Il a également appelé de ses vœux le renforcement de la coopération internationale en ce qui concerne l’échange d’informations sur le recrutement et les déplacements des combattants terroristes étrangers.

Insistant sur l’importance de renforcer les législations nationales afin de poursuivre et de punir ces combattants, le représentant a précisé que son pays avait récemment adopté une loi très stricte vis-à-vis des personnes reconnues coupables d’actes terroristes ou d’incitation à commettre des actes terroristes.  En conclusion, il a déclaré que son pays prenait toutes les mesures nécessaires pour combattre les actes extrémistes violents, y compris par le biais de la promotion de programmes sociaux spécifiques au bénéfice de jeunes au chômage, qui sont, a-t-il dit, les cibles privilégiées des campagnes de recrutement des groupes terroristes.  

M. BASHAR JA’AFARI (République arabe syrienne) a déclaré que son pays avait été le premier à combattre le terrorisme sur son territoire, avant même qu’il ne s’étende et que les autres pays prennent conscience de ses dangers.  « Les combattants terroristes étrangers actifs sur les terres de Syrie s’en sont pris à un pays dont la tolérance remonte à des millénaires et s’attaquent même à des missions diplomatiques. »  « Ces combattants sont soutenus, il faut le rappeler, par des États Membres de cette Organisation », a fait remarquer le représentant.

Après avoir rappelé que le Gouvernement syrien saluait toutes les résolutions visant à faire cesser les agissements des groupes terroristes présents en Syrie, il a réaffirmé l’engagement de son pays « à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes dans le cadre d’une coopération internationale ».  « Nous poursuivons cette guerre et appuierons toute initiative internationale sincère menée dans le respect des civils innocents et du droit international », a-t-il assuré.  La participation d’Israël « à cette coalition affaiblit, a-t-il estimé, la crédibilité des efforts entrepris ». 

Pour le représentant, si l’ONU est l’instrument de choix pour coordonner les efforts de lutte contre le terrorisme, il est indispensable d’éviter toute politisation de cette lutte et de faire une distinction claire entre « terrorisme modéré » et « terrorisme extrémiste ».  Il a ensuite de nouveau stigmatisé une « coalition qui, selon lui, met à l’honneur des pays comme le Qatar et l’Arabie saoudite dont le soutien a facilité l’accès de terroristes en Syrie et en Iraq ».  Avant de conclure, il a insisté sur le fait que les « frappes militaires doivent être conduites dans le respect de la légalité internationale et en coopération avec les pays concernés ». 

M. ABDELLATIF ABOULATTA (Égypte) a estimé que les révolutions arabes avaient été présentées comme une renaissance des mouvements islamistes.  « C’était une erreur et, aujourd’hui, les combattants terroristes étrangers constituent une menace majeure pour la sécurité de leur pays d’origine. »  « Il faudrait définir une stratégie générale pour lutter contre ce phénomène en particulier, et le terrorisme en général », a-t-il estimé.  « L’Égypte prend des mesures efficaces pour lutter contre l’incitation et le soutien financier », a-t-il ajouté, en précisant que son pays soutenait toutes les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et mettait en œuvre, au plan régional, les conventions africaines et arabes.  Il n’existe aucun lien entre islam et terrorisme, a-t-il martelé avant de souligner qu’il était important de privilégier une approche globale pour mettre les organisations terroristes hors d’état de nuire. 

M. PALITHA KOHONA (Sri Lanka) a dénoncé les actes terroristes auxquels se livrent les combattants étrangers dans les zones de combat.  Ce sentiment est profondément ressenti par les Sri Lankais qui ont souffert terriblement pendant trois décennies des violences d’un « groupe terroriste ».  Le Sri Lanka, a-t-il expliqué, est bien placé pour comprendre la gravité des actes commis par des acteurs non étatiques.  L’EIIL prend incontestablement une dimension transnationale et a un impact sur toute la région, a par ailleurs observé le représentant, qui a assuré en conclusion que son pays était disposé à prendre part aux efforts multilatéraux pour vaincre la menace que posent les nouvelles formes du terrorisme.

M. VINOD KUMAR (Inde) a déclaré que la menace posée par les combattants étrangers révélait la dimension mondiale de la « chaîne alimentant le terrorisme ».  Il a rappelé que l’heure était venue de finaliser et d’adopter le projet de convention générale sur le terrorisme international.  Des modalités robustes, notamment en matière d’échange d’informations ou de lutte contre le financement des activités terroristes ou encore contre les déplacements d’individus suspectés de se livrer à de telles activités, doivent maintenant être mises en œuvre.  Il s’est ainsi félicité de l’adoption, hier, par le Forum mondial contre le terrorisme, d’un mémorandum d’accord sur les pratiques optimales, en estimant que la résolution adoptée aujourd’hui par le Conseil de sécurité ajoutait une nouvelle pierre à ce cadre normatif de la lutte contre ce fléau.

M. ALBERT CHUA (Singapour) a indiqué que son pays n’était pas immunisé contre la menace du terrorisme et des idéologies radicales, puisque des combattants étrangers se sont rendus en Syrie depuis l’Asie du Sud-Est.  Une poignée de ressortissants de Singapour se sont rendus en Syrie pour prendre part au conflit, a-t-il précisé, en ajoutant que d’autres, ayant exprimé leur intérêt de rejoindre la Syrie pour y combattre, en avaient été empêchés.  M. Chua a rappelé que son gouvernement avait déjoué, en décembre 2001, un projet d’attaques de la Jemaah Islamiyah, groupe terroriste affilié à Al-Qaida, contre des cibles à Singapour, y compris un certain nombre de missions diplomatiques.  Il a ensuite insisté sur l’importance de contrecarrer l’idéologie radicale utilisée pour recruter des combattants terroristes étrangers.  En conclusion, M. Chua a assuré le soutien de son pays à la coalition internationale mobilisée par les États-Unis pour combattre la menace posée par l’« État islamique en Iraq et au Levant ».

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MessagePosté le: Ven 17 Oct - 01:05 (2014)    Sujet du message: 60/288. LA STRATEGIE ANTITERRORISTE DE L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES Répondre en citant

RESOLUTION ADOPTEE PAR L'ASSEMBLEE GENERALE 

[sans renvoi à une grande commission (A/60/L.62)]

60/288. LA STRATEGIE ANTITERRORISTE DE L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES

Pdf document : http://www.ipu.org/splz-f/unga07/counter.pdf

Résolution A/RES/60/288 dont il est fait mention dans le document du Conseil de Sécurité du 24 septembre 2014.
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MessagePosté le: Ven 17 Oct - 01:23 (2014)    Sujet du message: EQUIPE SPECIALE DE LUTTE CONTRE LE TERRORISME Répondre en citant

EQUIPE SPECIALE DE LUTTE CONTRE LE TERRORISME

L'équipe spéciale de lutte contre le terrorisme dont il est fait mention dans le document du Conseil de Sécurité du 24 septembre 2014.

http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:6k_QW-kZaSQJ:www.un.or…





OFFICE DES NATIONS UNIES CONTRE LA DROGUE ET LE CRIME

Lien : http://www.unodc.org/unodc/fr/


CENTRE DES NATIONS UNIES POUR LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME

Pdf document : http://www.un.org/fr/terrorism/ctitf/pdfs/French_Press_Release_Riyadh_Confe…


COMITE CONTRE LE TERRORISME DIRECTION EXECUTIVE



Le rôle du Comité contre le terrorisme et de sa Direction exécutive dans le cadre des efforts déployés au niveau international pour lutter contre le terrorisme

Pdf document : http://www.un.org/fr/sc/ctc/pdf/presskit.pdf

INTERPOL


Lien : http://www.interpol.int/fr/À-propos-d'INTERPOL/Présentation




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MessagePosté le: Lun 20 Oct - 01:37 (2014)    Sujet du message: IRAQ : LE CONSEIL DE SECURITE APPELLE A UN « EFFORT COMMUN» POUR LUTTER CONTRE DAECH Répondre en citant

IRAQ : LE CONSEIL DE SECURITE APPELLE A UN  « EFFORT COMMUN» POUR LUTTER CONTRE DAECH

...L’EI, État Islamique, ou Daech, a été financé, soutenu, armé et entraîné par les services secrets occidentaux en général, et français en particulier. Le pouvoir a donc fabriqué de toutes pièces cette armée de mercenaires terroristes et "islamistes". Preuves et arguments :...
http://mai68.org/spip/spip.php?article7921

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18 octobre 2014 – Le Conseil de sécurité a exhorté vendredi soir la communauté internationale à renforcer la lutte contre Daech, le nom arabe du groupe extrémiste Etat islamique d'Iraq et du Levant (EIIL) après une série d'attaques brutales à Bagdad et Anbar au cours des derniers jours.

Dans une déclaration à la presse publiée vendredi soir, les membres du Conseil de sécurité ont appelé à « un effort commun » pour neutraliser la menace posée par Daech.

Le Conseil de sécurité a condamné la série d'attaques perpétrées par Daech à Bagdad et dans les provinces avoisinantes au cours des dernières jours, qui ont tué des dizaines d'Iraquiens, dont un membre élu du Parlement de la province de Bassorah et le chef de la police de la province d'Anbar.

Les membres du Conseil de sécurité ont exprimé leur consternation face aux nombreuses personnes tuées, enlevées, violées ou torturées par Daech et ils ont applelé la communauté internationale à renforcer les mesures pour lutter contre ce groupe et les groupes associés et assurer que les auteurs de ces crimes soient traduits en justice.

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=33560#.VERJ3yc0h8E


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MessagePosté le: Ven 24 Oct - 11:06 (2014)    Sujet du message: MOYEN-ORIENT : LE TEMPS DES DECISIONS COURAGEUSES EST VENU Répondre en citant





MOYEN-ORIENT : LE TEMPS DES DECISIONS COURAGEUSES EST VENU


Plaidoyer de Mgr Auza à l'ONU

Rome, 23 octobre 2014 (Zenit.org) Anne Kurian 


Face au terrorisme, « le temps est venu de prendre des décisions courageuses » pour « protéger les populations du génocide, des crimes de guerre, du nettoyage ethnique, des crimes contre l'humanité et de toutes les formes d'agression injuste », déclare le Saint-Siège à la communauté internationale.

Mgr Bernardito Auza, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations-Unies à New York, est intervenu à l’occasion du débat public du Conseil de sécurité sur le thème de « La situation au Moyen-Orient, y compris la question palestinienne », le 21 octobre 2014.

L’archevêque a souligné le rôle du Saint-Siège qui « a toujours suivi la situation au Moyen-Orient avec beaucoup d'intérêt et de préoccupation », a « toujours plaidé en faveur de négociations et d’un DIALOGUE entre les parties concernées » et a « toujours essayé de faire tout son possible pour aider les victimes de la violence ».

Il a évoqué la réunion des nonces apostoliques présents dans les pays du Moyen-Orient qui a eu lieu au Vatican du 2 au 4 octobre derniers ainsi que le consistoire du 20 octobre sur le même sujet.

Le Saint-Siège a exprimé son souhait que les Nations Unies renforcent le cadre juridique international afin de « protéger les populations du génocide, des crimes de guerre, du nettoyage ethnique, des crimes contre l'humanité et de toutes les formes d'agression injuste ».

Face au terrorisme, « le temps est venu de prendre des décisions courageuses » pour « protéger les groupes ethniques et religieux », a-t-il insisté en condamnant « les violations et sévices graves commis par l’"État islamique" autoproclamé en Irak et en Syrie ».

Il a appelé à nouveau « tous les chefs religieux de la région, et partout dans le monde, à jouer un rôle de premier plan dans la promotion du DIALOGUE INTERRELIGIEUX et INTERCULTUREL, en dénonçant rapidement toute justification de la violence par la religion, et en éduquant chacun à la compréhension et au respect mutuels ».

Puis Mgr Auza a précisé la position du Saint-Siège sur chaque région du Moyen-Orient, en commençant par la question israélo-palestinienne, préconisant « une solution reposant sur deux États, avec le soutien vigoureux des organes compétents de l'ONU et de l'ensemble de la communauté internationale ».

Il faut en effet prendre en compte « le droit des Palestiniens à avoir leur propre État, souverain et indépendant, et le droit des Israéliens à la paix et à la sécurité ».

Sur « la terrible situation en Syrie », le Saint-Siège a appelé « toutes les parties à cesser toute violation du droit humanitaire international et des droits humains fondamentaux, et ​​la communauté internationale à aider les parties à trouver une solution ».

Mgr Auza a demandé « la solidarité internationale » pour le Liban, « gravement touché par la crise syrienne et par la présence massive de réfugiés », exhortant le pays « à trouver le plus rapidement possible une solution à la vacance de la présidence de la République ».

Il a réaffirmé le soutien du Saint-Siège « à un Liban souverain et libre », qui est un « message, un signe plein d'espoir en raison de la coexistence des différents groupes qui le composent ».

Avec une traduction de Constance Roques

(23 octobre 2014) © Innovative Media Inc.

http://www.zenit.org/fr/articles/moyen-orient-le-temps-des-decisions-courag…



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MessagePosté le: Sam 1 Nov - 01:06 (2014)    Sujet du message: DISCOURS INTEGRAL DE VLADIMIR POUTINE SUR LE NOUVEL ORDRE MONDIAL (24 OCTOBRE 2014) Répondre en citant

DISCOURS INTEGRAL DE VLADIMIR POUTINE SUR LE NOUVEL ORDRE MONDIAL  (24 OCTOBRE 2014)

dimanche 26 octobre 2014


ENGLISH : Meeting of the Valdai International Discussion Club
http://eng.news.kremlin.ru/news/23137



Vladimir Poutine au Club de Valdaï le 24 octobre 2014

Citation:


Préambule
Depuis 2004, le Club international de discussion de Valdaï réunit une fois par an des experts et des politiques de différents pays pour débattre de la politique internationale. Cette année, la rencontre a eu lieu les 22, 23 et 24 octobre, à Sotchi, dans un hôtel de la station de montagne de Krasnaïa poliana.

108 experts, historiens et analystes politiques, originaires de 25 pays, dont 62 étrangers à la Russie ont ainsi analysé durant trois jours le thème de cette édition 2014 : L’ordre mondial : de nouvelles règles ou un jeu sans règles ?

Vendredi 24 octobre, lors de la synthèse des travaux des trois journées précédentes en séance plénière, Vladimir Poutine est intervenu. Nous vous présentons ici des extraits de cette intervention du Président de la Fédération de Russie.


Et quand vous aurez lu ce discours impressionnant, nous vous invitons à lire l’article que Philippe Grasset lui a consacré aujourd’hui 25 octobre : L’ours de la taïga, la dédollarisation et la question du fou.

Le Saker francophone

RETRANSCRIPTION DU DISCOURS DE VLADIMIR POUTINE AU CLUB VALDAÏ, LE 24 OCTOBRE 2014

Chers collègues, Mesdames et Messieurs, chers amis,

C’est un plaisir de vous accueillir à la XIe réunion du Club Valdaï.

Il a déjà été mentionné que le Club a de nouveaux co-organisateurs cette année. Ils comprennent des organisations non gouvernementales russes, des groupes d’experts et de grandes universités. Il a également été suggéré d’élargir les discussions à des questions qui ne sont pas seulement liées à la Russie elle-même, mais aussi à la politique et à l’économie mondiales.

J’espère que ces changements dans l’organisation et le contenu des sessions renforceront l’influence du Club en tant que forum de discussion et d’experts de premier plan. Dans le même temps, j’espère que « l’esprit de Valdaï » sera conservé – cette atmosphère libre et ouverte, cette opportunité d’exprimer toutes sortes d’opinions très différentes et franches.

Permettez-moi de dire, à cet égard, que je ne vais pas vous décevoir et que je vais parler directement et franchement. Certains de mes propos pourront sembler un peu trop rudes, mais si nous ne parlons pas directement et honnêtement de ce que nous pensons vraiment, alors il est absolument inutile de tenir de telles réunions. Il serait préférable, dans ce cas, de se contenter des rencontres diplomatiques, où personne ne dit rien qui ait une véritable portée et, reprenant les paroles d’un célèbre diplomate, où vous vous rendez compte que les diplomates ont une langue faite pour ne pas dire la vérité.

Nous nous réunissons pour d’autres raisons. Nous nous réunissons pour nous parler franchement. Nous avons besoin d’être directs et francs aujourd’hui, non pas pour s’envoyer des piques, mais afin de tenter de faire la lumière sur ce qui se passe dans le monde, d’essayer de comprendre pourquoi le monde est de moins en moins sûr et de plus en plus imprévisible, et pourquoi les risques augmentent partout autour de nous.
Les débats d’aujourd’hui se sont tenus sous le thème : De nouvelles règles ou un jeu sans règles ? Je pense que cette formule décrit avec précision le tournant historique que nous avons atteint aujourd’hui et le choix auquel nous sommes tous confrontés. Bien sûr, il n’y a rien de nouveau dans l’idée que le monde est en train de changer très rapidement. Je sais que c’est quelque chose dont vous avez parlé durant les échanges d’aujourd’hui. Il est certainement difficile de ne pas remarquer les transformations dramatiques dans la politique mondiale et dans l’économie, dans la vie publique, dans l’industrie, l’information et les technologies sociales.

Permettez-moi de vous demander dès maintenant de me pardonner si j’en viens à répéter ce que certains des participants à la discussion ont déjà dit. C’est pratiquement inévitable. Vous avez déjà eu des discussions détaillées, mais je vais exposer mon point de vue. Il coïncidera avec le point de vue des participants sur certains points et divergera sur d’autres.

Tandis que nous analysons la situation d’aujourd’hui, n’oublions pas les leçons de l’histoire. Tout d’abord, les changements dans l’ordre mondial – et tout ce que nous voyons aujourd’hui constitue des événements de cette ampleur – ont généralement été accompagnés sinon par une guerre et des conflits à l’échelle mondiale, du moins par des chaînes de conflits locaux intenses. Deuxièmement, la politique mondiale est avant tout une question de leadership économique, de guerre et de paix, avec une dimension humanitaire, incluant les droits de l’homme.

Aujourd’hui, le monde est plein de contradictions. Nous devons être francs en nous demandant mutuellement si nous avons un filet de sécurité fiable et bien en place. Malheureusement, il n’y a aucune garantie et aucune certitude que le système actuel de sécurité mondiale et régionale soit en mesure de nous protéger des bouleversements. Ce système a été sérieusement affaibli, fragmenté et déformé. Les organisations internationales et régionales de coopération politique, économique, et culturelle traversent également des temps difficiles.

Oui, un grand nombre des mécanismes actuels visant à assurer l’ordre mondial ont été créés il y a très longtemps, y compris et surtout dans la période suivant immédiatement la Seconde Guerre mondiale. Permettez-moi de souligner que la solidité du système créé à l’époque reposait non seulement sur l’équilibre des forces et les droits des pays vainqueurs, mais aussi sur le fait que les « pères fondateurs » de ce système se respectaient mutuellement, n’essayaient pas de mettre la pression sur les autres, mais tentaient de parvenir à des accords.

L’essentiel est que ce système doit se développer, et malgré ses diverses lacunes, il doit au moins être capable de maintenir les problèmes mondiaux actuels dans certaines limites et de réguler l’intensité de la concurrence naturelle entre les nations.

Je suis convaincu que nous ne pouvions pas prendre ce mécanisme de freins et contrepoids que nous avons construit au cours des dernières décennies, parfois avec les plus grands efforts et difficultés, et tout simplement le détruire sans rien reconstruire à sa place. Sinon, nous serions laissés sans instruments autres que la force brute.

Ce que nous devions faire était de procéder à une reconstruction rationnelle et de l’adapter aux nouvelles réalités du système des relations internationales.

Mais les États-Unis, s’étant eux-mêmes déclarés vainqueurs de la Guerre Froide, n’en voyaient pas le besoin. Au lieu d’établir un nouvel équilibre des forces, essentiel pour maintenir l’ordre et la stabilité, ils ont pris des mesures qui ont jeté le système dans un déséquilibre marqué et profond.

La Guerre Froide a pris fin, mais elle n’a pas pris fin avec la signature d’un traité de paix comprenant des accords clairs et transparents sur le respect des règles existantes ou la création d’un nouvel ensemble de règles et de normes. Cela a créé l’impression que les soi-disant « vainqueurs » de la Guerre Froide avaient décidé de forcer les événements et de remodeler le monde afin de satisfaire leurs propres besoins et intérêts. Lorsque le système actuel des relations internationales, le droit international et les freins et contrepoids en place faisaient obstacle à ces objectifs, ce système été déclaré sans valeur, obsolète et nécessitant une démolition immédiate.

Pardonnez l’analogie, mais c’est la façon dont les nouveaux riches se comportent quand ils se retrouvent tout à coup avec une grande fortune, dans ce cas sous la forme d’un leadership et d’une domination mondiale. Au lieu de gérer leur patrimoine intelligemment, pour leur propre bénéfice aussi bien sûr, je pense qu’ils ont commis beaucoup de folies.

Nous sommes entrés dans une période de différentes interprétations et de silences délibérés dans la politique mondiale. Le droit international a maintes fois été forcé de battre en retraite, encore et encore, par l’assaut impitoyable du nihilisme légal. L’objectivité et la justice ont été sacrifiées sur l’autel de l’opportunisme politique. Des interprétations arbitraires et des évaluations biaisées ont remplacé les normes juridiques. Dans le même temps, l’emprise complète sur les médias de masse mondiaux ont rendu possible, quand on le désirait, de présenter le blanc comme noir et le noir comme blanc.

Dans une situation où vous aviez la domination d’un pays et de ses alliés, ou plutôt de ses satellites, la recherche de solutions globales s’est souvent transformée en une tentative d’imposer ses propres recettes universelles. Les ambitions de ce groupe sont devenues si grandes qu’ils ont commencé à présenter les politiques qu’ils concoctaient dans leurs corridors du pouvoir comme le point de vue de l’ensemble de la communauté internationale. Mais ce n’est pas le cas.

La notion même de « souveraineté nationale » est devenue une valeur relative pour la plupart des pays. En essence, ce qui était proposé était cette formule : plus la loyauté de tel ou tel régime en place envers le seul centre de pouvoir dans le monde est grande, plus grande sera sa légitimité.
Nous aurons une discussion libre après mon propos et je serai heureux de répondre à vos questions et je tiens également à utiliser mon droit à vous poser des questions. Que personne n’hésite à essayer de réfuter les arguments que je viens d’exposer lors de la discussion à venir.

Les mesures prises contre ceux qui refusent de se soumettre sont bien connues et ont été essayées et testées de nombreuses fois. Elles comprennent l’usage de la force, la pression économique et la propagande, l’ingérence dans les affaires intérieures, et les appels à une sorte de légitimité « supra-légale » lorsqu’ils ont besoin de justifier une intervention illégale dans tel ou tel conflit ou de renverser des régimes qui dérangent. Dernièrement, nous avons de plus en plus de preuves que le chantage pur et simple a également été utilisé en ce qui concerne un certain nombre de dirigeants. Ce n’est pas pour rien que « Big Brother » dépense des milliards de dollars pour tenir sous surveillance le monde entier, y compris ses propres alliés les plus proches.

Demandons-nous à quel point nous sommes à l’aise avec tout cela, à quel point nous sommes en sécurité, combien nous sommes heureux de vivre dans ce monde, à quel degré de justice et de rationalité il est parvenu. Peut-être n’avons-nous pas de véritables raisons de nous inquiéter, de discuter et de poser des questions embarrassantes ? Peut-être que la position exceptionnelle des États-Unis et la façon dont ils mènent leur leadership est vraiment une bénédiction pour nous tous, et que leur ingérence dans les événements du monde entier apporte la paix, la prospérité, le progrès, la croissance et la démocratie, et nous devrions peut-être seulement nous détendre et profiter de tout cela ?

Permettez-moi de dire que ce n’est pas le cas, absolument pas le cas.

Un diktat unilatéral et le fait d’imposer ses propres modèles aux autres produisent le résultat inverse. Au lieu de régler les conflits, cela conduit à leur escalade ; à la place d’États souverains et stables, nous voyons la propagation croissante du chaos ; et à la place de la démocratie, il y a un soutien pour un public très douteux, allant de néo-fascistes avoués à des islamistes radicaux.

Pourquoi soutiennent-ils de tels individus ? Ils le font parce qu’ils décident de les utiliser comme instruments dans la voie de la réalisation de leurs objectifs, mais ensuite, ils se brûlent les doigts et font marche arrière. Je ne cesse jamais d’être étonné par la façon dont nos partenaires ne cessent de marcher sur le même râteau, comme on dit ici en Russie, c’est-à-dire de faire les mêmes erreurs encore et encore.

Ils ont jadis parrainé des mouvements islamistes extrémistes pour combattre l’Union soviétique. Ces groupes se sont formés au combat et aguerris en Afghanistan, et ont plus tard donné naissance aux Talibans et à Al-Qaïda. L’Occident les a sinon soutenus, du moins a fermé les yeux sur cela, et, je dirais, a fourni des informations et un soutien politique et financier à l’invasion de la Russie et des pays de la région d’Asie centrale par les terroristes internationaux (nous ne l’avons pas oublié). C’est seulement après que des attaques terroristes horribles aient été commises sur le sol américain lui-même que les États-Unis ont pris conscience de la menace collective du terrorisme. Permettez-moi de vous rappeler que nous avons été le premier pays à soutenir le peuple américain à l’époque, le premier à réagir comme des amis et partenaires après la terrible tragédie du 11 Septembre.

Au cours de mes conversations avec les dirigeants américains et européens, je parlais toujours de la nécessité de lutter ensemble contre le terrorisme, de le considérer comme un défi à l’échelle mondiale. Nous ne pouvons pas nous résigner et accepter cette menace, nous ne pouvons pas la couper en morceaux séparés à l’aide du deux poids deux mesures. Nos partenaires ont exprimé leur accord, mais après quelques temps, nous nous sommes retrouvés au point de départ. Ce fut d’abord l’opération militaire en Irak, puis en Libye, qui a été poussée au bord du gouffre. Pourquoi la Libye a-t-elle été réduite à cette situation ? Aujourd’hui, c’est un pays en danger de démantèlement et qui est devenu un terrain d’entraînement pour les terroristes.

Seule la détermination et la sagesse de la direction égyptienne actuelle a sauvé ce pays arabe clé du chaos et de l’emprise des terroristes. En Syrie, comme par le passé, les États-Unis et leurs alliés ont commencé à financer et armer directement les rebelles et leur ont permis de remplir leurs rangs de mercenaires provenant de divers pays. Permettez-moi de vous demander où ces rebelles obtiennent leur argent, leurs armes et leurs spécialistes militaires ? D’où tout cela vient-il ? Comment l’État Islamique notoire a-t-il réussi à devenir un groupe aussi puissant, de fait une véritable force armée ?

Quant aux sources de financement, aujourd’hui, l’argent ne vient plus seulement de la drogue, dont la production a augmenté non pas de quelques points de pourcentage mais dans des proportions considérables depuis que les forces de la coalition internationale sont intervenues en Afghanistan. Vous êtes au courant de cela. Les terroristes obtiennent également de l’argent en vendant du pétrole. Le pétrole est produit dans le territoire contrôlé par les terroristes, qui le vendent à des prix de dumping, le produisent et le transportent. Mais d’autres achètent ce pétrole, le revendent, et font du profit, sans penser au fait qu’ils financent ainsi les terroristes qui pourraient venir tôt ou tard sur leur propre sol et semer la destruction dans leur propre pays.

Où trouvent-ils les nouvelles recrues ? En Irak, après que Saddam Hussein ait été renversé, les institutions de l’État, y compris l’armée, ont été laissés en ruines. Nous avons dit, à l’époque, soyez très, très prudents. Vous mettez les gens à la rue, et que vont-ils y faire ? N’oubliez pas que légitimement ou non, ils faisaient partie de la direction d’une grande puissance régionale, et en quoi est-ce que vous les transformez maintenant ?

Quel fut le résultat ? Des dizaines de milliers de soldats, d’officiers et d’anciens militants du parti Baas se sont retrouvé à la rue et ont aujourd’hui rejoint les rangs des rebelles. Peut-être cela explique-t-il pourquoi l’État islamique s’est avéré si efficace. En termes militaires, il agit très efficacement et il a certains cadres très compétents. La Russie a mis en garde à plusieurs reprises sur les dangers des actions militaires unilatérales, des interventions dans les affaires des États souverains, et des flirts avec les extrémistes et les radicaux. Nous avons insisté pour que les groupes luttant contre le gouvernement syrien central, surtout l’État islamique, soient inscrits sur les listes des organisations terroristes. Mais avons-nous vu le moindre résultat ? Nous avons lancé des appels en vain.

Nous avons parfois l’impression que nos collègues et amis sont constamment aux prises avec les conséquences de leurs propres politiques, et qu’ils dépensent tous leurs efforts dans le traitement des risques qu’ils ont eux-mêmes créés, en payant un prix de plus en plus élevé………


Andrei Bystritsky (Président du conseil de la Fondation du Club international Valdaï), Wolfgang Schüssel (ancien chancelier fédéral autrichien) and Vladimir Poutine (président de la Fédération de Russie)
Chers collègues,

Cette période de domination unipolaire a démontré de manière convaincante que le fait d’avoir un seul centre de pouvoir ne rend pas les processus mondiaux plus faciles à gérer. Au contraire, ce type de construction instable a montré son incapacité à lutter contre les menaces réelles telles que les conflits régionaux, le terrorisme, le trafic de drogue, le fanatisme religieux, le chauvinisme et le néonazisme. Dans le même temps, il a ouvert une large voie aux fiertés nationales exacerbées, à la manipulation de l’opinion publique, ainsi qu’à la brutalisation et à l’oppression des faibles par les forts.

Essentiellement, le monde unipolaire est tout simplement un moyen de justifier la dictature sur les individus et les nations. Le monde unipolaire s’est avéré un fardeau trop rude, trop lourd et trop ingérable même pour son chef auto-proclamé. Des commentaires ont été faits dans ce sens juste avant mon intervention, et je suis entièrement d’accord avec eux. Voilà pourquoi nous voyons, en cette nouvelle étape de l’histoire, des tentatives de recréer un semblant de monde quasi-bipolaire en tant que modèle commode pour perpétuer le leadership américain. Peu importe qui prend la place du centre du mal dans la propagande américaine, peu importe qui remplace l’ex-l’URSS en tant que principal adversaire. Cela pourrait être l’Iran, en tant que pays qui cherche à acquérir la technologie nucléaire, la Chine, en tant que plus grande économie mondiale, ou la Russie, en tant que superpuissance nucléaire.

Aujourd’hui, nous assistons à de nouveaux efforts pour fragmenter le monde, dessiner de nouvelles lignes de clivage, réunir des coalitions qui ne sont pas façonnées pour quelque chose mais dirigées contre quelqu’un, qui que ce soit, pour créer l’image d’un ennemi comme ce fut le cas pendant les années de Guerre Froide, et s’emparer du droit à ce leadership, ou diktat si vous préférez. La situation était présentée de cette façon au cours de la Guerre Froide. Nous savons tous cela et nous le comprenons bien. Les États-Unis ont toujours dit à leurs alliés : « Nous avons un ennemi commun, un ennemi terrible, le centre du mal, et nous vous protégeons, vous nos alliés, de cet ennemi, et nous avons donc le droit de vous donner des ordres, de vous forcer à sacrifier vos intérêts politiques et économiques et à payer votre quote-part des coûts de cette défense collective, mais nous serons les responsables de tout cela bien sûr. » En bref, nous voyons aujourd’hui des tentatives, dans un monde nouveau et changeant, de reproduire les modèles familiers de la gestion globale, et tout cela de manière à garantir aux États-Unis leur situation exceptionnelle et à récolter des dividendes politiques et économiques.

Mais ces tentatives sont de plus en plus déconnectées de la réalité et sont en contradiction avec la diversité du monde. Des mesures de ce genre créent inévitablement des confrontations et provoquent des contre-mesures, et ont pour résultat l’effet inverse de ce qui était souhaité. Nous voyons ce qui se passe quand la politique commence imprudemment à s’ingérer dans l’économie et que la logique des décisions rationnelles cède la place à la logique de confrontation, qui ne fait que nuire aux propres positions et intérêts économiques des pays en question, y compris les intérêts des entreprises nationales.

Les projets économiques communs et les investissements mutuels rapprochent objectivement les pays et contribuent à aplanir les problèmes actuels dans les relations entre États. Mais aujourd’hui, la communauté mondiale des affaires fait face à des pressions sans précédent de la part des gouvernements occidentaux. De quelles affaires, de quelles opportunités économiques ou de quel pragmatisme peut-on encore parler lorsque nous entendons des slogans tels que « la patrie est en danger », « le monde libre est menacé », et « la démocratie est en péril » ? Et tout le monde doit alors se mobiliser. Voilà à quoi ressemble une vraie politique de mobilisation.

Les sanctions sapent déjà les fondements du commerce mondial, les règles de l’OMC et le principe de l’inviolabilité de la propriété privée. Ils portent un coup dangereux au modèle libéral de la mondialisation fondé sur les marchés, la liberté et la concurrence, qui, permettez-moi de le souligner, est précisément un modèle qui a avant tout bénéficié aux pays occidentaux. Et maintenant, ils risquent de perdre la confiance en tant que gouvernants de la mondialisation. Nous devons nous demander, pourquoi était-ce nécessaire ? Après tout, la prospérité des États-Unis repose en grande partie sur la confiance des investisseurs et des détenteurs étrangers de dollars et de valeurs mobilières étasuniennes. Cette confiance est clairement mise à mal et des signes de désillusion quant aux fruits de la mondialisation sont maintenant visibles dans de nombreux pays.

Le précédent bien connu de Chypre et les sanctions pour des motifs politiques n’ont fait que renforcer la tendance à chercher à renforcer la souveraineté économique et financière et la volonté des pays ou de leurs groupes régionaux de trouver des moyens de se protéger contre les risques de pressions extérieures. Nous voyons déjà que de plus en plus de pays cherchent des moyens de devenir moins dépendants du dollar et mettent en place des systèmes financiers, de paiement et des monnaies de réserve alternatifs. Je pense que nos amis américains sont tout simplement en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis. On ne peut pas mélanger la politique et l’économie, mais c’est ce qui se passe maintenant. J’ai toujours pensé et je pense encore aujourd’hui que les sanctions pour des motifs politiques sont une erreur qui nuira à tous, mais je suis sûr que nous reviendrons sur ce point.

Nous savons comment ces décisions ont été prises et qui exerçait les pressions. Mais permettez-moi de souligner que la Russie ne va pas perdre son calme, s’offenser ou venir mendier à la porte de quiconque. La Russie est un pays auto-suffisant. Nous allons travailler au sein de l’environnement économique international qui a pris forme, développer la production et la technologie nationales et agir de façon plus décisive pour mener à bien notre transformation. Les pressions de l’extérieur, comme cela a été le cas à plusieurs reprises par le passé, ne feront que consolider notre société, nous maintenir en éveil et nous amener à nous concentrer sur nos principaux objectifs de développement.

Bien sûr, les sanctions constituent un obstacle. Ils essaient de nous affaiblir par ces sanctions, d’entraver notre développement et de nous pousser à l’isolement politique, économique et culturel, en d’autres termes nous forcer à prendre du retard. Mais permettez-moi de rappeler encore une fois que le monde est un endroit très différent aujourd’hui. Nous n’avons pas l’intention de nous isoler de quiconque ou de choisir une sorte de voie de développement fermée, en essayant de vivre en autarcie. Nous sommes toujours ouverts au dialogue, y compris au sujet de la normalisation de nos relations économiques et politiques. Nous comptons ici sur l’approche et la position pragmatiques des milieux d’affaires dans les principaux pays.

Certains disent aujourd’hui que la Russie tournerait le dos à l’Europe – de tels propos ont probablement été tenus ici aussi lors des discussions – et rechercherait de nouveaux partenaires commerciaux, surtout en Asie. Permettez-moi de dire que ce n’est absolument pas le cas. Notre politique active dans la région Asie-Pacifique n’a pas commencé d’hier, et non en réponse aux sanctions, mais c’est une politique que nous suivons depuis maintenant un bon nombre d’années. Comme beaucoup d’autres pays, y compris les pays occidentaux, nous avons vu que l’Asie joue un rôle de plus en plus important dans le monde, dans l’économie et dans la politique, et nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre d’ignorer ces développements.

Permettez-moi de dire encore une fois que tout le monde agit ainsi, et nous allons le faire nous aussi, d’autant plus qu’une grande partie de notre pays est géographiquement en Asie. Au nom de quoi devrions-nous ne pas faire usage de nos avantages concurrentiels dans ce domaine ? Ce serait faire preuve d’une vue extrêmement courte que de ne pas le faire.

Le développement des relations économiques avec ces pays et la réalisation de projets d’intégration communs créent aussi de grandes incitations pour notre développement national. Les tendances démographiques, économiques et culturelles actuelles suggèrent que la dépendance à une seule superpuissance va objectivement diminuer. C’est une chose que les experts européens et américains ont également évoqué dans leurs réunions et travaux.

Peut-être que l’évolution de la politique internationale sera le reflet de l’évolution que nous constatons dans l’économie mondiale, à savoir la concurrence intensive pour des niches spécifiques et des changements fréquents de dirigeants dans des domaines précis. Cela est tout à fait possible.

Il ne fait aucun doute que des facteurs humanitaires tels que l’éducation, la science, la santé et la culture jouent un rôle plus important dans la concurrence mondiale. Cela a également un impact important sur les relations internationales, y compris parce que cette ressource douce (soft power) dépendra dans une large mesure des réalisations concrètes dans le développement du capital humain plutôt que des trucages sophistiqués de la propagande.   
                                         

Dans le même temps, la formation d’un soi-disant monde polycentrique (je voudrais également attirer l’attention sur cela, chers collègues), en soi et d’elle-même, n’améliore pas la stabilité. De fait, il est plus probable que ce soit l’inverse. L’objectif d’atteindre l’équilibre mondial est en train de devenir un casse-tête assez difficile, une équation à plusieurs inconnues.

Qu’est-ce que l’avenir nous réserve donc, si nous choisissons de ne pas respecter les règles – même si elles peuvent être strictes et peu pratiques – mais plutôt de vivre sans règles du tout ? Et ce scénario est tout à fait possible. Nous ne pouvons pas l’exclure, compte tenu des tensions dans la situation internationale. Beaucoup de prédictions peuvent déjà être faites, en tenant compte des tendances actuelles, et, malheureusement, elles ne sont pas optimistes. Si nous ne créons pas un système clair d’engagements et d’accords mutuels, si nous ne construisons pas les mécanismes de gestion et de résolution des situations de crise, les symptômes de l’anarchie mondiale vont inévitablement s’accroître.

Aujourd’hui, nous voyons déjà une forte augmentation de la probabilité de tout un ensemble de conflits violents avec la participation directe ou indirecte des plus grandes puissances mondiales. Et les facteurs de risque comprennent non seulement les conflits multinationaux traditionnels, mais aussi l’instabilité interne dans différents États, surtout quand on parle de nations situées aux intersections des intérêts géopolitiques des grandes puissances, ou à la frontière de continents civilisationnels, culturels, historiques et économiques.

L’Ukraine, qui j’en suis sûr a été longuement évoquée et dont nous parlerons encore, est l’un des exemples de ces sortes de conflits qui affectent l’équilibre international des puissances, et je pense que ce ne sera certainement pas le dernier. De là émane la prochaine menace réelle de détruire le système actuel d’accords de contrôle des armements. Et ce processus dangereux a été initié par les États-Unis d’Amérique quand ils se sont unilatéralement retirés du Traité sur les missiles antibalistiques (ABM) en 2002, puis se sont lancés dans la création de leur système global de défense antimissile et poursuivent aujourd’hui activement ce processus.

Chers collègues et amis,

Je tiens à souligner que nous ne sommes pas à l’origine de tout cela. Une fois de plus, nous glissons vers des temps où, au lieu de l’équilibre des intérêts et des garanties mutuelles, ce sera la peur et l’équilibre de la destruction mutuelle qui empêcheront les nations de se livrer à un conflit direct. En l’absence d’instruments juridiques et politiques, les armes deviennent encore une fois le point focal de l’ordre du jour mondial ; elles sont utilisées n’importe où et n’importe comment, sans la moindre sanction du Conseil de sécurité de l’ONU. Et si le Conseil de sécurité refuse de rendre de tels arrêts, alors on le condamne immédiatement comme un instrument dépassé et inefficace.

De nombreux États ne voient pas d’autres moyens d’assurer leur souveraineté qu’en obtenant leurs propres bombes. Cela est extrêmement dangereux. Nous insistons sur la nécessité de poursuivre les négociations ; nous ne sommes pas seulement en faveur de pourparlers, mais nous insistons sur la nécessité de poursuivre les pourparlers de réduction des arsenaux nucléaires. Moins nous aurons d’armes nucléaires dans le monde, mieux ce sera. Et nous sommes prêts à mener les discussions les plus sérieuses et les plus concrètes sur le désarmement nucléaire – mais seulement des discussions sérieuses sans aucun deux poids, deux mesures.

Qu’est-ce que je veux dire par là ? Aujourd’hui, de nombreux types d’armes de  haute précision sont déjà assimilables à des armes de destruction massive en termes de capacité, et en cas de renonciation complète aux armes nucléaires ou de réduction radicale du potentiel nucléaire, les nations qui sont des leaders dans la création et la production de systèmes de haute précision auront un net avantage militaire. La parité stratégique sera perturbée, ce qui est susceptible d’entraîner de la déstabilisation. Le recours à une soi-disant première frappe préventive globale peut devenir tentant. En bref, les risques ne diminuent pas, mais s’intensifient.

La prochaine menace évidente est l’escalade plus avant de conflits ethniques, religieux et sociaux. De tels conflits sont dangereux non seulement en tant que tels, mais aussi parce qu’ils créent des zones d’anarchie, d’absence total de lois et de chaos autour d’eux, des lieux qui sont commodes pour les terroristes et les criminels, et où la piraterie, le trafic d’êtres humains et le trafic de drogue sont florissants.

D’ailleurs, nos collègues ont alors essayé de contrôler plus ou moins ces processus, d’exploiter les conflits régionaux et de concevoir des révolutions colorées en fonction de leurs intérêts, mais le génie s’est échappé de la lampe. Il semble que les pères de la théorie du chaos contrôlé eux-mêmes ne sachent plus quoi en faire ; il y a confusion dans leurs rangs.

Nous suivons de près les discussions à la fois au sein de l’élite dirigeante et de la communauté des experts. Il suffit de regarder les gros titres de la presse occidentale de l’année dernière. Les mêmes personnes sont appelées des combattants pour la démocratie, puis des islamistes ; d’abord, ils parlent de révolutions, puis ils parlent d’émeutes et de soulèvements. Le résultat est évident : la propagation du chaos mondial.

Chers collègues,

Compte tenu de la situation mondiale, il est temps de commencer à se mettre d’accord sur des choses fondamentales. Ceci est d’une importance et d’une nécessité extrêmes ; cela vaudrait beaucoup mieux que de se retirer dans nos propres retranchements. Plus nous faisons face à des problèmes communs, plus nous nous trouvons dans le même bateau, pour ainsi dire. Et la manière sensée de trouver une issue réside dans la coopération entre les nations, les sociétés, dans le fait de trouver des réponses collectives aux défis croissants, et dans la gestion commune des risques. Certes, certains de nos partenaires, pour des raisons bien à eux, ne se remémorent cela que lorsque c’est dans leurs intérêts.

L’expérience pratique montre que les réponses communes aux défis ne sont pas toujours une panacée, et il faut que nous comprenions cela. En outre, dans la plupart des cas, elles sont difficiles à atteindre : il n’est pas facile de surmonter les différences dans les intérêts nationaux et la subjectivité de différentes approches, en particulier lorsqu’il s’agit de pays ayant des traditions culturelles et historiques différentes. Mais néanmoins, nous avons des exemples où, ayant des objectifs communs et agissant sur la base des mêmes critères, nous avons obtenu collectivement un réel succès.

Permettez-moi de vous rappeler la résolution du problème des armes chimiques en Syrie, et le dialogue de fond conséquent sur le programme nucléaire iranien, ainsi que notre travail sur les questions nord-coréennes, qui ont aussi connu des résultats positifs. Pourquoi ne pouvons-nous pas utiliser cette expérience à l’avenir pour relever les défis locaux et mondiaux ?

Quelle pourrait être la base juridique, politique, et économique pour un nouvel ordre mondial qui permettrait la STABILITE et la SECURITE, tout en encourageant une saine concurrence, et en ne permettant pas la formation de nouveaux monopoles qui entravent le développement ? Il est peu probable que quiconque puisse proposer dès à présent des solutions absolument exhaustives et prêtes à l’emploi. Nous aurons besoin de beaucoup de travail et de la participation d’un large éventail de gouvernements, d’entreprises mondiales, de la société civile, et de plates-formes d’experts telles que celle-ci.

Cependant, il est évident que les succès et les résultats réels ne sont possibles que si les participants clés des affaires internationales peuvent se mettre d’accord sur l’harmonisation des intérêts de base, sur le fait de s’imposer des limites raisonnables, et de donner l’exemple d’un leadership positif et responsable. Nous devons identifier clairement où se terminent les actions unilatérales et nous avons besoin de mettre en œuvre des mécanismes multilatéraux. Et dans le cadre de l’amélioration de l’efficacité du droit international, nous devons résoudre le dilemme entre les actions de la communauté internationale visant à assurer la sécurité et les droits de l’homme, et le principe de la souveraineté nationale et de la non-ingérence dans les affaires intérieures d’un État, quel qu’il soit.

Ces collisions mêmes conduisent de plus en plus à une interférence extérieure arbitraire dans des processus internes complexes, et encore et encore, ils provoquent des conflits dangereux entre les principaux acteurs mondiaux. La question de la préservation de la souveraineté devient presque primordiale dans le maintien et le renforcement de la stabilité mondiale.

De toute évidence, discuter des critères de l’utilisation de la force extérieure est extrêmement difficile. Il est pratiquement impossible de la séparer des intérêts des nations particulières. Cependant, il est beaucoup plus dangereux de rester dans une situation où il n’y a pas d’accords qui soient clairs pour tout le monde, et où des conditions claires pour l’ingérence nécessaire et légale ne sont pas fixées.

J’ajouterais que les relations internationales doivent être basées sur le droit international, qui lui-même doit reposer sur des principes moraux tels que la justice, l’égalité et la véritéPeut-être le plus important est-il le respect de ses partenaires et de leurs intérêts. C’est une formule évidente, mais le fait de la respecter, tout simplement, pourrait changer radicalement la situation mondiale.

Je suis certain qu’avec une volonté réelle, nous pouvons restaurer l’efficacité du système international et des institutions régionales. Nous n’avons même pas besoin de reconstruire quelque chose de nouveau, à partir de zéro ; ce n’est pas une « terre vierge », d’autant plus que les institutions créées après la Seconde Guerre mondiale sont relativement universelles et peuvent être dotées d’un contenu moderne et adéquat pour gérer la situation actuelle.

Cela est vrai quant à l’amélioration du travail de l’ONU, dont le rôle central est irremplaçable, ainsi que celui de l’OSCE, qui, durant 40 ans, a démontré qu’elle était un mécanisme nécessaire pour assurer la sécurité et la coopération dans la région euro-atlantique. Je dois dire que même aujourd’hui, en essayant de résoudre la crise dans le sud-est de l’Ukraine, l’OSCE joue un rôle très positif.

À la lumière des changements fondamentaux dans l’environnement international, l’augmentation des désordres incontrôlables et des diverses menaces, nous avons besoin d’un nouveau consensus mondial des forces responsables. Il ne s’agit pas de conclure certaines transactions locales ou un partage des zones d’influence dans l’esprit de la diplomatie classique, ni d’assurer la domination globale et complète de quiconque. Je pense que nous avons besoin d’une nouvelle version de l’interdépendance. Nous ne devrions pas avoir peur de cela. Au contraire, c’est un bon instrument pour harmoniser les positions.

Cela est particulièrement pertinent étant donné le renforcement et la croissance de certaines régions de la planète, processus qui nécessite objectivement l’institutionnalisation de ces nouveaux pôles, par la création de puissantes organisations régionales et l’élaboration de règles pour leur interaction. La coopération entre ces centres contribuerait sérieusement à la STABILITE de la SECURITE, de la politique et de l’économie mondiales. Mais afin d’établir un tel DIALOGUE, nous devons partir du postulat selon lequel tous les centres régionaux et projets d’intégration qui se forment autour d’eux doivent avoir les mêmes droits au développement, afin qu’ils puissent se compléter mutuellement et que personne ne puisse artificiellement les forcer à entrer en conflit ou en opposition. De telles actions destructrices briseraient les liens entre les États, et les États eux-mêmes seraient soumis à des difficultés extrêmes, voire même à une destruction totale.

Je voudrais vous rappeler les événements de l’année dernière. Nous avions prévenu nos partenaires américains et européens que les décisions hâtives prises en coulisses, par exemple, sur l’association de l’Ukraine avec l’UE, étaient emplies de risques graves pour l’économie. Nous n’avons pas même évoqué les problèmes politiques ; nous n’avons parlé que de l’économie, en disant que de telles mesures, mises en place sans arrangements préalables, nuiraient aux intérêts de nombreux autres pays, dont la Russie – en tant que principal partenaire commercial de l’Ukraine –, et qu’un large débat sur ces questions était nécessaire. D’ailleurs, à cet égard, je vous rappelle que par exemple, les négociations sur l’adhésion de la Russie à l’OMC ont duré 19 ans. Ce fut un travail très difficile, et un certain consensus a finalement été atteint.

Pourquoi est-ce que je soulève cette question ? Parce qu’en mettant en œuvre ce projet d’association avec l’Ukraine, nos partenaires seraient venus à nous avec leurs biens et services par la porte arrière, pour ainsi dire, et nous n’avons pas donné notre accord pour cela, personne ne nous a rien demandé à ce sujet. Nous avons eu des discussions sur tous les sujets liés à l’association de l’Ukraine avec l’UE, des discussions persistantes, mais je tiens à souligner que notre action a été menée d’une manière tout à fait civilisée, en indiquant des problèmes possibles, et en soulignant les raisonnements et arguments évidents. Mais personne ne voulait nous écouter et personne ne voulait discuter. Ils nous ont simplement dit : ce ne sont pas vos affaires, point, fin de la discussion. Au lieu du dialogue global mais – je le souligne – civilisé que nous proposions, ils en sont venus à un renversement de gouvernement ; ils ont plongé le pays dans le chaos, dans l’effondrement économique et social, dans une guerre civile avec des pertes considérables.

Pourquoi ? Quand je demande à mes collègues pourquoi, ils n’ont plus de réponse ; personne ne dit rien. C’est tout. Tout le monde est désemparé, disant que ça c’est juste passé comme ça. Ces actions n’auraient pas dû être encouragées – cela ne pouvait pas fonctionner. Après tout (je me suis déjà exprimé à ce sujet), l’ancien président ukrainien Viktor Ianoukovitch avait tout signé, il était d’accord avec tout. Pourquoi ont-ils fait ça ? Dans quel but ? Est-ce là une manière civilisée de résoudre les problèmes ? Apparemment, ceux qui fomentent constamment de nouvelles « révolutions colorées » se considèrent comme de « brillants artistes » et ne peuvent tout simplement pas s’arrêter.

Je suis certain que le travail des associations intégrées, la coopération des structures régionales, doivent être construits sur une base transparente et claire ; le processus de formation de l’Union économique eurasienne est un bon exemple d’une telle transparence. Les États qui font partie de ce projet ont informé leurs partenaires de leurs plans à l’avance, en précisant les paramètres de notre association et les principes de son travail, qui correspondent pleinement aux règles de l’Organisation mondiale du commerce.

J’ajouterais que nous aurions également accueilli favorablement l’initiation d’un dialogue concret entre l’Eurasie et l’Union européenne. D’ailleurs, ils nous ont presque catégoriquement refusé cela, et il est également difficile d’en comprendre les raisons. Qu’est-ce qu’il y a de si effrayant à cela ?

Et bien sûr, avec un tel travail conjoint, on pourrait penser que nous devons nous engager dans un dialogue (j’ai évoqué cela à de nombreuses reprises et j’ai entendu l’accord de plusieurs de nos partenaires occidentaux, du moins en Europe) sur la nécessité de créer un espace commun pour la coopération économique et humanitaire s’étendant depuis l’Atlantique jusqu’à l’océan Pacifique.

Chers collègues,

La Russie a fait son choix. Nos priorités sont d’améliorer encore nos institutions démocratiques et notre économie ouverte, d’accélérer notre développement interne, en tenant compte de toutes les tendances modernes positives observées dans le monde, et en consolidant notre société sur la base des valeurs traditionnelles et du patriotisme.

Nous avons un agenda pacifique et positif, tourné vers l’intégration. Nous travaillons activement avec nos collègues de l’Union économique eurasienne, de l’Organisation de coopération de Shanghai, du BRICS et avec d’autres partenaires. Ce programme vise à renforcer les liens entre les gouvernements, pas à les fragiliser.

Nous ne prévoyons pas de façonner des blocs ou de participer à un échange de coups.

Les allégations et déclarations selon lesquelles la Russie essaie d’établir une sorte d’empire, empiétant sur la souveraineté de ses voisins, n’ont aucun fondement. La Russie n’a pas besoin d’un quelconque rôle spécial ou exclusif dans le monde – je tiens à le souligner. Tout en respectant les intérêts des autres, nous voulons simplement que nos propres intérêts soient pris en compte et que notre position soit respectée.

Nous sommes bien conscients du fait que le monde est entré dans une ère de changements et de transformations globales, dans laquelle nous avons tous besoin d’un degré particulier de prudence et de la capacité à éviter toutes mesures irréfléchies. Dans les années suivant la guerre froide, les acteurs politiques mondiaux ont en quelque sorte perdu ces qualités. Maintenant, nous devons nous les rappeler. Sinon, les espoirs d’un développement stable et pacifique seront une illusion dangereuse, tandis que la crise d’aujourd’hui servira simplement de prélude à l’effondrement de l’ordre mondial.

Oui, bien sûr, j’ai déjà souligné que la construction d’un ordre mondial plus stable est une tâche difficile. Nous parlons d’une tâche longue et difficile. Nous avons réussi à élaborer des règles pour l’interaction après la Seconde Guerre mondiale, et nous avons pu parvenir à un accord à Helsinki dans les années 1970. Notre devoir commun est de résoudre ce défi fondamental à cette nouvelle étape du développement.

Je vous remercie vivement pour votre attention.

Vladimir Vladimirovitch Poutine

Traduit par sayed7asan    

Sources : Заседание Международного дискуссионного клуба «Валдай» (kremlin.ru, russe, 24-10-2014) et Meeting of the Valdai International Discussion Club (kremlin.ru, anglais, 24-10-2014)


Source vineyardsaker.fr
Traduction (anglais) : http://eng.news.kremlin.ru/news/23137
Traduction en français : http://www.sayed7asan.blogspot.fr

http://spread-the-truth777.blogspot.fr/2014/10/discours-integral-de-vladimi…




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maria
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MessagePosté le: Sam 1 Nov - 16:14 (2014)    Sujet du message: LA CULTURE D'UNE COMMUNAUTE EST SON CADEAU POUR LE MONDE Répondre en citant

LA CULTURE D'UNE COMMUNAUTE EST SON CADEAU POUR LE MONDE



Cadeau d'Isis, la déesse de la guerre, la déesse gardienne et magicienne de la mythologie égyptienne et mère d'Horus. Où le mensonge de ces êtres démoniaques est imposé comme la seule vérité.

La migration et la culture de cette globalisation comprend plusieurs volets dont : l'islam, le LGBT et tout ce qui concerne la théorie du genre, le Common Core ou curriculum scolaire communiste et bien d'autres points importants comme il est décrit dans le document, pour faire basculer ce monde dans une "diabolique élévation spirituelle",  tout en voulant nous faire croire que cette globalisation règlera tous les problèmes de ce monde, alors que ce que nous voyons par cette organisation internationale, les différentes religions une même unicité dans leur programme de destruction de tout le système et d'une claire volonté pour exterminer les populations de ce monde.

Un grand rituel satanique est en train de se mettre en place via la pandémie de Ebola qui vient sur le monde et un esclavage certain pour les masses qui refuseront le vaccin. Le coup final pour l'écroulement de l'économie car plus rien ne fonctionnera. Les militaires et les forces policières militarisés prendront le plein contrôle de nos villes et personne ne pourra circuler à moins d'avoir une preuve de vaccination ou une micro-puce.

Les autobus de l'armée qui seront à des points stratégiques dans différents check-points seront utilisées pour ceux qui refuseront la vaccination et seront amenés vers des camps de concentration. Voir la section sur le Ebola pour voir le soutien inconditionnel du Vatican dans le désir d"éradiquer cette maladie le plus tôt possible, alors que tout viendra des vaccins qui seront imposés de force à toutes les populations. Est-ce là un monde de paix? Est-ce là un monde de vérité quand nous savons que ce vaccin a été créé pour nous exterminer et pour amener ce nouveau système communiste à travers le monde?

Intervention de Mgr Auza sur la mondialisation à l'ONU

Rome, 29 octobre 2014 (Zenit.org) Anne Kurian 


Une culture a vocation « à être partagée et à entrer en dialogue avec la culture des autres » car « la culture d'une communauté est son cadeau pour le bien commun mondial, l'expression de son humanité ».

Mgr Bernardito Auza, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations-Unies à New York, est intervenu devant la deuxième commission de la 69e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, sur le thème de la globalisation et de l'interdépendance, le 27 octobre 2014.

Pour le Saint-Siège, a-t-il souligné, « le défi central du développement post-2015 est d'assurer que la mondialisation bénéficie à tout le monde » : en effet, si la mondialisation peut apporter « d'immenses avantages », elle peut aussi « creuser les inégalités, la marginalisation, l'exploitation et l'injustice », a-t-il mis en garde.

Il s'agit donc que tous les pays et tous les hommes soient « des partenaires égaux dans ce processus » : « Si la mondialisation a réduit le monde en un village, [les hommes] doivent aussi devenir de bons voisins. »

Mgr Auza a évoqué la culture comme « élément moteur » dans ce contexte : le tourisme culturel, qui représente 40% du tourisme mondial, permet « de mobiliser, d'élargir ses horizons, de favoriser la compréhension mutuelle entre les nations ».

La culture est « un véhicule de choix pour exprimer et partager l'humanité commune » : elle est « extrêmement importante si l'épanouissement humain est le but ultime de l'activité économique et du développement ».

Mais la culture ne saurait être « réduite à la logique de l'échange marchand » : elle « n'a pas vocation à être privatisée, mais plutôt à être partagée et à entrer en dialogue avec la culture des autres » car « la culture d'une communauté est son cadeau pour le bien commun mondial, l'expression de son humanité ».

La migration par ailleurs est l'un « des plus grands défis de la mondialisation », a poursuivi Mgr Auza : « seule une coopération systématique et active entre les États et les organisations internationales est capable de réguler et de gérer efficacement les mouvements migratoires ».

Le Saint-Siège estime que la migration « touche tout le monde », à cause « des problèmes sociaux, économiques, politiques, culturels et religieux qu'elle soulève », notamment « les formes modernes d'esclavage » qui sont « des crimes contre l'humanité et une plaie ouverte sur le corps de la société contemporaine ».

L'archevêque a dénoncé particulièrement « la traite des êtres humains » : « près de 27 millions de personnes vivent dans des conditions d'esclavage à travers le monde. Deux millions de femmes sont victimes de trafic sexuel chaque année, et beaucoup, y compris les enfants, sont victimes de trafic d'organes. Beaucoup plus nombreux encore sont ceux qui travaillent dans des ateliers clandestins pendant de longues heures, très mal payés et sans protection sociale et juridique ».

Il a appelé à « toujours voir le visage humain de la migration », c'est-à-dire « regarder le migrant comme un autre être humain, doté de la même dignité et des mêmes droits » pour « répondre à la mondialisation de la migration par la mondialisation de la solidarité et de la coopération ».

« La solidarité avec les migrants ne suffit pas, si elle n'est pas accompagnée par des efforts en vue d'apporter la PAIX dans les régions ravagées par les conflits et un ordre économique mondial plus équitable », a-t-il conclu. 

(29 octobre 2014) © Innovative Media Inc.

http://www.zenit.org/fr/articles/la-culture-d-une-communaute-est-son-cadeau…



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maria
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MessagePosté le: Sam 1 Nov - 17:06 (2014)    Sujet du message: CALL TO ACTION FOR 'GLOBAL COVENANT OF WORLD RELIGION' Répondre en citant




CALL TO ACTION FOR 'GLOBAL COVENANT OF WORLD RELIGION'


Jerry White, Deputy Assistant Secretary of State for Conflict and Stabilization Operarations - RV

23/10/2014

(Vatican Radio) Faced with the urgent crisis provoked by Islamic state extremists, faith leaders must work harder to prevent religiously motivated violence. That’s the view of Jerry White, deputy assistant Secretary of State in the U.S. government’s Bureau of Conflict and Stabilization Operations. White, who survived a landmine explosion in the Holy Land before starting to work in PEACE and victim support programmes, was in Rome recently to promote a call to action for aGlobal Covenant of World Religions’.

While noting that governments and civil society organisations are an important part of any PEACE STRATEGY, White believes faith leaders have a crucial role to play in combatting the alarming increase in religiously-motivated violence…

Listen to Jerry White’s interview with Philippa Hitchen:

AUDIO : http://www.sendspace.com/file/cvnx9j

“Religion is a vocabulary that is being used, even every day as we look in the paper, to justify violence……religion has to be part of the solution—and that’s why a conversation about a new covenant, an INTERRELIGIOUS PEACE TREATY—what would that look like?

I think there may be weariness or cynicism of saying ‘been there done that’ since 1893, the World Parliament of Religions…a lot of interreligious initiatives have gone forth over the years…. I think what’s different is for such a time as this, when the violence proliferated so explicitly in the name of God, that can come into this ‘convert or die’ type of energy, that is the urgency that is new. We have to actually go beyond photo opportunities, beyond interfaith conferences, and say: What would our agreement look like in terms of an interreligious fatwa against violence. Can we have that conversation and actually in a way that goes beyond just prayers for PEACE?

What do you do with non-state actors? What do you do with this vocabulary that doesn’t seem to negotiate whatsoever, it’s not playing by the same rules. We have to revisit our strategies: So one of the ideas is for King Abdullah of Jordan for example, he would like to introduce a U.N Security Council Resolution to look at how you make the crimes of Isis, really crimes against humanity

There are bits and pieces and streams of interfaith laws that talk about protection of people and religion but in fact it’s not working. What could be plussed up? There’s a civil society role as well…

I am an amputee because of a landmine explosion when I was a 20 year old hiking in the Holy Land …..after a month in the hospital I’ve developed gangrene. And it means I have to chop off a piece of my own body. I have to sign and wilfully amputate a piece of me that’s going to kill me if I don’t do anything… But the real important thing is to not get rid of the gangrene …but also the wellness of the body. What is happening in the Middle East?

What is it about the rehabilitation in and between religions and communities and also governments that have not fulfilled their social contracts to the people.… There are times when the sickness is so sick that it must be dealt with. And I think that is what we are seeing in the coalition and basically in the world’s reaction to Isis—this requires military action but really that means it’s 20% of the game. Really 80% should be focused on an affirmative agenda for the wellness of the Middle East and also returning to the rule of law and governance and respect for difference.

What is the vision that we see? What is the new, brave world of political health, as well as security infrastructure in the Middle East that would matter? And then, reach out is the next part of recovery. That means no one does it alone. And I think President Obama has been so clear—reaching out multilaterally but also with partners, religious communities, civil society, it’s more than just a government or military game, obviously—so I think that’s really important. And lastly in terms of health and recovery for the region, but also for groups traumatized by war, is get moving. There are real things to do to train and equip to develop transitional justice and rule of law to actually start rebuilding in a way that would matter for the future….

I have always realized that the scale of most groups is not big enough to make a difference. But they sit on all sorts of recipes of success, all sorts of best practice, whether it would be reforming textbooks used in madrassas in Pakistan, to early warning in the role of women in Sierra Leone. So in fact the in gathering of best practice from the NGO and civil society groups who are on the front line, who are community based, they have the ingredients for success, they have the relationships on the front lines, that is critical. But in fact no one group really talks to the others….so part of the effort here, as you are hearing, is a three tiered process: interreligious—don’t ask them to be different but ask them to up their game in interfaith work; inter-government:  get the U.N to do better and also for us to stand by and protect civilians in danger, and then also civil society, share and disseminate your practice and lets have an ingathering of that as well…. The theory is that all three together, one plus one plus one, could equal thirty for this. And in fact the urgency of this issue requires us to try.

Why Rome is so important is it’s become an address by which people are projecting perhaps on to Pope Francis, the Catholic Church, but again the archetype of Saint Francis, who stood for PEACE, and was courageous enough to go, in the 13th century during the crusades, to reach out to a sultan - that archetype is actually interestingly been invoked. So I believe that a number of the world’s religious leaders are dropping through Rome more than ever before, and appealing for that type of neutral brokerage, a third side…..you’re seeing hopeful signs of people reaching out, courageous stands for peace and renunciation of violence…."

http://en.radiovaticana.va/news/2014/10/23/call_to_action_for_global_covena…


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